Catégorie : Randonnée

  • Adolescent gravement blessé après une chute sur le sentier du cratère Koko Head

    Adolescent gravement blessé après une chute sur le sentier du cratère Koko Head

    Un garçon de 8 ans gravement blessé après une chute sur le sentier Koko Head Crater

    Un garçon de huit ans a été victime d’une chute grave alors qu’il parcourait le sentier Koko Head Crater, un site de randonnée très prisé. L’accident est survenu lors d’une promenade en pleine nature, soulignant les risques inhérents à ce type d’activité, même pour les plus jeunes.

    Rapidement pris en charge, l’enfant a été transporté par les secours vers un établissement hospitalier où son état a été jugé sérieux. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur son pronostic vital.

    Cette situation rappelle combien il est essentiel de rester vigilant et de bien préparer toute sortie en terrain accidenté, en particulier lorsque les enfants sont concernés. Le sentier Koko Head Crater, bien que magnifique, demande une prudence accrue en raison de certaines zones abruptes.

    En Résumé

    • Randonner en famille, c’est souvent source d’aventures, mais les imprévus ne sont jamais loin.
    • Un enfant de 8 ans peut vite se retrouver en danger, même sur un sentier populaire.
    • Les secours ont fait leur travail, mais la prévention reste la meilleure assurance.
    • Une leçon pour tous : admirez la nature, mais respectez sa puissance et ses pièges.

    En fin de compte, cette mésaventure à Koko Head Crater nous incite à repenser notre rapport à la randonnée. Entre désir d’évasion et précautions indispensables, trouver le bon équilibre est devenu un vrai sport de haut niveau. J’invite chacun à redoubler d’attention, car après tout, la nature ne fait pas de cadeau. Et vous, quelle est votre expérience sur les sentiers où l’imprudence peut coûter cher ?


  • Alerte Tennessee : ce qu’il faut savoir pour profiter des parcs cet été sans risque de piqûre dangereuse

    Alerte Tennessee : ce qu’il faut savoir pour profiter des parcs cet été sans risque de piqûre dangereuse

    Les étés dans le Tennessee ont vraiment quelque chose de magique. Si vous n’y êtes jamais allé, laissez-moi vous expliquer : les arbres sont luxuriants, les sentiers ouverts, les lacs calmes, et dès la tombée de la nuit, les lucioles illuminent le paysage. Que vous préfériez la randonnée, le camping, la pêche ou simplement vous détendre dans un hamac, c’est l’endroit idéal pour déconnecter. Tentant, non ?

    Mais… attention aux insectes. Ils ne se contentent pas d’être gênants, ils peuvent être agressifs, pulluler en groupe et surgir en un clin d’œil dès que vous oubliez votre spray anti-moustiques. Nous parlons ici des moustiques et des tiques, deux ennemis de l’été. Si vous êtes à l’extérieur, ils vous trouveront inévitablement.

    Le problème ne se limite pas aux simples démangeaisons. Ces petites bêtes peuvent transmettre des maladies sérieuses comme la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses ou le virus du Nil occidental. Ces infections, bien présentes chaque année dans le Tennessee, rappellent que le danger est réel, mais il ne faut pas céder à la panique.

    Le Département de la Santé du Tennessee prend la situation très au sérieux et encourage chacun à rester vigilant. Le message est clair : prendre conscience des risques et adopter quelques gestes simples pour protéger ses sorties en plein air.

    Éviter de se faire dévorer par les insectes dans le Tennessee

    Pas besoin de rester cloîtré chez soi ni de revêtir une combinaison spatiale. La solution est beaucoup plus simple :

    • Utilisez un vrai spray anti-moustiques. Recherchez ceux contenant du DEET, Picaridine, IR3535 ou de l’huile d’eucalyptus citronné (à éviter pour les enfants de moins de 3 ans). Un petit coup d’œil à l’étiquette suffira.
    • Videz toute eau stagnante. Les moustiques adorent les points d’eau comme les bains d’oiseaux, les seaux, les pots de fleurs ou même les bouchons. En éliminant ces réservoirs naturels, vous réduisez leur présence dans votre jardin.
    • Traitez vos vêtements, pas votre peau. Les sprays à base de perméthrine fonctionnent très bien sur les chaussures, pantalons, tentes ou autres équipements. Attention : ne les appliquez pas directement sur la peau.
    • Portez des vêtements longs et clairs. Chemises à manches longues et pantalons clairs sont vos alliés. Oui, rentrer le bas du pantalon dans les chaussettes peut sembler étrange, mais ça marche vraiment.

    Voilà, rien de compliqué. Mettez votre spray dans votre sac et profitez de la journée.

    Et si malgré tout, vous vous faites piquer ?

    Dans la plupart des cas, ce sera juste une démangeaison passagère sans conséquence.

    Cependant, certaines piqûres peuvent entraîner des problèmes sérieux comme la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, qui se manifeste rapidement par des maux de tête, de la fièvre et une éruption cutanée. Si elle n’est pas traitée rapidement, elle peut devenir grave. Le virus du Nil occidental est plus insidieux : parfois il passe inaperçu, parfois il affecte le système nerveux.

    Le souci, c’est qu’il n’existe pas de vaccin ni de traitement miracle pour ces infections. Voilà pourquoi les médecins répètent sans cesse le même conseil : faites tout pour éviter les piqûres.

    Pour vos prochaines balades, n’oubliez pas le spray

    Le Tennessee compte plus de 50 parcs d’État et 3 parcs nationaux — autant dire de nombreuses destinations pour s’évader. Randonnez, campez, grillez vos brochettes :

    Mais n’oubliez pas votre spray anti-insectes. Sérieusement, partir en plein été sans écran solaire, ce serait inconscient. Le spray anti-moustiques, c’est la même chose.

    Pas de panique cependant, il suffit juste d’un peu de prévention pour passer un été agréable dehors. N’oubliez pas : vaporisez, couvrez-vous, éliminez les points d’eau stagnante et gardez les vilaines piqûres à distance.

    Et si l’un de vos amis débarque à la fête sans spray ? Vous pourrez toujours lui prêter le vôtre.

    En Résumé

    • Les étés dans le Tennessee méritent qu’on s’y aventure, à condition de ne pas se transformer en festin pour insectes.
    • Le simple oubli du spray peut rapidement tourner à la bataille perdue contre moustiques et tiques.
    • Quelques gestes pratiques suffisent à transformer une sortie en plein air en moment agréable, sans guerre anti-insectes incessante.
    • Malgré tout, les risques sanitaires ne sont pas que des anecdotes : il faut rester vigilant sans sombrer dans la paranoïa.
    • Le Tennessee offre des paysages fabuleux, mais pas de remède miracle contre les piqûres — à vous de jouer le rôle de votre propre garde du corps.

    À mes yeux, le défi est clair : profiter pleinement des beautés naturelles sans laisser les moustiques dicter notre agenda. Alors, préparons-nous, restons armés de notre spray, et partons à la conquête des sentiers… sans donner notre peau à ces petits vampires. Qui est avec moi ?


  • Chaussures de Randonnée en Kevlar, eMoto Vintage, Réchauds Ultralégers et Nouveautés Innovantes

    Chaussures de Randonnée en Kevlar, eMoto Vintage, Réchauds Ultralégers et Nouveautés Innovantes

    Les versions retravaillées de matériel déjà connu ne font pas toujours sensation, mais lorsque les améliorations sont aussi convaincantes que celles-ci, on ne peut qu’approuver.

    Plusieurs marques reconnues, comme Ibex ou Fox Racing, ont revisité certains de leurs classiques, en les rendant plus légers et confortables. La dernière montre connectée CMF Pro de Nothing propose davantage de modes et de fonctionnalités tout en restant accessible, affichée à seulement 100 dollars.

    Les randonneurs, de leur côté, auront de quoi se réjouir avec l’arrivée d’un nouveau réchaud ultra-léger et des chaussures polyvalentes conçues pour le trail. Voici les nouveautés de la semaine chez Emerging Gear.

    Beachman ’64 E-Bike

    Beachman 64 e-bike
    (Photo/Beachman)

    Le charme intemporel des motos vintage est indéniable, mais leur fiabilité un demi-siècle plus tard n’incite guère les conducteurs modernes à sauter le pas.

    Beachman, une marque canadienne spécialisée dans la mobilité électrique, propose une alternative séduisante avec son moto électrique au style café racer des années 60. Sous une allure rétro, le Beachman ’64 est équipé d’une batterie lithium amovible de 2,88 kWh (40 Ah) offrant jusqu’à 88 km d’autonomie, extensible à 113 km avec la batterie optionnelle de 3,6 kWh (50 Ah).

    La moto bénéficie aussi d’un système de freinage régénératif et de ports de recharge intégrés. Sa recharge rapide permet d’atteindre 80 % en seulement 3 heures. Son prix débute à 4 800 dollars, avec plusieurs options pour améliorer les performances ou adapter le véhicule à différents terrains.

    Chaussure de Trail Running Keen Seek

    Chaussure de trail running Keen Seek
    (Photo/Keen)

    Fort de 20 années d’expérience dans la chaussure de plein air, Keen entre enfin dans l’univers du trail running avec la Seek, affichée à 185 dollars. Elle mise sur le confort grâce à une large zone à l’avant du pied et une mousse à fort rebond.

    La gomme présente des crampons multidirectionnels de 4 mm, conçus pour durer jusqu’à 1 490 km. Sa tige en textile résistant à l’abrasion et respirant assure durabilité et fraîcheur même dans des conditions difficiles.

    Casque Descente Fox Racing Rampage RS

    Casque de course Fox Racing Rampage RS
    (Photo/Fox Racing)

    Depuis son introduction en 2006, le casque Rampage de Fox Racing a connu plusieurs évolutions. La dernière, nommée Rampage RS et vendue 700 dollars, est dotée d’une coque en fibre de carbone qui l’allège de 250 g et améliore de 5 % son aérodynamisme, tout en conservant un niveau de protection élevé.

    Compatible avec GoPro, proposé en plusieurs tailles, il dispose d’un rembourrage amovible et lavable. Selon Mikey Rangel, directeur marketing chez Fox Racing, cette nouvelle version a été pensée en s’appuyant sur des données de course et des normes issues des disciplines e-bike et moto, pour suivre la progression de la vitesse des athlètes.

    Seniq Outdoor Apparel

    Vêtements Seniq Outdoor Apparel
    (Photo/Seniq)

    La nouvelle enseigne Seniq associe style et fonctionnalité pour ses vêtements d’extérieur. Parmi ses nouveautés, le short TrailMix Cargo (118 dollars) combine un tissage nylon respirant avec une taille haute à ceinture, offrant structure et confort, tandis que la coupe ample sur les cuisses limite les irritations.

    La veste Dirtpop Trek intègre des manches amovibles par pression, pour s’adapter aux températures changeantes. Toute la gamme affiche une esthétique épurée et moderne, que les couleurs sobres comme le vert forêt ou bleu pâle affrontent aux teintes vives telles que le orange ou rose néon. Parfait pour composer une garde-robe polyvalente : randonnée, festival, escalade ou brunch.

    Réchaud Coastal Range Backpacker Stove

    Réchaud Coastal Range Backpacker Stove
    (Photo/Coastal Range)

    Lancé sur Kickstarter, ce réchaud intégré pèse seulement 260 grammes, ce qui en fait l’un des plus légers du marché — 113 grammes de moins qu’un Jetboil classique.

    Il peut faire bouillir 500 mL d’eau en 2 minutes 30, bénéficiant en outre d’une garantie de 3 ans.

    Salewa Wildfire GTX

    Chaussures Salewa Wildfire NXT
    (Photo/Jeff Richards)

    Salewa pèsera de plus en plus aux États-Unis grâce à ses bottes et chaussures de randonnée robustes. Le modèle Wildfire NXT (170 dollars), testé récemment dans les Rocheuses, se révèle polyvalent avec un excellent maintien de la cheville.

    Deux versions sont proposées : basse pour la légèreté et haute pour plus de protection. Sa toile Matryx, renforcée au Kevlar, garantit longévité tandis que la semelle Vibram Megagrip optimise l’adhérence sur tous les terrains.

    T-shirt Ibex GOAT à manches courtes

    T-shirt Ibex GOAT
    (Photo/Ibex)

    Le GOAT Short Sleeve Crew d’Ibex (85 dollars) ressuscite un des classiques de la marque, à l’origine de la démocratisation de la laine mérinos pour un usage quotidien au début des années 2000.

    La version modernisée propose une fibre mélangée, où la laine mérinos entoure un filament de nylon, améliorant ainsi la douceur et la résistance. Idéal pour les longues expéditions où respirabilité et contrôle des odeurs sont de mise.

    Galerie de toit KC HiLiTES Platform One

    Galerie de toit KC HiLiTES Platform One
    (Photo/KC HiLiTES)

    Présentée en avant-première à l’Overland Expo West 2025, la plateforme Platform One séduit par son design sur mesure pour les véhicules tout-terrain populaires. Utilisant des vis M6 et M8, elle est simple à entretenir.

    Avec ses rails périphériques et son plateau réglable, elle supporte aussi bien tentes de toit, panneaux solaires que matériels divers pour vos aventures.

    Sweat 3BIRD East Cape Hoodie

    Sweat 3BIRD East Cape Hoodie
    (Photo/3BIRD)

    3BIRD, jeune marque du Wyoming, mise sur des vêtements outdoor durables et quatre saisons, conçus avec des matériaux écologiques tels que NetPlus (filets de pêche recyclés) et Seawool, une fibre extraite de coquilles d’huîtres.

    Le East Cape Hoodie (130 dollars), testé cet été sur terre comme sur l’eau, offre un design snap-front, une protection solaire UPF 50+, des manches longues avec passages pour les pouces et une capuche ample. Parfait pour les journées au soleil ou les sentiers alpins.

    Sac à dos Mission Workshop Meridian

    Sac à dos Mission Workshop Meridian
    (Photo/Mission Workshop)

    Mission Workshop propose un sac robuste et fonctionnel qui fait aussi dans la modularité avec le système Landspeeder. Celui-ci permet d’ajouter ou retirer selon les besoins des pochettes et des porte-bouteilles zippés.

    Le tissu extérieur est solide, tandis que l’intérieur bénéficie d’un ripstop enduit TPU pour une meilleure protection contre les intempéries. Le sac comprend une compartimentation dédiée pour les gadgets, un accès rapide et une poche rembourrée pour ordinateur portable. Le tout pour 395 dollars.

    Montre connectée Nothing CMF Watch 3 Pro

    Montre connectée Nothing CMF Watch 3 Pro
    (Photo/Nothing)

    Il peut sembler improbable de trouver une montre connectée complète à seulement 100 dollars. Nothing relève le défi avec la CMF Watch 3 Pro, qui embarque un suivi cardiaque, des modes sportifs variés, le suivi du sommeil, la mesure de l’oxygène sanguin et le GPS.

    L’autonomie peut atteindre 13 jours, et la montre résiste à la poussière ainsi qu’à l’eau. L’affichage est personnalisable selon les applications et widgets préférés de l’utilisateur.

    En Résumé

    • Le vintage électrique, en mélangeant style et technologie, c’est un peu comme revivre les années 60 sans l’usure du temps.
    • Quand une marque connue sort enfin une chaussure de trail, on comprend que le marché est vaste et les attentes précises.
    • Chez Fox, on allège mais on protège, un choix qui rappelle qu’à pleine vitesse, mieux vaut être prudent.
    • Seniq nous prouve que vêtements outdoor et style ne sont pas incompatibles, surtout quand on ose les couleurs vives.
    • Il y a toujours un réchaud plus léger, plus rapide, avec plus de garanties, défiant la concurrence directe.
    • Salewa séduit par la robustesse et la polyvalence, un choix judicieux pour les sentiers exigeants.
    • Un T-shirt peut incarner une révolution, surtout quand il associe fibres naturelles et synthétiques pour durer tout en restant agréable.
    • La modularité du sac, c’est l’art de ne jamais trop s’encombrer, ni manquer de place.
    • Une montre connectée abordable et fiable, ça commence à devenir la norme, ou presque.

    Au final, cette sélection montre que l’équipement outdoor avance toujours vers plus de légèreté, d’efficacité et de personnalisation. Reste à nous demander : jusqu’où sommes-nous prêts à surfer sur cette vague technologique sans perdre l’essence même de l’aventure ? Moi, je dis qu’on a intérêt à être bien chaussé, bien équipé — et surtout, bien curieux.


  • Progrès sur le sentier Mesa Verde, mais les coûts grimpent

    Progrès sur le sentier Mesa Verde, mais les coûts grimpent

    Vue conceptuelle du projet de sentier Paths to Mesa Verde mise à jour en juillet 2025

    Vue conceptuelle du projet de sentier Paths to Mesa Verde mise à jour en juillet 2025. (James Dietrich)

    Le tracé tant attendu d’un sentier de randonnée et de vélo reliant Cortez et Mancos jusqu’au Parc National de Mesa Verde avance, mais la route reste longue, suspendue au financement nécessaire.

    James Dietrich, coordinateur de la planification des ressources naturelles et des terres publiques, a présenté ce lundi aux commissaires du comté de Montezuma l’état d’avancement du projet, soulignant l’augmentation des coûts et la nécessité d’une aide financière supplémentaire. Il a expliqué que les budgets initiaux ont été presque doublés en raison de facteurs économiques imprévus.

    Le projet, initialement estimé à 5,7 millions de dollars, approche désormais les 14,7 millions, conséquence directe de l’inflation post-COVID-19 et des taxes imprévues, a-t-il précisé.

    L’objectif central de la réunion : obtenir l’accord des commissaires sur une demande de subvention d’environ 1,7 million de dollars, soumise à l’organisme Great Outdoors Colorado, qui finance des projets liés aux loisirs et à la nature.

    « En résumé, ce financement comblerait le déficit actuel pour la portion du sentier côté Mancos », a expliqué Dietrich. Bien que la demande puisse être légèrement revue à la baisse, elle ne sera déposée qu’en septembre.

    Le cheminement vers ce sentier est ancien. Le concept date d’environ 20 ans, avec des premières esquisses développées dès 2016. Ce projet a même figuré sur la liste prioritaire établie par l’ex-gouverneur John Hickenlooper.

    Jusqu’ici, près de 2 millions de dollars ont été investis dans la conception et la planification, issus de budgets fédéraux, étatiques et locaux, avec une contribution locale dépassant les 180 000 dollars.

    La date de finition est fixée à 2028, mais la phase de construction dépend encore largement des fonds à lever. Pour l’heure, le projet espère mobiliser 10,8 millions de dollars auprès des terres fédérales centrales, administrées par la division routière fédérale du Colorado.

    Le sentier reliera donc bien Mancos à Mesa Verde, représentant à lui seul la moitié du projet global, a confirmé Dietrich lors des échanges avec les commissaires.

    Carte du projet Paths to Mesa Verde en 2019

    Examen d’une carte détaillant le tracé du sentier Paths to Mesa Verde lors de l’étude initiale en 2019. (Jim Mimiaga)

    Les différents segments du sentier avancent à des rythmes inégaux. Le segment B, côté Cortez, touche à sa finalisation avec 95 % des plans prêts, en attente des validations environnementales. Ce segment sera néanmoins suspendu jusqu’à l’obtention de financements complémentaires.

    Le segment A, également côté Cortez, est en cours de conception (environ 30 % de réalisation), mais connaît des retards liés à des questions d’écoulement hydraulique et de traversées de cours d’eau, ainsi qu’à quelques procédures foncières compliquées par la présence de propriétés privées et du territoire municipal.

    La planification complète du dernier segment pourrait s’achever d’ici juin 2026, selon Dietrich. La longueur totale du sentier, estimée à 27 kilomètres (17 miles), pourrait être ajustée en fonction des décisions finales.

    Ce mardi matin, les commissaires ont voté à l’unanimité pour valider la demande de subvention au bénéfice de ce projet d’envergure.

    En Résumé

    • Un projet vieux de deux décennies qui, après avoir mûri longuement, se heurte désormais à la dure réalité des coûts multiplicés par presque trois.
    • Malgré les investissements déjà importants pour la planification, la construction reste un défi financier majeur avec une facture qui ne cesse de grossir.
    • La complexité du tracé, entre enjeux environnementaux et passages sur terrains privés, ralentit l’avancée malgré des ambitions claires.
    • La patience semble de mise : la complétion est prévue pour 2028, si tout se passe bien.

    Le chemin vers une promenade idyllique entre Cortez, Mancos et Mesa Verde prend des airs de marathon financier. Ce n’est pas qu’un simple sentier, mais un véritable parcours du combattant administratif et économique. Alors, à quand le premier coup de pioche effectif ? Entre optimisme mesuré et réalisme économique, je trouve fascinant de voir comment des projets portés par la passion du plein air finissent souvent suspendus à l’envers du décor, celui des chiffres et des budgets. Chez Point Sud, on suivra cette aventure — pas question de lâcher le fil avant que le sentier ne devienne réalité et que chacun puisse, enfin, chausser ses bottes et partir à la découverte.


  • Erreurs à éviter lors de mon voyage au parc national d’Acadia : bagages et réservations

    Erreurs à éviter lors de mon voyage au parc national d’Acadia : bagages et réservations

    Je ne suis pas une grande amatrice de randonnée. Une journée à la plage, un bon livre à la main, et une petite baignade dans l’océan ? Voilà qui me convient parfaitement. Par contre, une balade en forêt ? Ce n’est pas trop mon style.

    Alors, quand mon compagnon et moi avons commencé à planifier un séjour estival à Bar Harbor, dans le Maine, j’étais assez sceptique à l’idée de visiter le parc national d’Acadia. Pourtant, cette destination est l’un des attraits principaux de la région, impossible de passer à côté.

    À ma grande surprise, ces trois jours dans la nature ont changé ma vision de l’extérieur. Je ne suis pas devenue une passionnée de randonnée en un claquement de doigts, mais les paysages étaient tout simplement splendides.

    Nous avons coché nos incontournables sur la liste, entre une balade facile autour de Jordan Pond et une randonnée un peu plus ardue sur le sentier de Gorham Mountain.

    Même si le séjour fut formidable, nous avons commis quelques erreurs typiques de novices passionnés par la découverte d’un parc national. La prochaine fois, nous ferons certainements les choses autrement.

    Prévoir des vêtements adaptés au climat et au terrain

    Thunder Hole au parc national d'Acadia dans le Maine
    Des couches multiples de vêtements pour s’adapter aux variations de température auraient été plus confortables.

    En juin, je n’avais emporté que des shorts, des débardeurs et mes nouvelles chaussures Hokas. Rapidement, j’ai découvert que plusieurs couches étaient indispensables pour affronter la météo changeante et parfois capricieuse du nord du Maine.

    Les journées démarrent fraîches avant de devenir lourdes et moites, surtout quand on marche vigoureusement.

    Quant à mes chaussures, elles n’étaient pas idéales. Après quelques glissades sur le sol boueux et des pierres glissantes, mon compagnon et moi avons convenu que nous aurions dû acheter des chaussures de randonnée avec une meilleure accroche en centre-ville.

    Penser à réserver ses restaurants et activités à l’avance

    Coucher de soleil au Mont Cadillac dans le parc national d'Acadia
    Admirer le coucher de soleil au Mont Cadillac était un moment magique, mais réserver pour le lever du soleil est un must.

    Nous sommes arrivés au parc avec un programme bien établi, sans nous douter que de nombreux restaurants et certaines activités imposaient des réservations.

    Pour voir le lever du soleil au Mont Cadillac, le point culminant de la côte Est, une réservation de véhicule était indispensable, ce que nous avons découvert au restaurant. Malheureusement, aucune place n’était disponible pour le lever du jour lors de notre séjour.

    Heureusement, nous avons pu assister au coucher du soleil, mais la prochaine fois, voir l’aube ici figurera en tête de nos priorités.

    Nous n’avions pas non plus réservé la célèbre Jordan Pond House et avons dû attendre plus d’une heure pour une table après notre randonnée de 5 kilomètres. Autant dire que l’envie de savourer ses popovers et son thé avec vue sur l’étang était bien là, mais la faim a eu raison de notre patience.

    Choisir des sentiers moins fréquentés pour profiter pleinement

    La rédactrice et son compagnon sur le sentier de Gorham dans le parc d'Acadia
    La tranquillité du sentier de Gorham nous a offert une expérience bien plus intime avec la nature.

    En tant que visiteurs pour la première fois, nous avons coché toutes les grandes vedettes du parc : Mont Cadillac, Jordan Pond, Thunder Hole, Sand Beach, et Bar Island.

    Si les panoramas valaient largement le détour, la foule et le manque de places pour se garer rendaient l’expérience moins reposante.

    En revanche, sur le sentier moins fréquenté de Gorham, nous avons pu pleinement nous imprégner de la nature. Seules quelques personnes partageaient notre chemin jusqu’au sommet.

    Après avoir découvert les spots emblématiques, nous avons décidé de viser la prochaine fois des endroits plus calmes pour pique-niquer et des randonnées plus techniques avec moins de promeneurs.

    Prolonger son séjour pour mieux s’imprégner des lieux

    Rédactrice au bord de Jordan Pond dans le parc d'Acadia
    Sceptique au départ, j’ai fini par souhaiter rester plus longtemps à Acadia.

    Notre plus grand regret reste de ne pas avoir passé plus de temps à explorer ce parc aux mille beautés.

    En trois jours, nous avons vu beaucoup, mais il reste tant à découvrir, comme la péninsule de Schoodic ou le phare de Bass Harbor Head.

    Ce séjour improvisé, hors de ma zone de confort, m’a finalement surprise.

    Malgré nos erreurs et moments “touristes”, mon compagnon et moi envisageons désormais de faire de cette escapade une tradition annuelle – et cette fois, mieux préparés!

    En Résumé

    • Emporter uniquement des shorts et débardeurs dans le Maine en juin : audacieux, mais risqué.
    • Penser que toutes les activités sont accessibles sans réservation : idéal pour les aventuriers improvisés, mais pas pour les impatients.
    • Visiter uniquement les incontournables populaires pour éviter les surprises : classique, mais parfois étouffant.
    • Considérer que trois jours suffisent pour un parc national d’envergure : ambitieux, mais il faudra un marathon pour voir tout Acadia.

    Ce récit nous rappelle que, bien souvent, le voyage ne tient pas qu’à la destination, mais à la manière dont on s’y prépare et s’y laisse surprendre. Alors, pourquoi ne pas conjuguer prudence et spontanéité, pour transformer chaque séjour en une aventure plus riche ? C’est avec cette énergie que je compte bien retourner dans ces paysages grandioses, prêts à réinventer mes découvertes chaque fois.


  • Emmène-moi aux lacs où les poètes sont venus mourir

    Emmène-moi aux lacs où les poètes sont venus mourir

    Ce matin, le sommeil n’a pas été perturbé par le groupe de scouts voisin, mais plutôt par la forte inclinaison de mon lit improvisé et par l’humidité ambiante. Ce n’est pas tant la chaleur qui m’incommode, mais la moiteur qui rend mon sac de couchage vite inconfortable, sans réelle possibilité de ventilation.

    Je me suis levé de bonne heure et ai savouré mon café matinal. La journée s’annonce plus douce : mon objectif est d’atteindre Upper Goose Pond, un refuge fermé près d’un grand lac, ce qui me motive à arriver tôt pour profiter pleinement des lieux.

    Paysage de randonnée
    Sentier en forêt

    Le début de la journée s’est déroulé dans mes pensées, ponctué de montées et descentes répétitives. Le Massachusetts regorge de marais, ce qui signifie aussi de nombreux insectes. Heureusement, la moustiquaire et le déet sont efficaces, même si j’en aurais pu mettre davantage. Rapidement, j’ai manqué d’eau, les sources étant souvent des étangs occupés par des castors – peu engageants. J’ai donc marqué une pause plus longue avant d’arriver à Tyringham Cobble.

    Panneau de sentier
    Pause sur le sentier

    En y repensant, j’aurais peut-être dû mieux choisir cet instant pour ma pause de 30 minutes. Juste après une jolie série de petites montées et descentes, un stand proposant sodas, glaces et chips m’attendait avec un banc. Je ne me suis donc pas privé d’une seconde pause, cette fois en compagnie de TAD et Earthstar. J’ai profité pour boire un soda, déguster une glace et feuilleter le carnet des randonneurs. C’est passionnant de suivre les aventures de Wing-It grâce à ses notes de parcours.

    Carnet de randonneurs

    La suite fut marquée par une montée raide vers Baldy Mountain, puis une progression sur une crête. Avec d’autres randonneurs, nous avons évoqué cette étape où les émotions liées à la randonnée s’estompent. Le sentiment d’errer sans but précis finit par l’emporter : rien n’est vraiment derrière ou devant, juste une série de kilomètres à parcourir avant de pouvoir enfin se reposer. Cette montée fut cependant éprouvante, le climat ici, bien que supportable, contrastant avec la fraîcheur des Smokies où le moindre arrêt me glaçait.

    Montée difficile
    Paysage depuis la crête

    J’avais décidé, avant de partir, de réserver la musique comme ultime ressource pour me motiver. Toutefois, comme avec ces objets puissants dans les jeux vidéo, j’hésite toujours à l’utiliser : faut-il l’employer dès que ça se complique, ou garder cette énergie pour un jour encore plus difficile ? À vrai dire, j’ai encore peu puisé dans cette réserve – un paradoxe révélateur de l’esprit économe qui s’installe même dans les plaisirs simples, comme écouter de la musique en pleine nature.

    Moments de repos

    Arrivé au refuge d’Upper Goose Pond, je n’ai croisé personne jusqu’à ce que Cricket, le gardien, me donne les consignes du lieu. J’y ai retrouvé Fatal, rencontré quelques semaines plus tôt, ainsi que Vegemite et Toad, venus de la veille. Ensemble, nous sommes descendus au bord du lac, un spectacle quasi indescriptible de beauté. Vegemite et moi avons nagé jusqu’à une île à 500 mètres, tandis que Toad nous a ramenés en canoë, plus rapidement. Même si l’eau n’est ni filtrée ni très chaude, se sentir propre, même un instant, est un luxe mérité.

    Refuge à Upper Goose Pond
    Bord du lac

    En soirée, Ladybug est arrivée avec sa famille venue célébrer le 4 juillet, comme mes parents peu auparavant. Elle va faire une pause de deux jours (double zéro), mais d’abord, elle campait avec son frère tandis que sa famille regagnait un hôtel, une sage décision.

    Le reste de la soirée a été consacrée à des discussions animées avec TAD, Sherpa, Fatal et Zach, un randonneur de Boston qui teste une portion de dix jours pour voir si le trail lui convient. Peanut est aussi passé, ayant parcouru 80 kilomètres en deux jours pour nous rejoindre. Il est intéressant de constater que l’on attend souvent de moi que je sois devant, capable de faire de longues étapes. Mais honnêtement, je sens que mes forces déclinent, que mon moteur n’est plus ce qu’il était. Je ralentis, c’est un fait.

    Peut-être est-ce une bonne chose. Nous sommes de retour en Nouvelle-Angleterre, dans la meilleure partie du sentier. Tout simplement, chez nous.

    En Résumé

    • Un sommeil compliqué par l’humidité plus que par la chaleur ou le bruit.
    • Le Massachusetts, entre marais et moustiques, n’épargne pas ses visiteurs, mais les protections demeurent efficaces.
    • Les pauses imprévues peuvent parfois révéler de belles surprises, comme un stand de sodas en pleine nature.
    • Le moral fluctue au fil des jours, avec une monotonie qui s’installe malgré les paysages splendides.
    • L’économie des ressources, même celles les plus plaisantes comme la musique, influence notre façon d’avancer.
    • Retrouvailles et rencontres ponctuent le parcours, rappelant l’âme collective du trail.
    • Une prise de conscience du corps qui ralentit, sans illusions sur la fin de l’aventure.

    Voilà où nous en sommes : une randonnée qui n’est plus seulement une quête physique mais aussi une exploration intérieure. Il semble que le véritable défi ne soit pas seulement de parcourir les kilomètres, mais d’accepter la lenteur, la fatigue, et de trouver dans cette simplicité le sel de l’expérience. Alors, que diriez-vous de réfléchir à votre propre rythme, à ce que signifie vraiment avancer… et surtout, où votre prochain sentier vous mènera ? Moi, ça me donne envie de continuer, pas vous ?


  • Mon Matos : Le Top, Le Flop et Le Pas Beau

    Mon Matos : Le Top, Le Flop et Le Pas Beau

    En préparant cet article, je me suis rendu compte que tout mon équipement se rangeait dans trois catégories : le Bon, ce que j’aime vraiment et que je veux garder, le Mauvais, des indispensables que je supporte par manque de temps ou d’argent, et le Laid, des affaires qui fonctionnent mais sont franchement abîmées. Mention spéciale à mon poncho imperméable taille XXXL.

    Pour résumer, mon matériel a été acquis avec un budget plutôt serré, pensé pour affronter la randonnée du Superior Hiking Trail. J’envisage de le faire évoluer vers un équipement adapté au Pacific Crest Trail, ce qui explique certains choix prévisionnels. L’objectif initial était d’atteindre un poids de base de 7 kg, avec 15 kg en charge complète (nourriture et eau comprises). Je doute d’avoir réussi, mais c’était l’ambition.

    J’ai aussi appris que les moustiques sur le SHT sont particulièrement coriaces. Je vais donc appliquer un traitement intégral à la Perméthrine (louange à Sawyer Products) pour n’exposer que mes mains et mon visage, même sous 30°C.

    Passons maintenant à la revue !

    Le Bon

    Mon sac à dos : le REI Flash 55

    Sac REI Flash 55
    Le meilleur rapport qualité-prix du marché, sans conteste.

    J’adore ce sac. Je l’ai choisi d’abord parce qu’il était abordable, mais il m’a vraiment convaincu au fil des sorties. Il me va parfaitement et est très léger : seulement 1,2 kg en version standard. J’ai retiré les poches de ceinture et la “capuche” du dessus, que je n’ai jamais utilisées, pour gagner un peu de poids.

    Il est également très spacieux, sans compartiments internes, ce que je préfère, permettant de s’adapter à tous types d’organisation. Son extension supérieure peut contenir jusqu’à 60 litres de matériel si besoin. Gros plus : il possède deux rangées de poches extérieures conçues spécialement pour accéder facilement à mes bouteilles d’eau en marchant, un atout indéniable.

    Ma tente : la Durston X-Mid 1, édition 2025

    Tente Durston X-Mid 1
    Mon petit bijou.

    Mon coup de cœur absolu. Cette tente autoportante n’a pas d’armature rigide, elle s’appuie sur des piquets et mes bâtons de trekking, dans le même esprit qu’un chapiteau de cirque. C’est essentiellement une bâche à 220 euros, mais quelle bâche !

    Compacte (un peu plus grosse qu’un ballon de foot) et légère (800 g), elle me permet de m’allonger complètement et de m’asseoir sans me cogner la tête. Le montage est un jeu d’enfant, quatre minutes tout au plus. Elle dispose même de poches internes, un détail qui a son importance. Côté stabilité, c’est moi qui tiens les rênes : bien montée, elle résiste à la tempête. Une erreur, et c’est la chute assurée.

    Je fais aussi un clin d’œil à mes sardines Walmart qui m’avaient d’abord semblé “laides”, mais qui se sont révélées étonnamment efficaces. À suivre.

    Un achat superflu mais apprécié : le Bear Vault 475

    Bear Vault 475
    On se sent un peu ridicule en s’asseyant dessus, mais au moins, aucun ours ne le brisera.

    Pensé pour le Pacific Crest Trail où les ours sont particulièrement rusés, le Bear Vault est un contenant étanche à ours. Pourquoi l’embarquer au Minnesota où ce problème est marginal ? Parce que je déteste faire des suspensions d’aliment, ce qui demande des nœuds et de l’énergie.

    Ce coffre me permet aussi de protéger ma nourriture des chocs et de m’asseoir confortablement au camp, un luxe non négligeable. À noter que certaines versions diffèrent dans la facilité d’ouverture, donc je recommande de tester avant achat. Par ailleurs, le modèle 475 est très récent et pas officiellement approuvé par les parcs nationaux, mais espérons que les ours n’y voient que du feu.

    Quelques bons points supplémentaires

    Ma lampe frontale Black Diamond Astro 300 est rechargeable, puissante et légère, un produit fiable et efficace.

    Mon sac de couchage est d’une qualité remarquable, toujours fonctionne parfaitement sans accroc.

    Mes boxers “Doritos” sont aussi confortables que drôles, un cadeau de Noël fortement apprécié.

    Le filtre à eau Sawyer Squeeze, indispensable classique, me garantit une eau potable sans risque.

    Enfin, mes ustensiles de cuisine, un pot Toaks de 900 ml et un réchaud MSR Pocket Rocket 2, sont des valeurs sûres, accompagnés de ma fourchette-spoon multifonction.

    Le Mauvais

    Mon matelas de sol : Ozark Trail en mousse

    Matelas Ozark Trail en mousse

    Très abordable, il n’est ni très confortable, ni très chaud, ni vraiment léger. Ce sera remplacé, probablement dès que possible, peut-être même durant une étape urbaine.

    Mes chaussettes : modèle de randonnée REI

    Chaussettes REI
    Mon regard en dit long sur mon amour pour ces chaussettes.

    J’ai voulu des chaussettes spécialement conçues pour la randonnée, épaisses et résistantes aux odeurs. J’ai fait l’erreur de choisir une marque bas de gamme vendue chez Walmart. Résultat : elles s’usent vite, ne sont pas très confortables et esthétiquement franchement quelconques. Le seul point positif : elles ne sentent pas trop mauvais. J’aurais mieux fait de mettre un peu plus cher pour de la qualité durable.

    Mon kit d’hygiène : des lingettes humides

    Lingettes humides
    Le papier toilette, souvenir de mes années étudiantes, avec des toilettes à chaque étape sur le SHT, ouf !

    J’utilise des lingettes pour une douche de fortune en plein air. Ça ne remplacera jamais une vraie toilette, mais ça limite les dégâts et facilite les moments délicats. Malheureusement, à cause d’une erreur de commande chez Amazon, j’ai dû me rabattre sur une marque générique bien lourde, ce qui me pousse à choisir entre trimbaler un poids inutile ou en réduire drastiquement la quantité et prier pour leur conservation.

    Le Laid

    Le budget serré se traduit aussi par quelques pièces bricolées ou “correctes mais pas top”. Voici quelques exemples.

    Mon imperméable : veste XXXL

    Veste imperméable XXXL
    On ne mesure pas à quel point cette veste est gigantesque sur cette photo.

    Pour rester au sec, j’ai choisi une veste XXXL achetée en friperie. Elle recouvre mon sac et descend jusqu’aux genoux. Esthétiquement, c’est comparable à un enfant dans un manteau trop grand, mais ça fonctionne parfaitement. À cinq euros, l’investissement est imbattable.

    Ma trousse de médicaments “pêle-mêle”

    Trousse de médicaments
    Un assortiment parfois salvateur.

    Tous mes médicaments ainsi que quelques produits comme la crème solaire et le répulsif anti-insectes sont entassés dans une seule trousse. Aspirine pour les douleurs et blessures, antihistaminiques au cas où, un multivitamine, et l’essentiel pour parer au plus urgent. Tout est en version générique, ce qui reste logique vu le reste.

    Mon bricolage de recharge

    Système de recharge improvisé
    Notez les trois câbles différents connectés.

    J’ai tardé à commander mon matériel électronique et me voilà avec un chargeur de marque “Walmart haut de gamme” capable de faire tenir mon téléphone trois jours – sans compter le blog. En cas de panne, adieu mise à jour du périple et messages rassurants. J’espère que cela tiendra au moins le temps de cette randonnée. Côté câbles, c’est un festival de raccords en série pour alimenter tout mon équipement.

    Mon chapeau… ou plutôt son absence

    J’étais censé en récupérer un en friperie, j’ai oublié. J’ai décidé de me rabattre sur le plus ridicule disponible sur place, affaire à suivre.

    En Résumé

    • Mon sac REI tient bien la route, même s’il vient de la catégorie “pas cher mais pas mal”.
    • La tente Durston est un pari audacieux, entre légèreté et fragilité précaire.
    • Le Bear Vault, accessoire gadget ou indispensable ? Les deux, selon le coin et l’humeur.
    • Confort et durabilité ne marchent pas toujours de pair avec un budget serré ; les chaussettes et le matelas en sont la preuve.
    • J’adore mon poncho XXL pour son pragmatisme ridicule : définitivement pas glamour mais efficace.
    • Je compose avec ce que j’ai pour l’électronique, ce qui rend chaque recharge épique.

    Au final, ce mélange hétéroclite d’équipement reflète assez bien l’esprit de beaucoup d’aventuriers amateurs : entre économie, improvisation et aspirations futures. Je me demande dans quelle mesure l’attirail influence réellement notre expérience sur le terrain. Se pourrait-il que le principal moteur, ce soient nos jambes et notre volonté, plus que notre matériel ? Je vous le dis, j’ai hâte de vérifier tout ça moi-même, et vous pouvez compter sur Point Sud pour vous raconter ça en direct. Préparez vos chaussures, l’aventure commence !


  • Enfant blessé lors d’une attaque de lion des montagnes pendant une randonnée familiale au parc national Olympique

    Enfant blessé lors d’une attaque de lion des montagnes pendant une randonnée familiale au parc national Olympique

    Un enfant de quatre ans a été blessé lors d’une attaque de puma le 20 juillet, près de Victoria Overlook, sur Hurricane Ridge dans le parc national Olympique, a annoncé lundi le Service des parcs nationaux.

    Selon les premiers éléments, l’enfant se promenait avec sa famille sur un sentier très fréquenté lorsqu’un puma, identifié grâce à un collier GPS, l’a mordu.

    Les rangers ont été alertés vers 15h15. Les secours, incluant les paramédics de Clallam 2 Fire-Rescue ainsi que le personnel du parc, ont rapidement pris en charge l’enfant, qui a été transporté en hélicoptère médicalisé vers un centre de traumatologie de niveau 1 à Seattle, où il reçoit actuellement des soins.

    Par respect pour la vie privée de la famille, aucun détail permettant d’identifier l’enfant n’a été communiqué.

    Immédia­tement après l’attaque, les rangers accompagnés d’une équipe cynophile ont lancé une chasse au puma. L’animal a été localisé puis abattu le 21 juillet, écartant ainsi toute menace pour les visiteurs du parc.

    Cette affaire fait toujours l’objet d’une enquête, et toute personne ayant été témoin des faits est invitée à contacter les autorités via le numéro suivant : 888-653-0009 ou à écrire à l’adresse [email protected].

    En Résumé

    • Même dans les parcs nationaux, où la nature est impressionnante, les rencontres avec la faune sauvage ne sont jamais anodines.
    • Un puma équipé d’un collier GPS laisse penser que le suivi des animaux est sérieux, mais n’empêche pas les incidents.
    • La réactivité des secours est un bon point, même si cela ne garantit pas que tout se passe sans drame.
    • L’abattage du puma illustre enfin le dilemme souvent invisible : entre sécurité publique et protection des espèces sauvages.

    Au-delà de ce fait divers inquiétant, c’est une invitation à repenser notre cohabitation avec la nature sauvage, quitte à sortir de notre confort. On voudrait que le progrès et la technologie fassent disparaître tous les dangers, mais la réalité nous rappelle que la nature n’est pas un parc d’attractions. Alors, entre prudence et émerveillement, je vous invite à garder l’œil ouvert et la tête bien pleine ! À nous de trouver l’équilibre sans céder ni à la peur ni à la naïveté.


  • Journée 14 PCT SOBO – Pizza Express

    Jour 14

    Départ : Steven’s Pass/Leavenworth, mile 188,5

    Arrivée : Traps Pass Tentsite, mile 200,5

    Distance parcourue : 12 miles

    Quel plaisir de se réveiller au sec et reposé dans un vrai lit chaud ! Lors des étapes en ville, j’aime profiter pleinement de l’hôtel, sans précipitation pour reprendre la route. À 7 heures, j’ai pris mon petit-déjeuner à l’hôtel et échangé avec un randonneur rencontré plus tôt sur le sentier. Nous avons partagé nos plaintes sur la végétation envahissante et la pluie persistante.

    De retour dans ma chambre, j’ai terminé mes tâches administratives : trier mes affaires et mettre à jour mon blog. C’est une charge de travail à compresser dans les quelques heures où la connexion internet est fiable. À 10h55, soit cinq minutes avant l’heure limite de départ à 11h, j’ai rendu les clés et quitté l’hôtel.

    Il me restait deux grandes missions : passer à la poste pour envoyer mes microspikes — gagner du poids, ça ne se refuse pas — puis déjeuner. Après le bureau de poste, j’ai dégusté une pizza dans une brasserie locale. C’était l’une des meilleures que j’ai mangées depuis un moment, avec du steak en topping. J’ai réussi à manger seulement la moitié, l’autre laissée dans du papier aluminium pour la route.

    Pizza au steak dégustée en ville

    De retour sur le sentier, j’ai marché jusqu’à la sortie de la ville et tendu le pouce. Après une courte attente, un homme possédant une cabane dans le coin s’est arrêté. Il ne pouvait me déposer qu’à mi-chemin, mais au fil de la conversation, nous avons découvert que nous avions travaillé pour la même entreprise. Ce monde est décidément petit ! Il m’a laissé à Steven’s Pass en me offrant une pêche.

    Le temps sur le sentier était doux, sans être oppressant. J’avais pour objectif de couvrir au moins 10 miles. La première partie consistait à traverser la station de ski, où les télésièges suspendus attendaient patiemment la neige.

    Télésièges en attente de neige

    Le reste de la journée fut assez calme. J’ai croisé plusieurs randonneurs du week-end et repris mon combat contre les moustiques. À 10 miles, encore frais, j’ai choisi de camper au sommet de Traps Pass, qui offre une vue imprenable sur Trap Lake, idéale pour admirer le lever et le coucher du soleil.

    Vue depuis le campement au sommet de Traps Pass

    Cependant, dès que je me suis installé, les moustiques ont attaqué en masse. J’ai rapidement monté ma tente pour m’enfermer dans ma bulle protectrice, d’où j’ai pu profiter du coucher de soleil avant de me glisser dans mon sac de couchage.

    Coucher de soleil protégé dans la tente

    Voilà une journée typique dans la vie d’un randonneur en route vers le nord sur le Pacific Crest Trail !

    En Résumé

    • Se réveiller dans un lit chaud à l’hôtel peut sembler un luxe, mais c’est souvent la bouffée d’oxygène nécessaire avant de replonger dans la nature.
    • Les moments en ville sont moins aventures qu’administratifs : organisation, blog, post office… la « routine ennuyante » des randonneurs.
    • Croiser des visages familiers ou découvrir des liens insolites révèle que le monde est un village, même au milieu de l’Oregon.
    • Une bonne pizza, parfois, vaut bien des kilomètres de marche, surtout quand elle accompagne la reprise du sentier.
    • La nature offre des paysages grandioses, mais elle n’oublie pas d’y ajouter sa bande-son : les moustiques !

    Et si ces moustiques insistants sont l’un des petits désagréments du chemin, ils nous rappellent aussi que nous sommes invités dans un monde sauvage, où chaque instant est une négociation constante entre confort et aventure. Moi, ce que j’en dis, c’est qu’entre les moments de douceur en ville et les piqûres dans la forêt, la vie de randonneur reste une belle leçon d’équilibre à ne surtout pas sous-estimer. Alors, prêt à chausser vos bottes et à vous lancer dans cette expérience unique ?!


  • À mi-chemin ! Bilan sur le sentier PCT

    À mi-chemin ! Bilan sur le sentier PCT

    Nous avons franchi il y a quelques jours la moitié du Pacific Crest Trail – hourra ! Cela signifie qu’il nous reste environ 2 100 kilomètres avant d’atteindre la frontière canadienne. Ce billet est l’occasion de faire le point sur notre aventure jusqu’ici : ce que nous avons appris, ce qui nous a surpris, et ce que nous attendons de la suite.

    Se nourrir en randonnée

    La nourriture, c’est le nerf de la guerre lors d’une traversée aussi longue : c’est à la fois notre carburant, notre récompense et souvent notre principale motivation. Avant de partir, j’avais une peur majeure : ne pas trouver de produits sans gluten en chemin. Je n’ai envoyé qu’un seul colis de ravitaillement, et je suis ravie de ne pas en avoir expédié davantage. J’ai toujours réussi à dénicher des options sans gluten, même dans les petites villes.

    Dans les agglomérations plus importantes, des enseignes comme Grocery Outlet ou Walmart ont été d’excellentes ressources pour trouver des produits adaptés. Dans les zones plus isolées, il faut faire preuve d’imagination, mais on finit toujours par se débrouiller.

    Voici quelques-uns de mes aliments préférés sur le sentier :

    • Tamales prêts à consommer
    • Haricots frits instantanés
    • Sachets de riz prêts à manger
    • Soupe de nouilles Thaï Kitchen

    Occasionnellement, je me fais plaisir avec un repas déshydraté, mais ils restent coûteux, donc je limite. J’espère continuer à trouver de bonnes options en remontant vers le nord.

    J’ai aussi appris à mieux gérer mon apport alimentaire. Je n’ai pas perdu beaucoup de poids et souhaite garder cette tendance. Manger assez de calories chaque jour est un vrai défi. La protéine est une priorité, j’engloutis donc pas mal de barres protéinées. À chaque halte en ville, je privilégie les aliments frais comme salades ou fruits. Mais si une pizza sans gluten s’offre à moi, vous imaginez bien que je ne résiste pas !

    Le matériel

    Dans l’ensemble, mon équipement me satisfait pleinement et je n’ai pas eu besoin d’ajustements majeurs. Notre tente a eu un problème de fermeture éclair, mais le fabricant a rapidement envoyé un modèle remis à neuf, qui fonctionne parfaitement désormais.

    Mon coup de cœur reste mon matelas de sol Big Agnes Rapide SL. Ce n’est pas l’équipement le plus léger, mais il est d’un confort inégalé comparé à ceux que j’ai utilisés auparavant. J’apprécie également beaucoup mon sac à dos ULA Circuit, extrêmement robuste. Je pense en essayer un autre après la randonnée, juste pour tester, mais celui-ci n’a vraiment rien à envier.

    Leçons tirées du sentier

    • La plupart des gens sont bienveillants. Habituellement plutôt méfiante face aux inconnus, j’ai été agréablement surprise par la générosité rencontrée sur la piste. Que ce soit en faisant du stop, en croisant des « anges du sentier » ou en partageant des moments avec d’autres randonneurs, la gentillesse est omniprésente. Néanmoins, j’écoute toujours mon instinct : il faut savoir rester prudente.
    • Je suis plus forte que je ne le pensais. Je ne me considérais pas comme sportive auparavant, mais me voilà en meilleure forme que jamais. Parcourir 30 km par jour est devenu la norme. Au-delà de la condition physique, ma force mentale s’est aussi renforcée. J’ai pleuré une bonne cinquantaine de fois, mais j’ai traversé des situations particulièrement difficiles — comme cette tempête d’orage dans les Sierras. Mon mantra pour tenir bon ? « Ce n’est que temporaire. »
    • Il faut écouter son corps. Chaque randonneur avance à son rythme. Ce n’est pas parce qu’un autre prend de l’avance que vous êtes dans l’erreur. Trouver l’équilibre entre pauses nécessaires et moments où l’on peut se dépasser est essentiel.

    Et demain ?

    La Californie est immense, mais la frontière avec l’Oregon se rapproche à grands pas ! Avec Chowder, nous avons décidé d’accélérer le pas : plus de journée « zéro » avant d’arriver en Oregon, et un objectif d’augmenter nos distances journalières.

    Je continuerai à partager nos aventures au fil du chemin, et je tiens à remercier tous ceux qui nous suivent et nous encouragent. Votre soutien est précieux !

    En Résumé

    • Découvrir que la vie sur le sentier est une affaire de débrouille alimentaire, surtout quand on cherche du sans gluten, donne un nouveau sens à « où est mon repas ? ».
    • Le matériel technique est important, certes, mais tant que la tente ne décide pas de s’autodétruire, tout va bien (merci le sav réactif !).
    • La gentillesse est partout, mais garder un œil critique évite bien des désagréments, même en pleine nature.
    • La force physique se découvre souvent par surprise, surtout quand les jambes s’habituent à avaler les kilomètres sans broncher.
    • Enfin, chaque corps a son propre tempo : la comparaison est l’ennemi du randonneur heureux.

    Au-delà de ces leçons, cette expérience rappelle que l’aventure se situe autant dans l’inconnu géographique que dans la découverte personnelle. La nature, avec ses défis et ses beautés, est un miroir parfois sans concession. Alors, prêt à chausser vos bottes et tester vos limites ? Moi, en tout cas, je n’ai pas fini d’en découdre avec ces grands espaces. Suivez-moi dans cette quête d’endurance, de rencontres sincères et d’instantanés de vie sauvage !


  • Héritage du Crow Pass : Coby Marvin, plus jeune vainqueur de l’histoire

    Héritage du Crow Pass : Coby Marvin, plus jeune vainqueur de l’histoire

    Participants lors de la course Crow Pass Crossing 2025
    Les coureurs franchissent le glacier Raven sur le parcours de 2025 du Crow Pass Crossing. Environ 150 participants ont pris part à cette course de 23 miles, partant de Girdwood jusqu’au Eagle River Nature Center, le 19 juillet 2025. (Marc Lester / ADN)

    La 40e édition annuelle du Crow Pass Crossing s’est déroulée sans la participation des vétérans Christy et Ben Marvin, tous deux anciens vainqueurs dans leurs catégories respectives, hommes et femmes.

    Cependant, la victoire est restée dans la famille Marvin puisque leur fils aîné, Coby, a remporté cette course de montagne de 23 miles entre Girdwood et Eagle River avec un temps impressionnant de 3 heures, 30 minutes et 30 secondes, devenant ainsi le plus jeune vainqueur de l’histoire de l’épreuve.

    « La course en montagne, c’est un peu notre affaire de famille. Même si mes parents ne pouvaient pas courir cette année, j’étais heureux de les représenter », confie Coby, âgé de 18 ans.

    Cette année, son père Ben n’a pas pu courir en raison d’une blessure au dos, mais Coby reste convaincu que son père aurait « écrasé » la compétition s’il avait été en forme.

    Coureurs sur un sentier rocheux près de Crow Pass
    Les coureurs négocient un sentier rocailleux proche de Crow Pass. (Marc Lester / ADN)

    Père et fils se sont affrontés lors de la course Mount Marathon cette année, avec une victoire du fils, mais Coby estime que son père « sera bientôt de retour en pleine forme ».

    Il s’agissait de la première participation de Coby au Crow Pass Crossing, et aussi de sa course la plus longue jusqu’à présent.

    « Je suis juste content d’avoir réussi. Je n’avais jamais couru plus de 14 miles dans ma vie, donc je suis assez fier », ajoute-t-il.

    Selon lui, la montée du col était la partie la plus agréable, tandis que les 8 derniers miles ont été particulièrement éprouvants.

    « Je priais simplement pour éviter les crampes, parce que j’ai vraiment souffert », avoue Coby.

    Jake Moe commence la descente depuis Crow Pass
    Jake Moe, originaire d’Anchorage, entame la descente du Crow Pass. (Marc Lester / ADN)

    Malgré ses douleurs, Coby a accusé une avance de plus de 11 minutes sur le deuxième arrivé.

    Rencontrer la faune locale est fréquent lors des courses de montagne, notamment celle-ci. Coby raconte avoir croisé un ours en chemin vers la ligne d’arrivée.

    « Mon objectif était de prendre du plaisir, ce que j’ai fait, et j’en suis heureux », conclut-il.

    La foi est une motivation essentielle pour Coby, comme pour ses parents. Sa mère, Christy, choisit à chaque course des versets bibliques qui lui donnent force et courage. Pour Coby, ce sont les versets 30 et 31 du chapitre 40 d’Isaïe qui résonnent particulièrement :

    « Même les jeunes se fatiguent et sont las, et les hommes pleins de force chancellent ; mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans s’épuiser. »

    Zoe Munson passe au point de contrôle du Crow Pass
    Zoe Munson, d’Anchorage, franchit le point de contrôle au Crow Pass culminant à 3500 pieds. (Marc Lester / ADN)

    Coby a obtenu son diplôme du lycée Colony ce printemps et s’oriente vers des études en kinésiologie avec une spécialisation en médecine sportive à l’université d’État du Montana, à Bozeman. Il prévoit de revenir concourir en montagne dès l’été prochain.

    De son côté, Shauna Severson connaît bien ce sentier, l’ayant arpented plus de 20 fois. Elle a participé à la course Crow Pass Crossing à trois reprises avant de s’imposer cette année chez les femmes, terminant sixième au classement général.

    Shauna Severson passe le glacier Raven durant la descente de Crow Pass
    Shauna Severson d’Eagle River franchit le glacier Raven lors de la descente du Crow Pass. (Marc Lester / ADN)

    Après avoir été deuxième l’an dernier, elle savoure sa première victoire avec un chrono de 3 heures, 55 minutes et 3 secondes.

    Fait notable, elle fut la seule femme à conclure la course en moins de quatre heures.

    Contrairement à beaucoup d’autres coureuses de montagne qui s’entraînent spécifiquement, Shauna reste active par ses activités quotidiennes. Mère de trois enfants âgés de 7, 5 et tout juste 3 ans, elle profite de fréquentes randonnées, souvent en les portant ou en poussant leur poussette.

    « Je fais beaucoup de randonnées avec du poids, et je porte mon plus jeune ou pousse la poussette », explique-t-elle.

    Clint Swartz franchit Crow Pass
    Clint Swartz, originaire de Spring au Texas, franchit Crow Pass. (Marc Lester / ADN)

    Cette année, elle a également bénéficié de conditions météorologiques parfaites et d’un sentier soigneusement préparé par les organisateurs et bénévoles.

    « L’ascension du col est toujours agréable, la descente rapide qui suit aussi, puis il faut juste se concentrer et tenir bon jusqu’au bout », précise Shauna.

    Son moment le plus fort est la descente rapide après le col, tandis que la traversée de rivière finale, à la hauteur de sa taille, représente le plus grand défi.

    « C’était jusqu’à la taille, j’ai croisé quelqu’un de plus grand qui m’a accompagnée. Quand on sait qu’on est presque arrivée, on puise dans ses ressources pour finir », ajoute-t-elle.

    Elle n’a fait aucune rencontre avec la faune, à la différence de Coby qui a croisé un ours plus tôt dans la course.

    Pour Shauna, la motivation ultime dans les derniers mètres a été « la ligne d’arrivée ». Un moment de récompense intense après l’effort fourni.

    Stephanie Wright s’approche de Crow Pass
    Stephanie Wright, de Fairbanks, s’approche de Crow Pass. (Marc Lester / ADN)

    En Résumé

    • Le Crow Pass Crossing reste un rendez-vous familial, avec les Marvin qui perpétuent la tradition.
    • Courir plus de 23 miles dans un paysage aussi exigeant est un défi pour ne pas dire une promenade de santé… surtout avec des ours sur le parcours.
    • La foi trouve aussi sa place dans cet univers sportif — apparemment, les batteries spirituelles se rechargent aussi vite que l’endurance physique !
    • Le témoignage de Shauna montre bien que ce ne sont pas les entraînements intensifs qui comptent toujours, mais le style de vie actif et la passion.
    • Enfin, la ligne d’arrivée, ce Graal pour tous, transcende douleur et fatigue pour offrir une satisfaction que seul l’effort extrême peut susciter.

    Au fond, cette course est bien plus qu’un simple défi sportif : elle raconte une histoire de transmission, de dépassement, de famille et de nature sauvage. Et si, au-delà des chronos, on prenait le temps de se demander ce que ces moments nous disent de notre propre capacité à aller plus loin, à garder foi — même dans l’effort le plus dur — et à savourer, malgré tout, le simple plaisir d’être en mouvement ? C’est un défi que je relève avec vous, prêts à enfiler nos chaussures et à découvrir jusqu’où nous pouvons vraiment aller.


  • Retour en Sierra, l’aventure continue

    Ce matin, je me suis discrètement préparé vers 5 heures, tandis que tout le monde dormait encore profondément, sans la moindre précipitation — ce que je comprends parfaitement. Pour beaucoup, cette portion du sentier menant à la Sierra s’annonce comme l’une des plus longues et exigeantes de l’ensemble du parcours. Pour ma part, si tout se déroule comme prévu, j’aimerais bien boucler cette étape en moins de deux semaines, soit une moyenne d’environ 30 à 35 miles par jour. Tout dépendra des conditions et surtout de la quantité de neige restante.

    Une fois prêt, j’ai retrouvé Jay qui m’a conduit jusqu’au point où le sentier reprend. Il y a apparemment un camping à environ 3 miles, où il m’a proposé de laisser mon sac dans sa voiture pour alléger ma charge, avant de me retrouver là-bas. Un dernier « slack pack » avant d’entrer dans les montagnes de la Sierra. Lors de cette heure suivante, j’ai filé sur le sentier, me sentant en pleine forme. J’étais agréablement surpris : après un long voyage en voiture puis en avion, ma blessure précédente ne tirait pas et ne me gênait pas du tout.

    Je suis vite arrivé au camping où Jay m’attendait. J’ai repris mon sac et pris congé. Il devait laisser ma nourriture et mon contenant à ours dans l’une des boîtes prévues à Cottonwood, que je récupèrerai demain. Le jour est encore si jeune que si je dépasse les 30 miles aujourd’hui, j’arriverai au camping assez tôt demain matin.

    Avec un sac bien léger, je suis parti du camping de Kennedy Meadows. La première journée consisterait essentiellement à monter, le sentier s’élevant jusqu’à près de 3 000 mètres d’altitude, parfois un peu plus. La montée est progressive, et si je me souviens bien, c’est le type de terrain que je préfère, plus même qu’une descente douce ou un chemin plat.

    Randonnée dans le désert le matin, quittant Kennedy Meadows vers le sud
    Randonnée dans le désert ce matin, en quittant Kennedy Meadows vers le sud.

    Le temps était idéal et j’étais ravi d’avancer à un rythme régulier. Après mes étapes lentes sur l’Appalachian Trail, où je ne faisais qu’une trentaine de kilomètres par jour, aller à 4,8 km/h était une vraie bouffée d’air frais. Ici, le sentier est généralement plat, recouvert de terre et bordé de pins. Parfois, le terrain ralentit un peu, mais comme le sentier est aménagé pour les animaux de bât, les contours restent doux, avec des montées et descentes en pente douce.

    À six miles du départ, j’ai croisé des randonneurs encore dans leurs tentes. Chacun son rythme, mais j’avoue être toujours surpris de voir des camps encore montés après 7 heures du matin, voire même après 9 heures. Je suis plutôt du genre à partir tôt et à accumuler les kilomètres pour être au camp bien avant la nuit.

    Le sentier serpente tranquillement par des lacets, agréable et accessible. J’écoutais de la musique pour passer le temps. Puis, vers la mile 14, j’ai traversé un grand pont où je me suis arrêté pour remplir mes gourdes. Plusieurs randonneurs étaient là, prêts à repartir. J’en ai reconnu un que j’avais croisé la veille, apparemment parti en pleine nuit plutôt que de camper à Kennedy Meadows sud. Après avoir pris de l’eau, j’ai continué ma montée tranquille.

    Entrée dans la Sierra
    Entrée dans la Sierra !

    Je savais que la pente allait se raidir un peu au fil des heures. Je me souvenais très bien de la descente vers Kennedy Meadows lors de mon trek vers le sud en 2022. Il ne fallait qu’un peu de patience avant de gagner les bois plus denses et les pentes plus marquées. Au bout d’un moment, j’ai rattrapé deux randonneurs partis avant moi à la source d’eau. Puis une heure plus tard, j’ai croisé un autre marcheur, venu du Japon spécialement pour ce parcours. On a échangé quelques mots avant que je reparte, toujours à la recherche d’un point d’eau à remplir.

    Serpent proche du sentier
    Je n’ai pas su distinguer s’il s’agissait d’un serpent corail ou de son imitateur non venimeux.

    Au fil du jour, la chaleur est devenue pesante. Même en montant un peu en altitude, les températures tournaient autour de 32°. À la dernière consultation météo, le thermomètre annonçait une semaine chaude, mais j’espérais un peu plus de fraîcheur en altitude.

    Cependant, fatigue et chaleur se sont vite fait sentir. D’habitude, mon corps tolère bien l’altitude, que ce soit dans la Sierra ou dans les San Juan. Je ressens en général seulement un petit coup de mou la première journée. Mais aujourd’hui, chaleur et altitude ont joué au tandem pour me ralentir un peu.

    Arrangement naturel de pommes de pin en forme de cœur
    Quelqu’un a laissé ces pommes de pin joliment formées en cœur.

    Malgré tout, le temps s’écoulait vite et mon arrivée au camp semblait prévue aux alentours de 17h30, même avec une journée de 33 miles. Ce parcours s’avère nettement plus prévisible et agréable que celui de l’Appalachian Trail où j’avais fait beaucoup moins de distance quotidienne.

    Changement de paysage sur le sentier
    Il est fascinant de voir à quel point le paysage a changé aujourd’hui.

    Chaque occasion d’arrêter remplit mes gourdes d’eau fraîche. Malgré une bonne hydratation, je ne me sentais pas complètement rassasié. Au bas d’une descente, j’ai rencontré un randonneur surnommé Goat Head. De là, il me restait environ 4 miles à grimper jusqu’au sommet suivant, à près de 3 230 mètres, avec une montée assez raide.

    Montée vers les montagnes
    Nouvelle ascension vers la montagne.

    En général, je ne redoute pas vraiment les montées et elles ne m’épuisent pas. Mais la chaleur aujourd’hui avait raison de moi. Peut-être manquais-je aussi un peu de nourriture. Ces 4 miles ont été durs, entre pauses fréquentes pour reprendre mon souffle et fatigue générale. Heureusement, je ne manquais pas de souffle, c’était plus une lassitude physique. Pour un premier jour à cette altitude, avec cette chaleur, ce n’est franchement pas étonnant.

    Plusieurs fois, je me suis dit qu’il valait peut-être mieux camper avant le sommet, car le chemin regorge de coins sympas pour planter la tente. Mais je voulais atteindre mon campement prévu. Après tout, c’est tellement facile de commencer à dévier de son plan en cours de journée… un piège dans lequel j’essaie de ne pas tomber.

    Campement sur la montée
    Voici à quoi ressemblait ma plupart du temps la pause : un coin ni trop raide ni trop plat, parfait.

    Peu à peu, j’ai gagné le sommet. L’endroit offrait de nombreux emplacements de qualité pour installer son camp. Il était encore très tôt, mais la montée avait pris plus de temps que prévu, sans doute à cause des pauses régulières. Une migraine pointait, probablement liée à l’altitude ou à la chaleur. Après avoir installé ma tente, j’ai pris un Excedrin, bu un litre d’eau, mangé un peu, et réglé un réveil pour une sieste d’une heure. C’était trop tôt pour dormir une nuit complète, autant essayer de récupérer un peu.

    Quelle bonne idée ! À mon réveil, la migraine avait disparu, je me sentais revigoré. Il était encore tôt, j’ai donc dîné à nouveau et préparé un chocolat chaud pour rester hydraté. La soirée s’est prolongée en énergie : j’ai pu avancer sur mes vidéos et écrire quelques notes. Plus tard, vers 20 heures, j’ai entendu passer deux autres randonneurs au sommet, probablement ceux que j’avais dépassés plus tôt dans la journée. Ils étaient juste derrière un gros rocher, sans sûrement savoir que j’étais là.

    Arbre majestueux sur le sentier
    J’ai beaucoup aimé ce grand et beau pin.

    Finalement, j’ai bu, mangé, et terminé la soirée en appelant ma veille. Aujourd’hui, j’ai cumulé environ 2 300 mètres de dénivelé positif sur 33 miles. Pour la première fois de l’année, je suis passé au-dessus de la barre des 3 000 mètres. Le camp à 3 230 mètres que j’ai choisi ce soir devrait m’aider à m’acclimater. Même si je gère assez bien l’altitude en général, c’est toujours intelligent de maximiser ses chances de réussite.

    En Résumé

    • Se lever à l’aube semble être la recette magique pour avancer vite et loin, mais ne va pas dire ça à ceux qui adorent refaire leur lit à 9 heures du matin.
    • Marcher léger, c’est profiter davantage de la randonnée… et éviter un mal de dos souvenir de votre dernier voyage en avion.
    • La chaleur, même dans les montagnes, sait se faire sentir : pensez à la crème solaire et aux litres d’eau, pas seulement à votre playlist préférée.
    • Les hauts sommets ne garantissent pas toujours un panorama sans migraine, surtout après une journée d’efforts.
    • Planifier son campement, c’est éviter les mauvaises surprises, même si le corps supplierait parfois de s’arrêter plus tôt.

    Au final, ce récit nous rappelle que la randonnée, c’est un subtil équilibre entre la détermination à avancer et l’écoute de son corps. Je me demande souvent : jusqu’où aller ? Faut-il toujours forcer ou savoir lever le pied au bon moment ? La montagne, la météo ou notre propre rythme nous imposent parfois des choix indispensables. Et vous, comment trouvez-vous votre équilibre ? Perso, je crois qu’il faut savoir se challenger, sans jamais oublier de s’émerveiller.


  • Trésors Naturels Cachés à Découvrir sur Long Island

    Trésors Naturels Cachés à Découvrir sur Long Island

    La beauté naturelle de Long Island ne se limite pas à ses plages. Cachées au cœur de bosquets et le long de ses côtes, des réserves méconnues offrent souvent aux habitants, même de longue date, des havres de tranquillité. Ces trésors cachés proposent des sentiers paisibles, des allées ombragées et la possibilité d’observer la faune locale — le tout à quelques minutes seulement de chez soi.

    Pour Lisa Ott, présidente et directrice générale de la North Shore Land Alliance — une organisation remarquable qui œuvre à la protection des espaces naturels sur l’île — passer du temps en pleine nature est essentiel pour retrouver un peu de paix intérieure.

    Sérénité au sein de la réserve Humes Preserve à Mill Neck

    « Le stress est omniprésent. Dans un monde qui part dans tous les sens, il est vital de se reconnecter avec la nature pour se détendre, se calmer et trouver un refuge apaisant à l’extérieur », confie Lisa Ott.

    Avec de vastes territoires préservés répartis entre les comtés de Nassau et Suffolk, Long Island offre de nombreux endroits où la nature est reine : sanctuaires pour la faune, forêts, zones humides, prairies et littoraux. Que vous souhaitiez randonner en famille, observer des oiseaux en solitaire ou simplement découvrir un nouveau lieu pour une journée en plein air, voici quelques réserves naturelles à ne pas manquer.

    Humes Preserve — 349 Oyster Bay Rd., Mill Neck

    Cette réserve de 11 hectares dévoile des prairies, des bois et des zones humides d’eau douce. Sur le sentier de près de 3 km, il n’est pas rare de croiser tortues cistudes, parulines azurées ou pics variés. Le site est en lien direct avec le marais Shu Swamp, la zone protégée Upper Francis Pond et le jardin japonais Humes. Chiens tenus en laisse acceptés, mais vélos et cannes à pêche sont proscrits pour préserver ce lieu.

    Uplands Farm Sanctuary — 250 Lawrence Hill Rd., Cold Spring Harbor

    Observation de la faune et des insectes à Uplands Farm Sanctuary

    Ancienne ferme laitière, ce sanctuaire nous ramène au passé rural de Long Island. Accessible uniquement à pied, on peut y parcourir environ 4 km de sentiers balisés au milieu de prairies à papillons et d’une gorge. Chien, vélo et pêche sont interdits. C’est un lieu idéal pour une promenade estivale paisible, à la rencontre d’espèces comme la salamandre tachetée, les tortues, les buses à queue rousse ou les merles bleus.

    Terrell River Preserve — 43 Montauk Hwy., Center Moriches

    Cette réserve de 106 hectares combine bois et littoral, longeant la rivière Terrell jusqu’à la baie de Moriches. Le sentier de 4 km est parfaitement accessible aux familles et aux promeneurs avec chiens en laisse. Balisé, il traverse un ponton marshé, offrant vues sur l’eau salée. Le vélo est autorisé sur le chemin principal et la pêche est possible à certains points d’accès.

    Tiffany Creek Preserve — 45 Sandy Hill Rd., Oyster Bay

    Sentiers tranquilles de Tiffany Creek Preserve

    Installée sur une colline paisible, cette réserve de 81 hectares se compose de crêtes chêneuses, de champs ouverts et d’un paysage époustouflant. Ses sentiers calmes sont parfaits pour la randonnée et l’observation des oiseaux, notamment du pic à ventre roux ou du moineau à gorge blanche. Le site veille à la protection de cet écosystème fragile, d’où l’interdiction des animaux, vélos et cannes à pêche.

    Shu Swamp Preserve — 28 Frost Mill Rd., Mill Neck

    Les vues sur l'eau au Shu Swamp Preserve

    Avec ses passerelles couvertes de mousse, ses tulipiers et ses sources ombragées, Shu Swamp est un véritable refuge. Ses sentiers serpentent entre habitats pour truites et le rare lamproie américaine, poisson sans mâchoires proche de l’anguille. Fleurs sauvages, oiseaux de rivage et tortues s’y laissent observer. Animaux, vélos et pêche sont, eux, interdits.

    David Weld Sanctuary — 697 Boney Lane, St. James

    Les sentiers du David Weld Sanctuary longent le littoral de la North Shore

    Cette réserve propose 5 km de sentiers variés dans un décor façonné par les glaciers, avec forêts de tulipiers, plages et fleurs sauvages saisonnières. Hummingbirds et papillons y sont fréquents, tout comme les nids de martinets sur les falaises donnant sur le Long Island Sound. La circulation des vélos, la présence de chiens ainsi que la pêche y sont proscrites, pour mieux préserver cet écrin naturel.

    Fort Salonga Preserve — Fort Salonga Road, Fort Salonga

    Avec plus de 94 espèces d’oiseaux recensées, ce site est un paradis pour les ornithologues. Le terrain changeant, mêlant forêts denses et points de vue ouverts, peut aussi dévoiler cerfs et autres animaux sauvages. Le chemin ombragé de 4 km accueille volontiers les chiens tenus en laisse, tandis que vélo et pêche sont interdits pour garder ce lieu paisible.

    Pine Neck Nature Preserve — Head of Lots Road, East Quogue

    Un balbuzard pêcheur sur son nid au Pine Neck Nature Preserve

    Située le long de la baie de Shinnecock, cette réserve de 31 hectares offre 3,8 km de sentiers traversant landes de pins, forêts, marais côtiers et prairies. Le sentier Bay to Bay commence près du parc Squiretown et longe buissons de bleuets et de camarines avant de dévoiler des vues sur la baie et une petite plage accessible à marée basse. C’est un lieu de choix pour observer oiseaux, notamment différents passereaux durant l’été. Seules les promenades à pied sont autorisées, les vélos, animaux et matériel de pêche sont interdits.

    En Résumé

    • Long Island regorge de réserves naturelles insoupçonnées, loin du tumulte des plages populaires.
    • Ces sanctuaires privilégient la préservation de la faune et de la flore locales, avec des règles strictes pour en limiter l’impact humain.
    • Certains sites autorisent les chiens en laisse, d’autres refusent vélos et animaux pour éviter toute perturbation.
    • On y retrouve des sentiers adaptés à tous, des promenades familiales aux balades plus contemplatives.
    • La diversité des paysages est étonnante : forêts, marais, prairies, littoraux… il y en a pour tous les goûts.
    • Observer la faune locale — oiseaux, tortues, salamandres ou petits mammifères — devient une motivation supplémentaire pour sortir.
    • Cela dit, si la nature devait vraiment calmer le monde, on pourrait espérer un peu plus de zen dans nos rues, non ?

    Mais au fond, c’est bien cette diversité et cette richesse naturelle qui font de Long Island un lieu si particulier et précieux. En tant qu’amoureux de la nature et journaliste engagé, je vous invite à redécouvrir ces havres de paix, à nous questionner sur la façon dont nous les protégeons, et surtout à en profiter pleinement. Parce que la nature n’attend pas, et nous non plus !


  • Pas besoin d’atteindre le sommet pour appeler ça une randonnée

    Pas besoin d’atteindre le sommet pour appeler ça une randonnée

    Pas facile à avouer, mais ce jour-là, je déchirais totalement ma randonnée. Les pieds légers sur le sentier dégagé, je slalomais entre les promeneurs tranquilles et les chiens en laisse. La forêt, majestueuse, s’élevait au-dessus de moi tandis que le chemin grimpaient, et j’appréciais la brûlure supplémentaire qui me poussait plus loin depuis le parking.

    Le Mont Storm King, perché sur la péninsule Olympique de Washington, dominait les eaux profondes et bleues du lac Crescent, tel un gardien silencieux d’une des dernières étendues sauvages du pays. C’est aussi là qu’on trouve un sentier court mais raide, offrant des panoramas incroyables et des courbatures assurées le lendemain, une vraie médaille de courage.

    Je m’entraînais pour un marathon de trail, et ces huit kilomètres aller-retour ne devaient être qu’une séance de plus. Jusqu’au moment où j’atteignis la selle. Devant moi s’élevait alors une escalade rocheuse menant à une petite clairière sommitale. Juste à gauche ? Rien que le vide, jusqu’au sol de la forêt. Mon genou se mit à trembler, la sueur coulait sur mes paumes, et le monde sembla vibrer légèrement. Mes pieds tranchèrent : il était hors de question d’aller plus loin.

    J’avais déjà affronté l’exposition sur des skis ou avec un assureur, mais cette escalade intermédiaire m’avait secoué. Je m’assis et regardai passer lentement ceux que j’avais dépassés, gravissant sans problème ce passage final. J’eus envie de pleurer. Au lieu de ça, j’entamai le sandwich sorti de mon sac. Impossible de dire à mes amis, surtout mes compagnons de montagne, que j’avais lâché si près du but.

    Au lieu de faire demi-tour, je restai assis, absorbant ce sentiment. De cette selle, je pouvais admirer le lac niché entre les sommets verdoyants. Plus loin, le détroit de Juan de Fuca scintillait sous le soleil de l’après-midi. J’étais arrivé jusqu’ici, à ce perchoir idyllique que tant de randonneurs rêvent de découvrir toute l’année. Alors, pourquoi me sentais-je si frustré ?

    Je ne dis pas que ces émotions ne sont pas légitimes, mais je crois qu’elles naissent de conditionnements sociaux. Ne pas atteindre un sommet ou renoncer au dernier moment reste stigmatisé, alors qu’il faudrait vraiment cesser de s’en soucier. Une randonnée reste une randonnée, peu importe où s’arrête votre aventure. Ce que j’ai ressenti ce jour-là sur l’arête est devenu une leçon que j’intègre depuis.

    Depuis, j’ai tenté quelques sommets, mais aussi beaucoup d’escales intermédiaires. Toutes m’ont permis de quitter mon écran et de respirer à plein poumons en extérieur. Je ne vais pas réciter le sermon « c’est le voyage qui compte, pas la destination », mais ne focaliser que sur le sommet m’a vraiment aidé à savourer chaque instant en nature. J’ai commencé à écouter davantage mes sensations, et pas seulement ce qui m’entoure. D’ailleurs, la dernière fois que j’ai vérifié, un bon vieux sandwich beurre de cacahuète-confiture reste un délice, peu importe où sur le sentier on s’arrête.

    En Résumé

    • On pourrait penser que rater un sommet, c’est un échec, mais c’est souvent juste un arrêt forcé par le corps et le mental.
    • Les normes sociales nous poussent à croire que le succès absolu est la seule mesure, or même les pauses au milieu du chemin créent une expérience.
    • La nature n’a pas d’exigence quant à notre performance : elle offre une expérience pour celui qui sait l’apprécier, sommet ou pas.
    • Les sensations physiques, comme la brûlure des jambes ou la peur du vide, font partie intégrante de la randonnée, et elles enseignent autant que le paysage.
    • Enfin, un sandwich simple peut être le meilleur des petits plaisirs, qu’on soit au sommet ou en pleine descente.

    Alors, que représente réellement une réussite en randonnée ? Le point culminant visible sur une carte ou le chemin parcouru pour y arriver ? Je vous invite à élargir votre regard et à questionner ce que signifie vraiment “aller au sommet”. Moi, je le sais désormais : c’est dans l’expérience vécue, pas forcément sur le sommet, que réside la vraie victoire. Et vous, qu’en pensez-vous ? Allez, partageons nos réflexions et continuons à repousser les limites, pas forcément en altitude, mais dans notre compréhension même de l’aventure.


  • Une marque légendaire renforce l’un des tissus ultralégers les plus résistants

    Une marque légendaire renforce l’un des tissus ultralégers les plus résistants

    Dans le monde des affaires, la loi des rendements décroissants rappelle qu’au-delà d’un certain point, améliorer un produit ou un service n’engendre plus d’augmentation significative des ventes ou des profits.

    Dans le domaine du design de produits, ce phénomène se manifeste également. Il y a quelques années, le Dyneema – une fibre synthétique jusqu’à 15 fois plus résistante que l’acier à poids égal – faisait sensation. Mais l’innovation a fini par stagner, et l’engouement s’est lentement essoufflé.

    Cependant, Hyperlite Mountain Gear semble avoir trouvé la clé pour repousser les limites de ce matériau avec sa nouvelle gamme de sacs en Dyneema. Déjà reconnus comme parmi les meilleurs du marché, ces modèles passent désormais à la vitesse supérieure.

    Sacs Dyneema Hyperlite Mountain Gear alignés
    Malgré une innovation invisible au premier regard, ces sacs restent particulièrement élégants.
    Hyperlite Mountain Gear

    La magie réside dans le tissage

    Si le Dyneema n’a rien de mythique au sens de la maille d’élven « mithril » vue dans Le Seigneur des Anneaux, cette fibre synthétique impressionne par sa résistance, 10 à 15 fois supérieure à celle de l’acier pour un même poids.

    Le défi pour améliorer ce matériau est de taille : renforcer sa durabilité signifie souvent accroître son poids, ce qui va à l’encontre de sa caractéristique essentielle, sa légèreté, qui est également son principal atout.

    En Résumé

    • Il semble que même les matériaux les plus avancés peuvent atteindre un plateau d’évolution – comme si Dyneema avait fait son temps avant Hyperlite Mountain Gear.
    • Paradoxalement, améliorer la robustesse d’un tissu ultra-léger revient souvent à le « charger » de poids – l’élixir de légèreté à la potion de résistance ne fait pas toujours bon ménage.
    • La subtile innovation de Hyperlite Mountain Gear semble résider non dans une révolution spectaculaire visible à l’œil nu, mais dans des ajustements précis du tissage — un vrai travail d’orfèvre de la fibre.
    • Cette approche rappelle que l’excellence se cache souvent dans les détails invisibles, et que l’innovation ne doit pas toujours impressionner immédiatement pour être efficace.

    À mon avis, cette histoire illustre un principe clé : la quête de la perfection matérielle est un équilibre fragile entre performance et compromis. J’invite à réfléchir sur notre impatience face au « spectaculaire » au détriment du travail minutieux qui façonne les vraies avancées. Après tout, n’est-ce pas dans la maîtrise discrète des détails que se cache le véritable progrès ? Allons-y, questionnons nos priorités en matière d’innovation, sans nous contenter des effets d’annonce !


  • Le Meilleur Équipement de Randonnée Pour Aller Plus Loin

    Le Meilleur Équipement de Randonnée Pour Aller Plus Loin

    Si certains pensent que l’époque glorifiée du gorp est révolue, la culture de la randonnée et l’équipement qui l’accompagne restent plus vivants que jamais. Les parcs nationaux sont plus fréquentés que jamais, AllTrails s’impose désormais presque comme un réseau social à part entière, et il y a toujours quelqu’un dans le groupe quoi propose une petite boucle de 16 kilomètres pour le week-end. Et bien sûr, le meilleur équipement de randonnée est essentiel lorsque l’on s’apprête à affronter un trek de longue distance ou une aventure alpine.

    Même si peu d’entre nous se lancent sur le Pacific Crest Trail, investir dans un équipement adapté vaut toujours la peine, que vous fassiez une boucle de 11 kilomètres dans un parc national ou que vous transpiriez dans un coin de verdure en ville, le sac à dos rempli de snacks sur le dos.

    Ayant accompagné des randonnées à plusieurs jours, j’ai appris à assembler la tenue idéale. Voici une sélection de mes vêtements et accessoires préférés, parfaitement adaptés au terrain mais aussi cohérents dans vos habitudes quotidiennes. Vous y trouverez l’essentiel — pantalons, hauts et vestes — ainsi que quelques indispensables, comme une gourde filtrante parfaite pour vos voyages ou des chaussures basses tout terrain qui feront également merveille dans vos balades urbaines.


    Les meilleurs pantalons de randonnée

    Plus besoin d’acheter un pantalon qui finira au fond du placard en attendant l’une de vos deux sorties annuelles. Les pantalons de randonnée d’aujourd’hui allient technicité et style, assez robustes pour les sentiers accidentés tout en restant élégants avec des sneakers en ville. Évitez les pantalons cargos en coton épais et optez pour des tissus modernes, respirants, extensibles aux bons endroits, et surtout, des poches intelligemment placées.

    Pantalon Utility Field Light Stretch Dry de Snow Peak
    Snow Peak Utility Field Light Stretch Dry Pant : pantalon technique en nylon à séchage rapide, avec poche zippée pratique pour téléphone ou carte, élégant même après la randonnée.
    Shorts cargo avec poches en mesh
    Shorts cargo légers avec finition déperlante, adaptés pour l’été. Poches en mesh surdimensionnées pour garder snacks, crème solaire et petite bouteille d’eau sous la main. Rappel : short sur sentier égale plus d’aération, mais aussi plus de contrôles contre les tiques.

    Les meilleurs hauts pour randonner

    Il est vrai que l’on peut randonner en vieux T-shirt en coton qui traîne depuis 2016, mais est-ce vraiment une bonne idée ? Le coton retient l’humidité et sèche lentement, idéal pour le désert mais bien moins adapté ailleurs. Un T-shirt technique vous garantit fraîcheur, séchage rapide et neutralisation des odeurs dès les premiers kilomètres.

    T-shirt technique Merino 75 Cool-Lite de Icebreaker
    Icebreaker Merino 75 Cool-Lite : extrêmement léger, ajusté, en laine mérinos qui sèche vite et élimine les odeurs. Coutures décalées aux épaules pour un confort optimal avec un sac à dos. Ourlet raccourci pour éviter qu’il ne remonte sous la ceinture du sac.
    Veste légère à capuche Sunchaser 50 de Janji
    Janji Sunchaser 50 Hooded Long Sleeve : protection solaire UPF 50 intégrée, tissu polyester/spandex frais au toucher, capuche ample pour couvrir un chapeau, et trous pour les pouces pour maintenir les manches en place.

    Les meilleures vestes pour la randonnée

    Il est rare que l’on recommande de s’aventurer sans une bonne couche supplémentaire : le temps peut changer brusquement, surtout en altitude ou en saison intermédiaire. Une bonne stratégie de couches comprend généralement trois piliers : une couche de base (antihumidité, déjà évoquée), une couche intermédiaire (isolante) et une couche extérieure (imperméable et coupe-vent). Parfois, vous n’aurez pas besoin des trois, mais bien souvent, savoir jongler entre ces options améliore sensiblement le confort.

    Polartec fleece Helly Hansen
    Helly Hansen Versatile Half Zip Fleece : une polaire fine et athlétique sans capuche, idéale comme couche intermédiaire. Ni trop épaisse, ni trop légère, elle offre une chaleur confortable sans surchauffe.
    Veste de pluie Arc'teryx
    Arc’teryx : référence incontestée dans le monde outdoor. Cette veste de pluie est une des meilleures du marché, parfaitement imperméable et dotée d’une capuche tentée qui éloigne la pluie des yeux. Et pourtant, elle reste facilement compressible pour la glisser dans un sac à dos.

    Les meilleures lunettes de randonnée

    Il n’y a pas une énorme différence entre lunettes pour randonnée ou pour vélo, mais de bonnes lunettes doivent tenir fermement, protéger des UV et être confortables toute la journée. En haute montagne ou sur neige, une couverture latérale est essentielle pour éviter l’éblouissement latéral.

    Lunettes District Vision Kazu Tourer
    District Vision Kazu Tourer : design inspiré des lunettes de glacier des années 60-70 avec panneaux latéraux intégrés pour filtrer la lumière périphérique. Modernes et discrètes, elles restent ventilées et ne s’embuent pas.
    Lunettes à audio ouvert futuristes avec teinte ajustable
    Lunettes audio futuristes à écoute en open-ear et teinte ajustable par simple glissement de doigt, parfaites pour écouter sa musique tout en restant connecté à son environnement. À recharger pour cette fonction high-tech, bien sûr.

    Pour les chaussures, deux grandes options s’offrent à vous : les chaussures montantes offrant stabilité et protection au prix d’un poids plus élevé, ou les chaussures basses et trail runners plus légères, souples et confortables mais offrant moins de protection. Votre choix dépendra surtout du type de terrain et de vos préférences personnelles. Pour un sac lourd ou des sentiers raides, des chaussures montantes s’imposent. Pour la majorité des randonnées d’une journée, des chaussures basses suffisent largement.

    Salomon X Ultra 5 Mid Gore-Tex
    Salomon X Ultra 5 Mid Gore-Tex : chaussures stables, adhérentes et confortables immédiatement, idéales sur terrain boueux. Attention, elles taillent étroites, préférez la version large si nécessaire.
    Chaussures Merrell trail plus rigides
    Merrell Trail : un peu plus rigides et protectrices que les modèles de trail running, elles offrent un bon compromis pour les randonneurs privilégiant un peu de protection supplémentaire sans sacrifier le confort.

    Les meilleures gourdes pour la randonnée

    Pas besoin de trimballer un bidon d’eau d’un gallon dans votre sac. Une gourde légère, facile à nettoyer et silencieuse, d’un volume suffisant pour ne pas manquer d’eau au bout de quelques kilomètres, sans alourdir votre sac, reste l’option la plus raisonnable.

    Gourde Hydro Flask Trail Series
    Hydro Flask 32 oz Trail Series : version allégée de ce classique très apprécié, elle garde l’eau fraîche des heures durant sans ajouter de poids superflu.
    Gourde Lifestraw avec filtre
    Lifestraw 22 oz : gourde compacte avec filtre intégré, idéale pour remplir en cours de randonnée sans se soucier de la qualité de l’eau. Parfaite en complément d’une gourde plus grande ou d’un sac d’hydratation.

    Accessoires utiles pour la randonnée

    Certains accessoires ne sont pas indispensables, mais peuvent considérablement améliorer la sécurité, surtout si vous randonnez en solo.

    Montre GPS légère et lisible
    Montre GPS légère et confortable, facile à lire même en plein soleil. Permet de suivre et de naviguer précisément son parcours. Un guide précieux pour éviter les mauvaises surprises hors sentier.
    Lampe frontale rechargeable
    Lampe frontale compacte, rechargeable en micro-USB et suffisamment puissante pour éclairer vos retours de randonnée imprévus. Toujours dans le sac, elle est vite devenue irremplaçable.

    En Résumé

    • La randonnée n’est pas réservée aux explorateurs extrêmes : un bon équipement s’adapte parfaitement à des balades plus modérées, sans sacrifier le confort ni le style.
    • Investir dans des vêtements techniques modernes peut changer une sortie de “merci le vent” en “quelle balade agréable”.
    • Choisir entre chaussures montantes et basses dépend essentiellement du terrain et du poids porté, pas de l’air du temps ni des modes.
    • Les accessoires ne sont pas toujours indispensables, mais deviennent souvent vos meilleurs alliés quand la météo tourne ou que le jour décline.
    • Un équipement bien pensé vous évitera bien des petits tracas et vous donnera l’excuse parfaite pour prolonger la pause bière post-rando.

    Et vous, quelle sera votre prochaine aventure ? Qu’il s’agisse d’un sentier battu ou d’un coin à peine exploré, il est fascinant de voir comment le matériel de randonnée allie désormais technicité, esthétique et fonctionnalité pour répondre à tous les profils. Alors, prêts à chausser vos meilleures godasses et à fouler ces sentiers qui appellent ? Moi, en tout cas, je suis déjà dehors, sac sur le dos et défi en tête !


  • Le ministère des Sports organise une randonnée à Baha

    Le ministère des Sports organise une randonnée à Baha

    Le 14 juillet, jour de la Fête nationale française, la France célèbre les valeurs fondatrices de sa république — liberté, égalité, fraternité — et renforce ses liens avec ses partenaires à travers le monde.

    Cette journée emblématique prend racine dans la prise de la Bastille en 1789, événement marquant de la Révolution française. Fêtée pour la première fois en 1790 lors de la Fête de la Fédération, elle a été instaurée officiellement comme jour national en 1880. Symbole d’unité, de démocratie et d’ouverture, elle reste une occasion de commémoration et de rassemblement.

    Patrick Maisonnave, ambassadeur de France en Arabie Saoudite, s’est confié à Point Sud sur les relations entre Paris et Riyad. Il a souligné une coopération stratégique croissante, un développement économique soutenu, une présence accrue des entreprises françaises dans le royaume, ainsi que des échanges culturels et touristiques enrichissants. La France joue également un rôle actif dans la promotion de la stabilité régionale.

    Après une année passée à Riyad, l’ambassadeur qualifie cette relation de « vivante ». Selon lui, « la dynamique est très positive. Cette première année a permis de formaliser notre partenariat stratégique, comme en témoigne la visite d’État historique du président français en décembre dernier. »

    Le dialogue entre les deux pays s’approfondit dans les domaines politique, économique, culturel et de la défense. France et Arabie Saoudite sont désormais des partenaires stratégiques de confiance, illustré par la fréquence des rencontres entre le prince héritier saoudien et le président français.

    En matière d’investissement, la France est le deuxième investisseur étranger en Arabie Saoudite, avec des projets majeurs dans l’énergie, les infrastructures, les transports et la santé. « On ne le dit pas assez, rappelle M. Maisonnave, la France joue un rôle clef dans des secteurs stratégiques comme les énergies renouvelables, les transports et la santé. »

    Parmi les projets phares, on peut citer la collaboration entre TotalEnergies et Saudi Aramco pour le raffinage SATORP et le complexe pétrochimique Amiral. Engie gère près de 9 milliards de dollars d’actifs dans l’énergie et l’eau, tandis que EDF est impliquée dans des projets de dessalement et de production électrique évalués à environ 5 milliards de dollars.

    Les entreprises françaises contribuent aussi aux grands chantiers locaux tels que le métro de Riyad ou le tramway expérimental d’AlUla. Airbus, de son côté, a obtenu plus de 300 commandes d’avions auprès de compagnies saoudiennes telles que Saudia, Flynas, Riyadh Air et AviLease.

    Dans le domaine urbain et des infrastructures, Veolia, Accor, Bouygues, Alstom, Thales et JCDecaux figurent parmi les acteurs majeurs.

    « Je suis fier des technologies françaises qui accompagnent la Vision 2030, souligne l’ambassadeur. »

    Plus de 200 entreprises françaises opèrent actuellement dans le royaume, employant environ 13 000 salariés. Le Conseil d’affaires franco-saoudien, qui regroupe plus de 300 membres, illustre cette croissance. Environ 75 % de ses membres sont des entreprises saoudiennes-françaises et 25 % des sociétés françaises implantées sur place.

    Dernièrement, 34 entreprises françaises ont installé leurs sièges régionaux en Arabie Saoudite. L’ambassadeur salue également l’ouverture du bureau du Fonds d’investissement public (PIF) à Paris, signal fort de la volonté saoudienne de renforcer ses investissements en France et en Europe, notamment dans les secteurs innovants.

    Sur le plan touristique, la France est reconnue pour son savoir-faire dans la promotion des paysages, du patrimoine, de la culture et de la gastronomie, apprécié tout au long de l’année par les Saoudiens.

    Cette expertise s’incarne particulièrement dans le développement d’AlUla, soutenu par l’Agence française pour le développement d’AlUla, notamment en archéologie, développement durable, hôtellerie et formation au tourisme.

    La présence française se manifeste aussi dans d’autres projets majeurs du royaume, comme la construction de musées, les infrastructures sportives, la gestion hôtelière, l’événementiel et les formations professionnelles.

    Parmi les sites visités par l’ambassadeur figurent Diriyah, Qiddiya, le parc King Salman, l’aéroport international King Salman et l’Expo 2030. « Ces projets contribueront à transformer l’image du pays, et je suis fier de voir la valeur ajoutée de l’expertise française. »

    La reprise de la liaison directe Air France entre Paris et Riyad est également perçue comme un signe fort de renforcement des liens bilatéraux. « Les Saoudiens apprécient la France et de plus en plus de Français découvrent le Royaume, ses sites sacrés, son patrimoine archéologique, ses plages, ses loisirs et son championnat de football. »

    Dans le domaine culturel, plus de quinze missions archéologiques françaises sont actives en Arabie Saoudite. L’ambassadeur met aussi en avant le soutien accordé à la première compagnie de ballet nationale saoudienne, ainsi que des programmes de formation en mode et gastronomie.

    Deux projets majeurs sont prévus dans les mois à venir : l’inauguration, le 2 octobre, de la Villa Hegra à AlUla, résidence destinée aux artistes saoudiens et français, et l’ouverture, en janvier 2026, de la Biennale d’Art Contemporain de Diriyah avec la création d’une « Factory » franco-saoudienne dédiée à la danse et aux arts immersifs.

    Suite à la visite présidentielle, un Institut français a vu le jour en Arabie Saoudite afin de renforcer la coopération culturelle et éducative.

    Sur le plan régional, l’ambassadeur insiste sur l’importance de solutions politiques durables pour la stabilité. Concernant le conflit israélo-palestinien, il rappelle que la paix passera par une solution à deux États, respectant les aspirations palestiniennes légitimes tout en garantissant la sécurité d’Israël.

    Condamnant fermement les violences, les massacres de Gaza et les attaques extrémistes comme des violations du droit international et des valeurs humaines, il alerte sur les conséquences néfastes des politiques à court terme qui ne font qu’alimenter un cycle de souffrance et de vengeance.

    La France et l’Arabie Saoudite s’apprêtent à co-présider une réunion à l’Assemblée générale des Nations unies visant à promouvoir cette solution, en invitant tous les pays à proposer des mesures concrètes.

    Au-delà du dossier palestinien, la coopération entre Paris et Riyad s’élargit à d’autres questions régionales, telles que la situation au Liban, le programme nucléaire iranien et la Syrie.

    L’ambassadeur conclut en exprimant sa confiance dans la force du partenariat politique franco-saoudien et dans leur capacité commune à jouer un rôle constructif dans la région.

    En Résumé

    • Le 14 juillet, journée symbole de la République française, illustre l’ambition d’unir valeurs historiques et partenariats modernes.
    • Les liens entre la France et l’Arabie Saoudite prennent des formes très concrètes : investisseurs, chantiers, échanges culturels, projets communs.
    • La coopération ne se limite pas à l’économie, elle s’étend à la culture, au tourisme, aux arts et à la formation professionnelle.
    • Les questions régionales et internationales, bien loin de figer le dialogue, nourrissent une coopération diplomatique active et pragmatique.
    • Bien entendu, le défi reste de taille et nul n’imagine que tout est réglé sans heurts : stabilité régionale et paix durable demandent du temps et beaucoup de patience.

    En somme, ce partenariat franco-saoudien semble combiner réalisme économique, échanges culturels et ambitions diplomatiques. Ce cocktail, parfois inattendu, invite à réfléchir sur la manière dont deux cultures aux histoires différentes inventent ensemble une collaboration 2.0. Et moi, personnellement, je trouve passionnant de voir ces alliances se tisser à l’heure où le monde réclame de nouvelles formes de dialogue. À suivre de près, donc !


  • 7 randonnées faciles à modérées au cœur des paysages du Front Range du Colorado

    7 randonnées faciles à modérées au cœur des paysages du Front Range du Colorado

    La chaîne montagneuse du Front Range regorge de sentiers magnifiques, mais certains se distinguent vraiment par leur beauté unique.

    Alliant géologie époustouflante, riche histoire et panoramas à couper le souffle, ces itinéraires se trouvent tous à moins de deux heures de Denver, certains tout près, à peine à 30 minutes.

    Red Mountain Open Space – Un joyau géologique

    Temps de trajet : 1h30

    À seulement 40 km au nord de Fort Collins, Red Mountain Open Space s’étend sur 22 000 hectares façonnés par des formations rocheuses colorées, des lits de rivières asséchées et des prairies ondulantes, rappelant paradoxalement les paysages désertiques du Sud-Ouest américain.

    Un circuit de 6 km, mêlant les sentiers Sinking Sun, Big Hole Wash et Bent Rock, vous plonge au cœur d’un canyon spectaculaire où des milliers d’années de soulèvements géologiques, de plissements et d’érosion se dévoilent sous vos yeux, mêlant apprentissage et émerveillement.

    Red Mountain Open Space présente des formations rocheuses colorées et des prairies semblables à un désert du Sud-Ouest
    Red Mountain Open Space s’étend sur 22 000 hectares, alliant couleurs et paysages désertiques. (Photo Jennifer Broome / The Denver Post)

    Au fil de la balade en suivant un ruisseau sinueux, vous traverserez des paysages d’une beauté brute, témoins d’une histoire géologique fascinante.

    À faire après la randonnée : Savourez une part de tarte maison chez Me Oh My Coffee and Pie à Laporte ou partez à la recherche du troupeau de bisons dans la réserve naturelle Soapstone Prairie.

    Barr Lake State Park – Paradis des ornithologues et refuge pour pygargues à tête blanche

    Temps de trajet : 30 minutes

    Mêlant refuge faunistique et lac de loisirs, Barr Lake State Park est reconnu pour la diversité de ses oiseaux – plus de 370 espèces y ont été recensées. Depuis 1986, un couple de pygargues à tête blanche y niche régulièrement.

    Barr Lake State Park, un paradis pour les oiseaux
    Barr Lake State Park est un lieu privilégié pour observer une grande variété d’oiseaux. (Photo Jennifer Broome / The Denver Post)

    Vous pouvez effectuer la boucle complète de 14 km ou arpenter plus tranquillement les passerelles et belvédères qui traversent la réserve. Le meilleur point d’observation des aigles, pélicans et hérons est la passerelle Gazebo Boardwalk, une balade facile de 2,6 km aller-retour au départ du Centre Nature.

    À faire après la randonnée : Cueillez des fruits et fleurs fraîches à Berry Patch Farms, à Brighton.

    Caribou Ranch Open Space – Histoire minière et musicale

    Temps de trajet : 1 heure

    Au voisinage de Nederland, cette réserve de 870 hectares située entre 2 530 et 3 050 mètres d’altitude offre une escapade entre pins, trembles et prairies. Le parcours de 5 km combinant Blue Bird Loop et Delonde Trail vous fait traverser d’anciennes voies ferrées du Colorado & Northwestern, surnommées le “Switzerland Trail of America”.

    Caribou Ranch Open Space, entre montagnes et vestiges miniers
    Caribou Ranch Open Space dévoile un mélange d’histoire minière et naturelle. (Photo Mindy Sink)

    Une courte montée de 26 mètres vous mène au site historique Blue Bird Mine, où subsistent des bâtiments emblématiques, dont un ancien dortoir ayant servi de décor dans plusieurs films.

    Mais ce lieu doit aussi sa renommée à sa riche histoire musicale : entre 1971 et 1985, plus de 150 artistes de renom – de Billy Joel à U2 – y ont enregistré des albums, produisant 45 disques classés dans le top dix et remportant 10 Grammy Awards.

    À faire après la randonnée : Prenez le temps de visiter Nederlands et son célèbre carrousel sculpté à la main, le Carousel of Happiness.

    Mount Falcon Park – Ruines historiques et rêve présidentiel

    Temps de trajet : 30 minutes

    Cette randonnée de 6,5 km relie les sentiers Castle, Meadow et Tower au départ du Mount Falcon West Trailhead, vous conduisant vers les vestiges d’une maison majestueuse construite en 1909, destinée à devenir une résidence d’été présidentielle.

    Vestiges de la maison de 1909 dans le parc Mount Falcon
    Les ruines d’une maison grandiose construite en 1909 évoquent un rêve présidentiel inachevé. (Photo Jennifer Broome / The Denver Post)

    Le sentier vous mène d’abord au chalet Eagle Eye Shelter, ancien refuge familial d’été, puis à un belvédère offrant une vue imprenable sur Denver. Le clou du parcours est la ruine du “château dans les nuages”, construite par John Brisben Walker pour son épouse, avant d’être détruite par un incendie en 1918.

    Pour une expérience plus sportive, commencez au Morrison Trailhead qui propose une montée plus soutenue avec un dénivelé de 610 mètres.

    À faire après la randonnée : Faites un tour au Musée d’histoire naturelle de Morrison ou explorez plus de 300 empreintes de dinosaures au Dinosaur Ridge.

    Silver Dollar Lake – Trois lacs alpins en un seul trek

    Temps de trajet : 1h30

    Pourquoi se contenter d’un seul lac alpin quand on peut en admirer trois ? Le sentier Silver Dollar Lake, situé près du sommet de Guanella Pass, propose une randonnée de 6,5 km moyennement exigeante, avec une montée raide au départ suivie de paysages vallonnés tapissés de fleurs sauvages.

    Sentier Silver Dollar Lake avec vue sur plusieurs lacs alpins
    Une randonnée qui offre des vues sur Naylor, Silver Dollar et Murray Lakes. (Photo Jennifer Broome / The Denver Post)

    Les eaux limpides de ces lacs alpins sont idéales pour une pause pique-nique bien méritée.

    À faire après la randonnée : Flânez dans la charmante ville historique de Georgetown et profitez d’un tour à bord du Georgetown Loop Railroad.

    Waterton Canyon – Le meilleur spot pour observer les mouflons

    Temps de trajet : 30 minutes

    Promenade à Waterton Canyon
    Promenade dans le canyon de Waterton, idéale pour toute la famille. (Photo Helen H. Richardson / The Denver Post)

    Ce sentier facile, d’environ 8 km aller-retour, suit une route large et plate le long de la rivière South Platte, accessible à tous les niveaux. À 4 km, un promontoire rocheux est l’endroit parfait pour observer les mouflons d’Amérique, souvent visibles en train de traverser ou de s’abreuver.

    Waterton Canyon marque également le début du Colorado Trail, emprunté par de nombreux randonneurs sur de longues distances en direction de Durango.

    À faire après la randonnée : Rafraîchissez-vous au réservoir de Chatfield ou dégustez une bière artisanale chez Living the Dream Brewing à Littleton.

    Roxborough State Park – Une alternative aux célèbres Red Rocks

    Temps de trajet : 45 minutes

    Avec ses imposantes formations rocheuses rouges et sa géologie singulière, ce parc d’État offre des paysages parmi les plus remarquables de la Front Range. Le sentier Fountain Valley, une boucle de 3,7 km, serpente au cœur de ces falaises en grès.

    Roxborough State Park et ses formations rocheuses impressionnantes
    Roxborough State Park, dans la banlieue sud de Denver, offre un spectacle de roches rouges. (Photo Cyrus McCrimmon / The Denver Post)

    Le parcours passe aussi devant la maison et la grange construites en 1907 par Henry Persse, qui rêvait d’y créer une station touristique.

    Un itinéraire plus exigeant de 8 km combine les sentiers Willow Creek et South Rim, avec des panoramas sur Denver par temps clair.

    À faire après la randonnée : Testez un parcours de golf à Arrowhead ou défiez-vous sur Epic Sky Trek, le plus grand parcours aérien indépendant d’Amérique du Nord, situé à Castle Rock.

    Enfilez vos chaussures, préparez votre sac, et partez à la découverte de ces sentiers exceptionnels du Front Range, où chaque randonnée rime avec découverte et plaisir, complétés par des pépites à explorer tout près après l’effort.

    En Résumé

    • Le Front Range, c’est un peu la boîte à surprises géologiques et historiques à portée de voiture de Denver. Pas besoin de traverser le pays pour sortir du quotidien.
    • On trouve des sentiers adaptés à tous : du promeneur du dimanche aux mordus de dénivelé qui aiment bien suer un peu.
    • Entre vestiges miniers, patrimoine musical, oiseaux majestueux et bisons sauvages, la région offre plus qu’un paysage, une véritable immersion culturelle.
    • Et bien sûr, le rituel post-rando est respecté : tarte maison, bière artisanale ou balade en carrousel, chacun y trouvera son bonheur.

    Alors oui, ça donne envie d’enfiler ses chaussures et de partir à l’aventure. Mais au-delà du spectacle naturel, c’est aussi une invitation à prendre son temps, à regarder autour de soi et à se demander : pourquoi se précipiter ailleurs quand on a toute cette richesse à portée de main ? Allez, laissez-vous tenter, foncez et racontez-nous vos plus belles découvertes du Front Range !


  • Jour 67 : Envoi des Dernières Caisses de Ravitaillement

    Jour 67 : Envoi des Dernières Caisses de Ravitaillement

    • Reed Gap (845,5 miles), départ à Waynesboro
    • Dénivelé : 0 m en montée, 0 m en descente

    Aujourd’hui a l’allure d’un enterrement. Tout est minutieusement organisé. Chaque détail a sa place, les derniers kilomètres sont précisément calculés. Toutes les boîtes de ravitaillement sont prêtes et la fin se rapproche déjà. Je ne m’attendais pas à ressentir un tel vide, si loin déjà de Katahdin.

    Dans ma vie professionnelle, j’ai appris que la satisfaction d’un objectif difficile et long est souvent suivie d’un certain sentiment de vide.

    Homme assis la tête baissée sur un porche avec des boîtes devant lui

    En route vers le Shenandoah

    Il nous reste encore de nombreux kilomètres à parcourir. Le parc national de Shenandoah scintille à l’horizon et l’excitation monte à l’idée d’y randonner. Comme beaucoup, nous attendons avec impatience de pouvoir nous réapprovisionner facilement sans porter tout notre ravitaillement.

    J’ai passé l’été 1971 à explorer le Shenandoah. Nous avons fait plusieurs randonnées guidées avec le « Ranger Tim ». Que ce soit moi ou ma mère, nous avions gagné sa confiance au point qu’il m’autorisait à le suivre dans ses balades. Je me souviens même avoir pu m’installer à l’arrière de son véhicule officiel du parc, un honneur dont je garde un précieux souvenir.

    Ranger Tim, enseignant en sciences et garde saisonnier, a été à l’origine de ma passion pour la botanique. Son esprit nous accompagnera sur cette étape.

    Le reste de la Virginie

    En 1975, à Snickers Gap, j’avais bifurqué vers le nord — c’est aujourd’hui la limite de notre traversée en Virginie. Cela ne représente que 55 kilomètres au-delà du Shenandoah.

    Ensuite, nous prévoyons une halte à Harpers Ferry, pour quelques jours. Nous visiterons notamment le siège de l’Appalachian Trail Conservancy, ainsi que plusieurs sites historiques.

    Cap sur la Nouvelle-Angleterre

    Après Harpers Ferry, nous prendrons le train pour la frontière Vermont/New Hampshire. Deux amis précieux nous aideront à organiser cette dernière étape, avant l’ascension finale de Katahdin.

    Réajustement du parcours

    Nous avons profité de la journée pour recalculer notre distance totale à parcourir. Quelques ajustements mineurs et une décision majeure changent notre feuille de route.

    Petit soulagement : j’avais déjà parcouru les 27,5 km entre Snickers Gap et Harpers Ferry en 1975, ce qui nous évite cette portion. Un détail qui compte plus qu’on ne le penserait.

    Grand changement envisagé — mais non définitif — : ne pas refaire la « 100 Mile Wilderness ». Cette décision pourrait être remise en question, sachant que l’ascension de Katahdin se fait sous des règles spécifiques. Pour l’instant, nous espérons atteindre Katahdin en partant du pont Abol, point où je m’étais arrêté en novembre 1975.

    Ces ajustements font passer notre total à parcourir de 1 209 km à environ 1 015 km, sans modifier la distance déjà accomplie.

    Dernières boîtes de ravitaillement

    Nous avons plusieurs petites boîtes de ravitaillement à récupérer en chemin. L’une d’elles nous attend à Harpers Ferry, une plus volumineuse sera déposée chez nos amis au New Hampshire, en vue des derniers préparatifs pour l’ascension de Katahdin.

    Quant au sentiment de vide, il peut bien patienter encore. Il nous reste des kilomètres à arpenter.

    En Résumé

    • Terminer un long périple n’efface pas toujours le sentiment de perte, même quand la fin est organisée à la minute près.
    • Il arrive qu’on se réjouisse de ne pas avoir à refaire certains tronçons, comme pour alléger son sac à dos numérique, même si c’est un peu tricher avec le parcours.
    • Les figures marquantes du passé, comme ce fameux Ranger Tim, sont nos compagnons invisibles dont on espère perpétuer l’esprit.
    • Se réapprovisionner sans porter tout le poids sera un plaisir un peu coupable après des milliers de kilomètres sur les épaules.
    • La notion d’« ajustement » dans une telle aventure ressemble parfois à un tour de montagnes russes, mais c’est aussi ce qui la rend humaine.

    Alors voilà, on avance. Ce vide du « presque fini » ne fait que nourrir l’envie d’aller encore plus loin, de redécouvrir ce qui nous attend à chaque détour. Parce qu’au fond, ce n’est pas vraiment la ligne d’arrivée qui compte, mais bien le voyage qu’on se crée — intensément, pas à pas. Allez, je vous emmène avec moi !


  • Indispensables du sac à dos, alternatives au papier cadeau et plus encore

    Indispensables du sac à dos, alternatives au papier cadeau et plus encore

    Fabriquez vous-même vos feuilles matifiantes pour le visage

    Les feuilles matifiantes pour le visage sont onéreuses, mais il est très simple d’en créer chez soi. J’achète un paquet de papier d’emballage blanc de bonne qualité que je découpe en carrés de 13 cm. J’en conserve plusieurs dans une pochette zippée dans mon sac à main pour éliminer rapidement la brillance durant la journée, et je range le reste dans ma salle de bains. J’utilise le côté brillant qui est plus absorbant. – Sharon, dans le Midwest

    Ce qu’il faut absolument emporter en randonnée

    Avec l’arrivée des sorties en pleine nature cet été, voici quelques conseils d’un randonneur expérimenté, expédiés tout droit du Colorado :

    • Investissez dans une boussole fiable, un GPS spécialement conçu pour les activités outdoor, et un balise de localisation personnelle. Ces équipements seront précieux là où votre téléphone ne capte pas.
    • Ne partez jamais sans lunettes de soleil, crème solaire et un chapeau pour protéger votre visage. Les coups de soleil et la cécité des neiges ne sont pas des plaisanteries.
    • Procurez-vous un couteau de qualité, un outil bien plus utile que vous ne l’imaginez en pleine nature.
    • Emportez une petite trousse de premiers secours avec désinfectant, pansements variés, gants jetables, antidouleurs et gel hydroalcoolique.
    • N’oubliez pas une lampe frontale, un briquet et/ou des allumettes bien protégés dans un contenant étanche.

    Il est surprenant de constater que beaucoup oublient ces indispensables quand ils s’aventurent loin des sentiers battus. – Jacob, Colorado

    Une véritable nuisance sur la route

    Ma « bête noire » : les conducteurs qui laissent leur chien sur leurs genoux ou qui l’ont la tête collée à la fenêtre côté conducteur. C’est dangereux pour tout le monde, y compris pour l’animal qui peut s’exciter brusquement. – Bev, par courriel

    Bev, je suis totalement d’accord. En cas de déploiement d’airbag, les conséquences peuvent être dramatiques. Votre chien doit impérativement voyager sur le siège arrière, soit dans un panier sécurisé, soit attaché avec une ceinture spéciale pour animaux. – Heloise

    Des alternatives au papier cadeau

    Si vous êtes en manque de papier cadeau, sachez que plusieurs solutions existent :

    • Pages de calendrier : colorées et disponibles en toutes tailles.
    • Affiches : certaines librairies ou boutiques de cartes en offrent gratuitement.
    • Papier pour panneaux d’affichage : souvent coloré et disponible en petits restes dans les magasins de fournitures d’art ou scolaires. Ces papiers font merveille associés à un joli ruban.

    Ces alternatives allient recyclage et qualité, un bon moyen de faire du bien à la planète tout en emballant avec style. – Lecteur fidèle, Kentucky

    Un coup de projecteur sur nos amis les bêtes

    Voici la photo du fidèle compagnon de Janis, impatient d’avoir sa friandise :

    Chien de Janis
    Le chien de Janis – Crédit : Heloise

    En Résumé

    • Fabriquer ses propres feuilles matifiantes peut sembler basique, mais ça évite de plomber son budget beauté.
    • Les randonneurs novices oublient parfois les essentiels, alors que certains objets semblent pourtant indispensables, même en 2024.
    • La sécurité routière ne s’arrête pas aux règles habituelles : nos compagnons à quatre pattes mériteraient un peu plus d’attention.
    • Le papier cadeau, souvent jetable, peut aisément être remplacé par des matériaux recyclés et colorés dignes d’un cadeau réfléchi.
    • Et pour finir, les belles histoires de nos amis poilus nous rappellent que même un simple regard peut rendre une journée meilleure.

    Il est fascinant de constater que, malgré les avancées technologiques et les conseils disponibles partout, nous répétons souvent les mêmes erreurs ou oublis dans notre quotidien. N’est-il pas temps de reprendre le contrôle en combinant bon sens et créativité ? Moi, je dis oui : mettons en œuvre ces astuces simples pour une vie plus pratique et plus respectueuse… et n’hésitons pas à partager nos petits secrets, car après tout, c’est en s’entraidant que l’on avance vraiment !


  • Pluie maussade dans les montagnes du Maine

    Pluie maussade dans les montagnes du Maine

    Ce matin, à 3 heures, le déluge ne s’était pas calmé. J’espérais démarrer tôt pour avancer près de 42 kilomètres et ainsi me positionner idéalement pour la suite. Mais la pluie persistante m’a vite convaincu que je devais prendre mon campement tel quel, même sous les averses.

    J’ai appelé Taco, qui était également prêt à partir, en attente. Il m’a expliqué qu’il avait contacté les propriétaires du Knoll, une auberge située entre Bethel et Gorham. Ceux-ci m’avaient déjà proposé un hébergement, initialement prévu dans quelques jours, après deux longues journées de marche à environ 40 kilomètres chacune. Aujourd’hui, une route à 32 kilomètres permet de se faire récupérer par Homespun et Doogie, les gérants du Knoll, ce qui signifie une porte de sortie en cas de mauvais temps. Taco comptait se faire prendre là-bas plus tard, ce qui me donnait un plan B réconfortant si la météo devenait ingérable.

    Finalement, j’ai bouclé mon sac et me suis préparé à affronter de nouveau la pluie battante. La partie la plus pénible, c’est de supporter l’équipement de pluie. Je savais que la journée serait pentue, faisant suer sous la veste imperméable, mais sans elle, je risquais d’être trempé et glacé. Un vrai dilemme.

    La matinée a débuté par une montée interminable, avant que le sentier atteigne un plateau puis amorce une brève descente. C’est alors que Taco m’a rejoint, une très bonne surprise. Son compagnonnage rend l’effort plus agréable. Peu de temps après, une nouvelle ascension nous a conduit à accumuler environ 760 mètres de dénivelé sur les quatre premiers kilomètres. La sueur coulait à flot sous la pluie implacable, mais nous avons persisté en rêvant au refuge qui nous offrirait enfin un abri temporaire.

    Arrivés à l’abri, la pause fut courte. Le corps, trempé de sueur et de pluie, se refroidissait trop vite. Nous avons préféré repartir rapidement, sachant que cette halte serait sans doute la dernière de la journée. Heureusement, une fois remis en marche, je me suis réchauffé rapidement et le sentier s’est révélé meilleur que dans mes souvenirs – une coïncidence météo : la dernière fois ici, la pluie avait aussi rythmé toute la journée, avec en prime une chute douloureuse qui m’avait valu une main enflée pour quelques jours.

    Le relief s’est ensuite adouci, sans montées lourdes, ce qui a permis de réduire un peu l’effort et la transpiration. Mais la pluie, elle, n’a jamais cessé. Vers 13 kilomètres, j’ai commencé à envisager un changement de programme. Si je restais trempé et frigorifié en arrivant à Grafton Notch, je pouvais rejoindre le Knoll avec Taco dès aujourd’hui. Ce ne serait pas une dérive trop importante dans mon planning : à la place d’une étape moyenne aujourd’hui puis deux longues, j’allais inverser les distances. Une décision qui privilégiait le confort face à l’obstination.

    Nous avons continué tant bien que mal, sachant qu’il nous faudrait gravir un pic à 1 200 mètres, totalement exposé, où le rocher humide risquait de rendre l’ascension délicate. Une sensation pas très enthousiasmante, mais inévitable. Un autre refuge rencontré abritait déjà un randonneur visiblement en pause forcée par la météo. À vrai dire, avec un tel déluge, prendre un jour de congé sur le sentier n’aurait rien d’anormal. Moi-même, parfois, j’aurais envie de me cacher au sec et dormir jusqu’à ce que le soleil revienne.

    Alors que la pluie ne faiblissait pas, nous avons entamé la dernière montée raide. Le sentier se transformait peu à peu en ruisseau débordant. Selon les relevés, près de 4 cm d’eau étaient tombés entre la veille et aujourd’hui, une véritable douche. Mais je ne me permettais pas de m’arrêter, sachant que le froid s’installerait vite. À l’approche de la limite climatique où la végétation disparaît, j’ai signalé à Taco que c’était notre dernière chance de pause sans risquer de perdre la chaleur corporelle. Lui s’est arrêté pour reprendre un peu d’eau, tandis que je poursuivais vers ce point culminant.

    Et miracle : juste avant d’atteindre le sommet dénudé, la pluie s’est arrêtée. Même si le vent soufflait fort et que les températures restaient basses, c’était un formidable soulagement. Être trempé ne me gênait plus autant que d’être battu par la pluie et le vent.

    Sur le sommet, la roche, étonnamment adhérente malgre l’eau, m’a permis une descente sûre et fluide. Le manque de balises visibles aurait pu être source d’erreur mais je m’en suis bien sorti. De retour sous les arbres, la descente s’est apaisée avant d’atteindre la route où Homespun nous attendait.

    Nous devions initialement arriver vers 16 heures, mais il était presque 17 heures quand nous avons croisé la camionnette. Dans ses mains, des boissons fraîches pour Taco, une serviette chaude pour moi, et un thermos de chocolat chaud… comme si le destin voulait effacer la morosité de la journée. Un accueil chaleureux digne de ce que l’excellente équipe du Knoll peut offrir.

    Le trajet en voiture nous a menés à une charmante maison en périphérie de Bethel, où Doogie, Homespun et leur labrador noir Kevin nous attendaient. Le Knoll, avec son ambiance intime et conviviale, est parfait pour recréer ce lien essentiel entre hôtes et marcheurs fatigués. L’auberge propose un espace commun accueillant, un frigo bien garni, un dortoir cosy, et un service de navette inclus pour faciliter les allers-retours sur le sentier.

    Après une douche chaude, une lessive et un peu d’organisation logistique, nous avons partagé un dîner maison rythmé de rires et d’échanges. Homespun a même évoqué l’impact que mon récit avait eu sur elle, un témoignage touchant qui donne du sens à cette aventure numérique autant que physique.

    Pour conclure la soirée, nous avons dégusté une tarte aux myrtilles du Maine, accompagnée de glace. Puis, dans la douce chaleur du Knoll, nous avons prolongé la soirée en bonne compagnie, jusqu’à ce que s’installe la nuit, déposant un dernier voile de sérénité sur cette journée éprouvante.

    En Résumé

    • La pluie qui tombe sans relâche transforme toute expédition en véritable épreuve d’endurance morale et physique.
    • Le dilemme éternel du randonneur sous la pluie : s’équiper pour garder la chaleur malgré la transpiration, ou rester léger et risquer l’hypothermie.
    • La camaraderie spontanée, comme avec Taco, ajoute une touche précieuse à ces péripéties difficiles.
    • Admettre que revoir ses plans pour éviter l’épuisement ou la maladie n’est pas un signe de faiblesse, mais de sagesse.
    • Les refuges et auberges tenus par des passionnés offrent souvent plus que des lits : un véritable bol d’humanité et de chaleur réconfortante.

    À travers ces expériences sous un ciel incessamment trempé, je constate à quel point la volonté d’avancer, malgré les circonstances, forge bien plus que des kilomètres parcourus. Elle façonne notre perception de la nature, de l’effort et surtout, des liens humains. Alors oui, la pluie ruine parfois les plans, mais elle révèle aussi ce que les chemins ont de plus beau à offrir. Et vous, quelle serait votre stratégie face à un tel déluge ? Resteriez-vous stoïque ou chercheriez-vous l’abri le plus proche ? Moi, je dis : vivement la prochaine balade sous la pluie, histoire de tester notre résilience… avec une bonne dose d’humour, bien sûr !


  • Deux Américains secourus au Mont Fuji : appel à durcir les règles

    Deux Américains secourus au Mont Fuji : appel à durcir les règles

    Deux Américains ont dû être secourus sur le mont Fuji au Japon, dans deux incidents distincts, avant même l’ouverture officielle de la saison d’ascension jeudi. Ces interventions ravivent les débats sur la nécessité de durcir les sanctions contre les randonneurs qui enfreignent les règles, mettant leur vie en danger et mobilisant des ressources locales importantes.

    Les équipes de secours en montagne de la préfecture de Shizuoka ont été déployées à deux reprises en l’espace de deux jours pour venir en aide à ces alpinistes imprudents, ce qui soulève une nouvelle fois les critiques adressées à ceux qui tentent d’atteindre le sommet de 3 776 mètres sans préparation ni équipement adéquat, en dehors de la période recommandée.

    Bien que les secours des 4 et 5 juillet n’aient pas nécessité l’intervention d’hélicoptères, les voix s’élèvent de plus en plus pour que les personnes sauvées sur le mont Fuji prennent à leur charge le coût de leur évacuation.

    « Les trois sentiers menant au sommet du mont Fuji, côté préfecture de Shizuoka, ont officiellement rouvert aujourd’hui, mais nous avons déjà reçu des rapports concernant des randonneurs secourus plus tôt ce mois-ci », explique Aya Ichikawa, responsable du service tourisme de la ville de Fuji, chargée de superviser les ascensions sur ce flanc de la montagne.

    « C’est problématique car ces interventions ont lieu en dehors de la saison officielle d’ascension, mais il n’existe pas de sanction pour ceux qui ne respectent pas les règles. Notre seul souhait est que les grimpeurs les suivent, afin d’assurer leur sécurité », a-t-elle confié.

    Le septuagénaire américain secouru sur le sentier Fujinomiya le 4 juillet n’a pas été nommé, mais il a été rapporté qu’il avait installé une tente près de la septième station. Se sentant mal, il a sollicité l’aide d’autres randonneurs, l’un d’eux appelant les services d’urgence, selon une source locale.

    En Résumé

    • Certains randonneurs semblent croire que les règles du mont Fuji sont des suggestions facultatives. Spoiler : elles ne le sont pas.
    • Les secours, aussi vaillants soient-ils, ne sont pas des taxis du sommet, mais ils finissent par payer la facture — au figuré et littéralement.
    • La saison officielle existe pour une bonne raison, et camper sur le flanc de la montagne en dehors de celle-ci montre un certain mépris pour la sécurité personnelle et collective.
    • Demander plus de sanctions, y compris financières, n’est peut-être pas une mesure extrême, mais une réponse logique face à ces imprudences répétées.

    Ce que ces incidents nous rappellent, c’est que la nature impose toujours ses règles, qu’on les respecte ou non. Mais à l’heure où l’aventure et le dépassement de soi sont populaires, il serait temps de réfléchir à la responsabilité individuelle et collective. Moi, je dis que mêler esprit de conquête et prudence, ce n’est pas de la lâcheté, c’est du bon sens. Et ça, c’est une discussion dont on a vraiment besoin.


  • Le guide local des meilleurs spots pour randonner, marcher et pédaler à Santa Cruz

    Le guide local des meilleurs spots pour randonner, marcher et pédaler à Santa Cruz

    Santa Cruz, un paradis naturel à portée de pas et de roue

    Santa Cruz est une destination idéale pour les amoureux de la nature et des activités de plein air. Entre ses majestueux séquoias, ses vastes plages de sable et ses panoramas océaniques, cette perle côtière abrite 14 parcs et plages d’État. Forêts de séquoias, falaises spectaculaires, paysages à couper le souffle… Il n’est pas étonnant que randonneurs, cyclistes et promeneurs en soient si friands.

    Que vous soyez un résident de longue date ou un visiteur de passage, les occasions d’explorer la beauté naturelle du comté de Santa Cruz semblent infinies. Ici, le grand air se vit pleinement, au quotidien.

    En parcourant le comté et en échangeant avec locaux et visiteurs sur leurs lieux préférés pour marcher, randonner ou pédaler, quelques trésors discrets ont émergé.

    Carin Hanna, originaire de Santa Cruz, évoque Cherryvale Avenue à Soquel comme son endroit favori pour faire du vélo. Ce chemin sans sortie, peu fréquenté, est une petite oasis de calme : « C’est magnifique, entre petites fermes et pépinières. Tout le monde vous salue, l’ambiance est très conviviale. »

    Alex Walker, de Watsonville, recommande une zone de Palm State Beach, près de Pajaro Dunes, à la jonction de West Beach Road et Rio Boca Road : « Vous garez votre voiture, grimpez une colline et profitez d’une jolie balade en bord de dunes. » Pour une sortie à vélo, il suggère San Andreas Road, parallèle à la côte de West Beach Road à La Selva Beach, où le coucher du soleil peint le ciel de couleurs rose et violet, près de Manresa State Beach.

    Parmi les endroits où la nature appelle une fidélité presque religieuse de ses visiteurs, quatre sites reviennent régulièrement comme les favoris pour randonner, marcher ou pédaler. Leurs noms parleront à ceux qui connaissent bien la région.


    West Cliff Drive

    Idéal pour : marche, randonnée, vélo

    Cette promenade côtière de près de 5 kilomètres s’étire du quai municipal de Santa Cruz jusqu’à Natural Bridges State Beach. Elle offre un parcours parfait aux piétons, cyclistes, joggeurs et familles, avec en toile de fond des vues splendides sur l’océan, l’air marin et les vagues qui dansent.

    Michael, surnommé « Santa Cruz », apprécie particulièrement cette route mythique du littoral ouest : « On croise des gens heureux en balade et plein d’endroits pour observer les surfeurs. »

    Au départ du quai, la balade longe la plage Cowell, très appréciée des surfeurs débutants. L’itinéraire longe la falaise, entouré de cyprès de Monterey et de palmiers, passe devant une statue emblématique dédiée au surf, puis arrive au Steamer Lane Supply, un stand décontracté où l’on déguste notamment un excellent sandwich au cabillaud pour quelques dollars.

    Un passage s’impose au phare commémoratif Mark Abbott, surplombant la célèbre vague de Steamer Lane et abritant le Santa Cruz Surfing Museum, gardien d’une riche histoire locale du surf.

    La route récemment rénovée continue le long de la falaise jusqu’à Natural Bridges, un site naturel de 26 hectares célèbre pour son arche marine et la forêt d’eucalyptus où, d’octobre à janvier, des milliers de papillons monarques viennent traditionnellement se rassembler, même si leur nombre décline depuis quelques années. Un lieu paisible qui séduit autant les ornithologues que les amoureux de la nature.


    East Cliff Drive

    Idéal pour : marche, randonnée, vélo

    Peu à envier à son homologue ouest, cette route de 5,5 kilomètres serpente le long des falaises de Pleasure Point, passant devant les célèbres spots de surf de Hook et Jack’s, et s’étend jusqu’au port et à la rivière San Lorenzo.

    Elle attire promeneurs, cyclistes et surfeurs, tous en quête de vues imprenables sur l’océan. Sur le chemin, le Santa Cruz Museum of Natural History offre une pause culturelle enrichissante, explorant l’écologie locale et l’histoire des populations autochtones.

    John Alibrandi, passionné de vélo, confie son affection pour la balade reliant la plage du 26e Avenue à Capitola via East Cliff Drive : « C’est un petit paradis. J’ai quitté la côte Est rien que pour ça. »


    Land of Medicine Buddha

    Idéal pour : marche, randonnée (vélo interdit sur les sentiers)

    À l’écart des sentiers battus, dans les séquoias autour de Soquel, le Land of Medicine Buddha offre plus qu’une simple randonnée : une immersion paisible dans la spiritualité. Ce centre bouddhiste tibétain s’étend sur 108 acres, en bordure du parc d’État Forest of Nisene Marks.

    Maya Bates, résidente de Santa Cruz, apprécie cette évasion : « C’est parfait pour une balade courte ou une longue randonnée, c’est vraiment apaisant. »

    Ouvert en semaine et le dimanche après-midi, ce sanctuaire propose une boucle de 10 km dans la forêt et le sentier des Huit Versets, plus court et ombragé, décoré de moulins à prières et statues pour la méditation.

    Le Wish-Fulfilling Temple, la clairière de méditation, et d’autres lieux sacrés jalonnent le domaine, offrant une expérience authentique, qu’on cherche le recueillement ou une belle promenade.


    The Forest of Nisene Marks State Park

    Idéal pour : marche, randonnée, vélo

    Au nord d’Aptos, cette vaste forêt de séquoias regénérés couvre plus de 4 000 hectares, autrefois exploités intensivement à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, ce paradis naturel propose 30 à 40 miles (48 à 64 km) de sentiers à travers canyons, ruisseaux et arbres majestueux.

    La zone est un refuge pour randonneurs, coureurs et vététistes. Parmi les itinéraires phares :

    • Buggy Trail, promenade facile d’un mile à travers fougères luxuriantes.
    • Old-Growth Loop Trail, deux miles parmi séquoias vieillissants et grottes mousseuses.
    • Maple Falls Trail, randonnée de 10 miles jusqu’à une cascade de 9 mètres, idéale après la pluie.
    • Loma Prieta Grade Trail, suit une ancienne voie ferrée de scierie, avec un passage marquant à l’épicentre du séisme de 1989.

    Le parc, qui s’élève des bords de mer à plus de 800 mètres d’altitude, représente une épopée de nature, d’histoire et d’aventure douce.

    En Résumé

    • Santa Cruz est un peu le rêve éveillé pour ceux qui aiment marcher, pédaler ou contempler la mer sans sortir de leur zone de confort.
    • Des chemins calmes comme Cherryvale Avenue aux lieux mythiques comme West Cliff Drive, il y en a pour tous les goûts, du baladeur du dimanche au sportif aguerri.
    • Le Land of Medicine Buddha rappelle que parfois, il ne faut pas seulement se déplacer physiquement, mais aussi spirituellement.
    • Enfin, la forêt de Nisene Marks montre qu’une nature qui renaît tintée d’histoire vaut bien quelques kilomètres de sentiers boueux.

    Alors voilà, on pourrait croire que tout est déjà connu, déjà exploré. Pourtant, chaque pas sur ces sentiers révèle une nouvelle histoire, un nouveau souffle, une surprise inattendue. Je vous invite à chausser vos baskets, enfourcher votre vélo ou simplement ouvrir vos yeux grands ouverts. La nature autour de Santa Cruz est une invitation permanente à l’émerveillement, et je parie que, vous aussi, vous y trouverez votre endroit secret à chérir. Allez, on sort, on bouge, et on partage !


  • Voir l’Italie grâce à l’association minnesotienne Esperienza

    Voir l’Italie grâce à l’association minnesotienne Esperienza

    Par un matin vif de printemps à Rimini, je me tenais silencieux dans une cathédrale, entouré de onze autres marcheurs, attendant la bénédiction d’un évêque.

    Devant nous s’étendaient plusieurs jours de marche exigeante à travers les montagnes de la région Émilie-Romagne, en Italie, jusqu’au sanctuaire de La Verna, un monastère franciscain en Toscane. Ensemble, nous allions parcourir 120 kilomètres sur des chemins parfois escarpés et accidentés. Jusque-là, nous n’avions foulé que trois pâtés de maisons plats. Compte tenu de l’effort à venir, une aide céleste semblait plus que bienvenue.

    Nous suivions les pas de saint François d’Assise, mais n’étions pas en pèlerinage religieux. Mon mari et moi avions rejoint ce voyage proposé par Esperienza, une remarquable association basée à Minneapolis, qui revitalise les campagnes italiennes grâce à la philanthropie et au tourisme. Notre itinéraire nous conduisait à découvrir des villages perchés, loin des rails et des foules touristiques. Et nous avions choisi la lenteur — à pied.

    Bien que nous ayons souvent séjourné en Italie, jamais nous n’avions vécu le pays ainsi, chaque journée se dessinant à l’aune des montagnes parcourues ou encore à conquérir. Au terme du périple, jambes fatiguées, cœurs pleins, l’expérience nous avait profondément marqués.

    Ces onze jours comportaient cinq journées de marche, d’environ 24 kilomètres chacune, entrecoupées de pauses bienvenues pour se reposer et explorer. Lors des étapes de randonnée, notre groupe, composé de professionnels et de retraités, principalement originaires du Minnesota, chaussait ses bottes, chargeait son sac à dos avec repas, eau, bâtons et vêtements contre la pluie — qui, fort heureusement, demeurèrent inutilisés grâce à un climat clément. Les bagages, eux, prenaient une route plus aisée, transportés par van – certains randonneurs plus enclins à la prudence y recouraient aussi.

    San Leo se dresse au loin, point d’ancrage visuel pour les randonneurs lors du trek de 11 jours 'Sur les pas de Saint François' organisé par Esperienza.
    San Leo se dévoile au loin, ultime étape du jour lors du périple “Sur les pas de Saint François” orchestré par Esperienza. (Kerri Westenberg pour le Minnesota Star Tribune)

    Nous suivions Alessia Ghirardi, notre guide italienne à la fois érudite et rayonnante, à travers champs alpins, oliveraies tapissées de fleurs jaunes et sentiers redoutables menant à des monastères isolés et à des panoramas à couper le souffle. Alessia nous présenta les habitants, restaurateurs cueillant ou cultivant leurs produits, fermiers aux agneaux nouveau-nés accueillis par leurs chiens joyeux courant dans les rues. Au fil du parcours, nous nous encourageâmes, partagions antidouleurs et chocolats, tissant une solidarité née d’un objectif commun et de kilomètres avalés ensemble.

    Chaque soir, l’arrivée dans les villages perchés semblait une juste récompense, autant de joyaux à découvrir.

    Parmi eux, San Leo, avec sa forteresse baignée d’une lumière dorée, fut le décor de notre premier jour de repos. Là, nous apprîmes à préparer des pâtes grâce à Antonella Cetrangolo, cuisinière de l’hôtel, accompagnée du propriétaire de l’établissement et d’Alessia. Trois passionnées de cuisine qui maîtrisent à merveille l’art des fettuccine maison.

    En Résumé

    • Prendre le chemin de saint François sans perdre le rythme de la randonnée, c’est marcher avec l’esprit autant que les jambes.
    • Les sentiers italiens ne se contentent pas d’être beaux, ils exigent aussi un certain doigté… et une bonne dose de motivation.
    • Partir à la rencontre des habitants, c’est surtout découvrir l’Italie au-delà des clichés touristiques, dans ses recoins les plus authentiques.
    • Le luxe de déléguer ses bagages pendant plus de 20 kilomètres de marche contribue sans doute à ménager le moral autant que les articulations.
    • Enfin, partager un simple repas préparé à plusieurs mains au sommet d’une forteresse est peut-être la plus belle façon de goûter la richesse de ce pays.

    Alors, au fond, qu’est-ce qui pousse vraiment à enfiler ses chaussures de randonnée pour des journées éprouvantes au cœur d’une Italie parfois méconnue ? Peut-être une quête de sens, un désir de ralentir, un goût des vraies rencontres, ou simplement le plaisir d’aller à pied là où peu osent s’aventurer. Moi, ce voyage me donne envie de repartir tout de suite — avec les pieds bien ancrés au sol et l’esprit en éveil. Et vous, prêts à chausser vos bottes ?


  • Randonneur texan décède sur le sentier South Kaibab du Grand Canyon

    Randonneur texan décède sur le sentier South Kaibab du Grand Canyon

    GRAND CANYON, AZ — Un randonneur a perdu la vie sur le sentier South Kaibab, sous Cedar Ridge, au Grand Canyon.

    Peu avant midi, le 8 juillet, les autorités ont été alertées de la présence d’un homme inconscient sur le sentier.

    Des témoins ont immédiatement entrepris un massage cardiaque pendant que les secours du National Park Service (NPS) et des bénévoles arrivaient sur place.

    Malgré tous les efforts pour le réanimer, l’homme a été déclaré décédé sur les lieux.

    Il s’agissait d’un homme de 67 ans originaire d’Alvarado, au Texas. Il tentait de rejoindre la rivière Colorado en vue d’une nuit au Phantom Ranch.

    Selon les informations, le randonneur avait rebroussé chemin à Skeleton Point et montait vers la sortie lorsque l’« incident » s’est produit. Les détails de ce dernier n’ont pas été communiqués.

    Les gardes forestiers rappellent fermement qu’il est déconseillé d’emprunter les sentiers du canyon en été, quand les températures peuvent atteindre 49ºC à l’ombre sur certaines portions exposées, rendant les conditions extrêmement dangereuses.

    Cette tragédie fait actuellement l’objet d’une enquête menée par le National Park Service et le médecin légiste du comté de Coconino.

    En Résumé

    • Se lancer dans une randonnée dans les profondeurs du Grand Canyon sous une chaleur étouffante n’est jamais une bonne idée… mais certaines le découvrent malheureusement à leurs dépens.
    • Bien qu’équipés, les randonneurs oublient parfois que le danger vient aussi du terrain et des conditions climatiques, même si le paysage est à couper le souffle.
    • Les consignes de sécurité ne sont pas là pour décorer : le NPS insiste sur l’importance de respecter les recommandations en période estivale.
    • Il reste néanmoins difficile d’imaginer que ce genre d’événement puisse survenir à des personnes expérimentées et préparées, ce qui rappelle l’imprévisibilité de la nature.

    En tant que journaliste à Point Sud, je réfléchis souvent à la fine ligne entre l’aventure et le péril. Ce drame au Grand Canyon nous confronte à la fragilité humaine face à l’immensité et à la puissance des éléments. Alors que l’été pointe ses rayons brûlants, il serait pertinent d’ouvrir le débat : jusqu’où devons-nous pousser notre volonté d’explorer ? Entre prudence et défi, il y a sûrement un juste milieu à retrouver – et vite.


  • Randos et Campings : Les Meilleurs Spots en Europe et Ailleurs

    Randos et Campings : Les Meilleurs Spots en Europe et Ailleurs

    Randonneurs en pleine nature

    Photo-Illustration : The Strategist ; Photos gracieusement fournies par Tessa Forrestt, Frances Shoemack, Blair Kemp, Reggie McCafferty, Craig Mod, Sean Greene et Javier Fernandez

    Dans notre série dédiée aux voyages, nous avons demandé à des passionnés d’aventures en plein air de partager leurs itinéraires coups de cœur. Pour cette sélection spéciale, ils nous dévoilent leurs meilleurs spots de randonnée et de camping, alliant immersion dans des lieux naturels encore préservés et plaisirs gourmands à proximité.

    Sifnos, Grèce

    “L’île de Sifnos se découvre presque entièrement à pied. Nous logions chez des amis dans un Airbnb à une demi-heure de marche du village. Avec l’application AllTrails, j’ai trouvé des sentiers menant à des plages accessibles uniquement à pied ou en bateau. La plage de Vathi est magnifique, et on peut nager jusqu’à une boutique de céramiques nichée dans la crique si la marée est haute. De là, on peut randonner jusqu’à la plage isolée de Fikiada — nous y étions au lever du soleil, seuls au monde. Idéalement, venez en août, pendant la Full Moon Street Party animée par la radio locale RadioActive; toute l’île vibre au même rythme musical quand on déambule dans les rues.” — Chelsea Rizzo, cofondatrice de Hikerkind

    France, Italie et Suisse

    “La période idéale pour randonner dans les Alpes s’étend de fin juin à début septembre, et il faut s’y prendre longtemps à l’avance pour réserver un hébergement. Le Rifugio Bonatti est l’étape phare à réserver en priorité, suivi par le petit hameau Les Chapieux dont les lits partent vite. Pour une touche de confort, j’ai logé au Grand Hotel Courmayeur Mont Blanc. Le circuit complet se fait en une semaine, avec la possibilité de sauter certaines étapes en prenant bus ou train. Ce que j’apprécie le plus, c’est la convivialité sur les sentiers : on rencontre des randonneurs du monde entier, toujours prêts à partager un moment ou une aide.” — Irene Kim, styliste

    Comté d’Essex, États-Unis

    “Nous avons fait deux escapades hivernales dans les huts de l’Adirondack Mountain Club près de Keene Valley. Ces refuges sont situés à 3,5 miles de randonnée depuis le parking, chauffés et équipés de poêles à propane. En février, les raquettes sont indispensables à cause de la neige. C’est une aventure plus rude qu’une simple randonnée, mais dormir au chaud dans ces huts vous évite le matériel extrême. Les sentiers d’excursion vont de promenades de 6 miles à des boucles plus longues jusqu’aux sommets alentour.” — Blair Kemp et Reggie McCafferty, rédacteurs pour Amateurs magazine

    Les Açores, Portugal

    “L’île de São Miguel est à seulement cinq ou six heures de vol de New York. Nous avons passé deux nuits à l’est puis deux à l’ouest, en randonnant chaque jour. La location de voiture est simple, et on traverse l’île en quelques heures. Le circuit de Praia de Lagoa do Fogo reste la plus belle rando que j’aie faite, battant même le Pérou ou l’Islande. Quatre heures d’excursion avec des paysages changeants : terre volcanique sombre, végétation verte, forêts de séquoias, lacs… Mon partenaire et moi avons tellement adoré que nous envisageons de nous marier ici.” — Tessa Forrest, directrice artistique chez Atmos magazine

    Cumbria, Angleterre du Nord-Ouest

    “Dans le Lake District, on peut gravir montagnes et collines appelées fells, offrant des vues panoramiques à couper le souffle. Le paysage est doux et maniable. Pour s’y rendre depuis Londres, on prend le train jusqu’à Oxenholme ou Penrith, puis une voiture de location, car les transports en commun sont modestes. Le boutique-hôtel Another Place possède une piscine avec vue sur les montagnes, et j’aime aussi loger dans un pub comme le Hare & Hounds Inn. Un itinéraire : randonnée matinale de 2 à 3 heures, puis découverte des villages et de leurs boutiques, notamment Grasmere célèbre pour son pain d’épices préparé selon une recette secrète.” — Grace Cook, chroniqueuse sportive et culturelle

    Région de Tohoku, Japon

    “Le sentier côtier Michinoku, inspiré des grands trails américains, traverse le nord-est de Honshu, région frappée par le tsunami de 2011. On alterne randonnées en forêt sur la plage, puis passages dans de petits villages traditionnels. J’ai parcouru 80 km en quatre jours, dormant dans des hôtels restés figés dans le temps depuis les années 80 ou dans des campings équipés de plateformes en bois. On peut choisir entre aventure rustique, confort hôtelier, ou un mélange des deux.” — Graham Hiemstra, fondateur de Field Mag

    Région de Chugoku, Japon

    “Pour une expérience authentique, prenez le train jusqu’à Yamaguchi City, puis randonnez sur le sentier Hagi Okan jusqu’à Hagi City. Deux jours suffisent avec une nuit dans le ryokan Hayashiya à mi-parcours, situé au-dessus d’une ancienne boutique de tofu. Avant de partir, ne manquez pas les jardins et temples de Yamaguchi ou Yuda. Le sentier est bien entretenu, avec quelques passages sur route, mais surtout des chemins bordés de pavés d’époque Edo. Hagi propose de bons restaurants et un jazz café convivial.” — Craig Mod, photographe et auteur

    Catalunya, Espagne

    “La randonnée en Espagne est plus accessible qu’en Californie ou au Colorado, sans complications administratives liées aux permis. Premier arrêt : Tiana, petite ville vallonnée à 30 minutes de Barcelone, avec un sentier offrant une vue sur les Pyrénées. Ensuite, quelques jours à Gérone pour louer des vélos et rejoindre les départs de sentiers. La région regorge de ruines, montagnes et cascades. Enfin, le village montagnard d’Abella offre des panoramas sur les sommets enneigés. Profitez aussi d’Andorre toute proche, réputée pour ses taxes basses, idéale pour les skieurs espagnols.” — Caroline Brammer, responsable marketing chez Gossamer Gear

    Sud de l’Utah, États-Unis

    “Dans les parcs renommés comme Zion ou Bryce Canyon, la foule, le stationnement et les réservations compliquent la vie. Mieux vaut camper gratuitement à une heure de route sur les terres publiques autour des parcs. Pas un chat, pas de permis, et l’aventure garantit. Nous y allons souvent en famille au printemps et à l’automne, explorant slot canyons étroits et descentes en rappel. Pour découvrir le canyoneering, engagez un guide local, indispensable pour choisir et utiliser le matériel adéquat.” — Tyson White, directeur créatif et fondateur de SPC/LST

    Long Beach Peninsula, État de Washington

    “La côte naturelle du Nord-Ouest Pacifique est d’une beauté rare et offre une multitude d’activités de plein air. À la fois proche de grandes villes comme Seattle ou Portland, et en marge de la civilisation, c’est un terrain de jeu idéal pour les familles avec jeunes enfants. On peut camper dans des parcs d’État ou au camping Snow Peak, ou choisir une expérience originale dans une Airstream aménagée au Sou’wester Lodge. Le Cape Disappointment State Park propose des sentiers accessibles menant à des forts de la Seconde Guerre mondiale, tandis que Leadbetter Point offre des balades faciles entre océan Pacifique et baie de Willapa. L’été y est intense, mais octobre réserve encore un temps agréable.” — Michael Anderson, responsable de la marque Snow Peak USA

    Patagonie, Chili

    “Nous avons visité les parcs nationaux Torres del Paine et Patagonia avec l’agence Explora. Le parc Patagonia est en pleine renaissance grâce à Rewilding Chile, qui restitue ces terres à leurs formes sauvages originelles. Le territoire est d’une beauté saisissante, un lieu iconique pour marcheurs et randonneurs. Explora propose des lodges confortables, certains équipés de bains froids en extérieur. Chaque matin, les guides adaptent les randonnées selon les envies et difficultés, et préparent des repas délicieux à emporter.” — Libby DeLana, directrice créative et fondatrice de This Morning Walk

    Île du Sud, Nouvelle-Zélande

    “Le sentier Abel Tasman s’étale sur cinq jours en longeant la côte, avec la possibilité d’être pris ou déposé par bateau-taxi à différents points. Nous avons fait trois nuits, accueillis un jour par ma sœur venue en bateau. L’avantage : on peut dormir dans des huts, évitant de porter une tente. Ces refuges vivent une ambiance conviviale avec enfants et parents qui cuisinent. À Kaiteriteri, charmante station balnéaire proche du départ, on peut loger avant ou après la randonnée. La région de Nelson est un paradis pour les gourmets avec ses vins, fromages, champignons et truffes. Je recommande l’apport d’un cubi de vin à partager.” — Frances Shoemack, fondatrice de Abel fragrances

    Randonnée côtière en Nouvelle-Zélande

    Randonnée côtière sur l’Île du Sud de Nouvelle-Zélande. Photo : Frances Shoemack

    En Résumé

    • Marcher, ça ne coûte pas forcément cher, mais il faut parfois réserver un an à l’avance, surtout dans les Alpes — la patience est une vertu du randonneur.
    • On peut chercher l’isolement ou la convivialité, entre refuges communautaires et hôtels un peu chics, histoire de ne pas trop trembler en dormant.
    • Les paysages très variés, entre plages secrètes, montagnes historiques, forêts anciennes et côtes sauvages, sont toujours au rendez-vous.
    • Certains sentiers sont si “secrets” qu’on en oublie presque que la civilisation n’est jamais très loin, avec cafés de jazz et boutiques de céramique en chemin.
    • Enfin, un point commun : l’envie d’allier effort physique et plaisirs gastronomiques, parfois dans un décor de rêve, parfois dans la simplicité d’un dîner partagé sous les étoiles.

    Globalement, ces itinéraires nous rappellent que la vraie aventure n’est pas toujours dans la difficulté extrême, mais dans la capacité à prendre le temps, à écouter la nature, et à savourer le mélange singulier entre marche et moments conviviaux. Alors, pourquoi ne pas chausser ses bottines et partir à la découverte de ces trésors loin des sentiers battus ? Moi, ça me donne envie de préparer mon sac sans plus attendre !


  • Randonneurs ignorent la fermeture du sentier à Hawaï, un enfant de 8 ans grièvement blessé

    Hawaï : Un enfant gravement blessé sur un sentier fermé, malgré les avertissements

    À Hawaï, un sentier populaire a récemment été fermé après un accident qui a laissé un garçon de huit ans grièvement blessé. Pourtant, malgré les interdictions clairement affichées, des centaines de randonneurs ont continué à emprunter ce passage dangereux, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des visiteurs.

    Le drame s’est produit sur le sentier du cratère Koko, où l’enfant est tombé dans un puits, entraînant des blessures graves. Les autorités avaient décidé de fermer temporairement le site pour des raisons évidentes de sécurité, mais cela n’a pas empêché les randonneurs de défier les consignes, ignorant les panneaux et les barrières mises en place.

    Cette situation met en lumière le dilemme entre la liberté individuelle des amateurs de nature et la nécessité impérative de respecter les mesures de précaution. Le sentier du cratère Koko, connu pour ses panoramas spectaculaires, attire chaque année de nombreux visiteurs, mais son accès reste délicat et parfois risqué.

    Face à cette désobéissance massive, les autorités locales envisagent désormais de renforcer la surveillance et d’augmenter les sanctions, afin de garantir la sécurité de tous. Il s’agit aussi d’un appel à la responsabilité de chacun, pour ne pas transformer ces lieux de beauté en pièges mortels.

    En Résumé

    • Ignorer les panneaux de fermeture peut transformer une promenade idyllique en cauchemar médical.
    • La beauté des paysages ne doit pas aveugler sur les risques bien réels.
    • Un enfant blessé est toujours un signal rouge, mais il semble que cela prenne du temps pour certains marcheurs.
    • La tentation d’un selfie spectaculaire est parfois plus forte que le respect des règles élémentaires de sécurité.
    • Renforcer les contrôles peut être nécessaire, mais ne remplacera jamais une dose de bon sens individuelle.

    On pourrait penser que l’expérience et la prudence deviennent automatiques avec le temps, mais ce n’est visiblement pas le cas. Alors, comment équilibrer notre désir d’aventure avec les exigences de sécurité ? Chez Point Sud, nous gardons l’œil ouvert, car il est urgent que le respect des règles ne soit plus une option, mais un réflexe. Le débat est ouvert : êtes-vous prêts à changer votre comportement pour préserver la beauté – et la vie – des sentiers que vous aimez ?


  • Mort après une chute au sommet de Kinder Downfall dans le Peak District

    Mort après une chute au sommet de Kinder Downfall dans le Peak District

    Lorsqu’un hélicoptère de secours est arrivé sur les lieux, les conditions étaient trop périlleuses pour procéder à un hélitreuillage directement au pied de la cascade Kinder Downfall, a rapporté KMRT.

    L’équipe a donc dû transporter le blessé sur une civière, dans un parcours ardu, jusqu’à un secteur plus bas où l’hélicoptère a pu le prendre en charge avant de le ramener jusqu’à leur base.

    Cette intervention a duré près de dix heures, mobilisant beaucoup d’énergie et de détermination de la part des secouristes.

    Le groupe de randonneurs à l’origine de l’alerte a également été remercié pour son rôle crucial. Les équipes ont adressé leurs sincères condoléances à la famille de la victime.

    Kinder Downfall est la plus haute cascade du Peak District, un site très prisé des amateurs de randonnée et de nature sauvage. L’eau y chute sur près de 30 mètres depuis le plateau de Kinder Scout, offrant un spectacle naturel impressionnant.

    En Résumé

    • Un sauvetage en montagne demande souvent bien plus qu’une intervention rapide : ici, dix heures de travail intense ont été nécessaires.
    • À défaut d’hélitreuillage direct, la civière reste un outil indispensable, même dans des terrains escarpés et difficiles.
    • Le rôle des témoins est parfois décisif, car sans leur signalement, cette mission aurait peut-être pris une autre tournure.
    • Les paysages spectaculaires ne doivent jamais faire oublier les risques liés à la nature, souvent imprévisible.
    • Enfin, la solidarité entre secouristes et randonneurs reste une valeur précieuse au cœur de ces situations complexes.

    Ce genre d’opérations nous rappelle que la beauté des grands espaces trouve aussi son équilibre dans la vigilance et la préparation. La nature ne pardonne pas, mais elle nous offre toujours l’occasion de nous dépasser, ensemble. À nous, passionnés d’aventure, de comprendre que la prudence est notre première alliée. Alors, prêts à relever le défi sans tomber dans l’insouciance ?


  • Escaliers de Koko Crater fermés jusqu’à sécurisation du bunker

    Escaliers de Koko Crater fermés jusqu’à sécurisation du bunker

    Le téléphérique de Koko Head, plus connu sous le nom de Koko Crater Stairs à Hawaii Kai, restera fermé indéfiniment suite à un accident grave survenu ce week-end.

    Le département des parcs et loisirs de Honolulu a décidé de fermer le sentier après qu’un garçon de 8 ans soit tombé d’environ six mètres dans une ouverture située dans un bunker au sommet, samedi soir.

    La fermeture se poursuit aujourd’hui et ne sera levée que lorsque les équipes auront sécurisé la zone d’accès au bunker où l’enfant est tombé.

    Le service des incendies de Honolulu a reçu un appel d’urgence vers 17h24 samedi. Le jeune randonneur, accompagné de ses parents, aurait chuté alors qu’il explorait le site.

    Les secours sont arrivés sur place en moins de 15 minutes et ont rejoint l’enfant à pied via les marches. Ils ont pu le sortir de l’espace confiné à 17h57.

    Transporté en état critique, le garçon souffre de multiples blessures et a été conduit à l’hôpital par les services médicaux d’urgence.

    Il y a deux ans, le département avait retiré une grille métallique délabrée servant de plateforme d’observation au sommet. Elle a été remplacée par une structure en acier plus petite, entourée d’une rambarde pour renforcer la sécurité.

    Le téléphérique de Koko Crater, construit dans les années 1940 par l’armée américaine, servait à acheminer matériel et approvisionnements jusqu’au sommet.

    Aujourd’hui, les plus de 1 000 marches qui mènent au sommet font le bonheur des touristes comme des habitants, véritables passionnés de randonnée.

    La Kokonut Koalition, organisation locale à but non lucratif, mobilise bénévoles et financements pour entreprendre la réhabilitation des escaliers.

    Dans un message publié sur Instagram, la Koalition a exprimé sa solidarité : « Nous sommes au courant de l’incident récent du 5 juillet impliquant un jeune randonneur. Nous souhaitons un prompt rétablissement au garçon et à sa famille. »

    Cette association travaille en partenariat avec la ville pour entretenir et revitaliser le sentier, tandis que les évaluations de sécurité et les travaux sur les infrastructures relèvent de la responsabilité municipale.

    « Des panneaux d’avertissement sont affichés partout : dans le parc, au parking, au départ et au sommet du sentier, » rappelle la Koalition. « Nous invitons chacun à respecter ces consignes et à faire preuve de prudence lorsqu’il profite des sentiers, plages et parcs d’Hawaï. »

    Enfin, les pompiers recommandent aux parents de garder leurs enfants à portée de vue en toutes circonstances lors des randonnées, et de proscrire les jeux comme cache-cache ou chat perché qui obligent à s’éloigner.

    En Résumé

    • Une chute grave rappelant que même les sites populaires ne sont pas exempts de risques.
    • La gestion des infrastructures mêle efforts associatifs et supervision municipale, un partenariat à double tranchant.
    • L’équilibre entre attractivité touristique et sécurité n’est jamais acquis, surtout sur des sentiers exigeants.
    • Les consignes de prudence abondent, mais la vigilance individuelle reste le meilleur bouclier.

    À bien y réfléchir, n’est-il pas paradoxal de chercher l’aventure et la beauté à Koko Head, tout en faisant sans cesse la course avec le risque ? Moi, ce qui me fascine, c’est cet étonnant mélange de fascination et de défi que suscite la nature. Alors, que chacun prenne conscience que le plus bel escalier du Pacifique ne transforme pas une chute en simple glissade. Soyons curieux, oui, mais surtout attentifs — pour que nos pas restent légers et nos histoires, vivantes.


  • Trois randonneurs secourus en hélicoptère lors de la canicule à Hong Kong

    Trois randonneurs secourus en hélicoptère lors de la canicule à Hong Kong

    Randonnée à Kai Kung Leng

    Le 6 juillet 2025, Hong Kong a été confrontée à une vague de chaleur notable, poussant l’observatoire local à multiplier les alertes météo. Ce jour-là, les températures ont culminé à 35 degrés Celsius, provoquant plusieurs cas présumés de coup de chaleur parmi des randonneurs. En l’espace de trois heures, au moins trois personnes ont dû être secourues d’urgence sur différents sites : Kai Kung Leng à Pat Heung, Heung Lo Kok à Sai Kung et Tsiu Keng à Sheung Shui. Tous ont été évacués par hélicoptère des services aériens gouvernementaux. Deux d’entre eux ont perdu brièvement connaissance, mais ont repris conscience avant leur admission à l’hôpital.

    Lors d’un premier incident, un couple parti de Sai Kung à 11 heures a atteint le sommet de Heung Lo Kok vers 15 heures, dans une température avoisinant les 34 degrés. La femme a commencé à ressentir des malaises accompagnés de crampes, ce qui a conduit son époux à appeler les secours. Ils ont été héliportés jusqu’à l’héliport de Wan Chai avant d’être conduits en ambulance à l’hôpital Ruttonjee. Heureusement, la patiente est restée consciente et ne souffre pas de blessures graves.

    Au même moment, un homme de 44 ans, en randonnée à Kai Kung Leng avec des amis, a signalé un malaise à 15h12 après être parti du village de Tsiu Keng à 14 heures. Il a été pris en charge rapidement et transporté vers l’hôpital Eastern District pour traitement, dans une ambiance toujours marquée par 35 degrés à l’ombre.

    En fin d’après-midi, vers 17h57, sous une température légèrement redescendue à 32 degrés, les secours ont été alertés une nouvelle fois à Tsiu Keng. Une femme, accompagnatrice d’un homme, est tombée malade pendant la randonnée. Arrivés sur place, les équipes l’ont trouvée en état de semi-conscience. Elle a été évacuée par hélicoptère vers le même hôpital, nécessitant un apport en oxygène.

    En Résumé

    • La chaleur estivale à Hong Kong ne plaisante pas, surtout lors d’efforts physiques en extérieur.
    • Le secours aérien s’avère crucial pour intervenir rapidement sur des terrains parfois difficiles d’accès.
    • Même les randonneurs expérimentés peuvent être surpris par la soudaineté de ces malaises liés à la chaleur.
    • Il faut impérativement adapter ses sorties aux conditions météorologiques pour éviter ce genre d’incidents.

    En fin de compte, la nature hongkongaise reste belle mais ne pardonne pas les imprudences. Ces récents événements appellent à une vigilance accrue et à une meilleure préparation des aventuriers urbains. Et vous, à quand remonte votre dernière randonnée sous un soleil implacable ? Ne serait-il pas temps de repenser nos sorties estivales ? Moi, en tout cas, je garde mon chapeau et ma gourde prêts à toute éventualité !


  • Jours 89-92 : Fin du VT et arrivée au NH

    Jours 89-92 : Fin du VT et arrivée au NH

    Jour 89 : Nous nous sommes réveillés trop tard pour admirer le lever du soleil, mais peu importe, le coucher de soleil d’hier soir était tout simplement exceptionnel. Après un petit-déjeuner sur le balcon, installés dans nos chaises Adirondack au sommet du mont Bromley, nous avons entamé la randonnée juste avant 8 heures du matin. La montée s’est révélée moins exigeante que prévu. Fidèle à sa réputation, Vermud s’est montré boueux à souhait. Nous avons longé l’étang Little Rock, et mon père n’a pas pu résister à une baignade rafraîchissante, un moment qu’il attendait depuis son départ de Géorgie, amoureux qu’il est des bains glacés. En fin de journée, les mouches noires sont devenues assez agressives, mais pas assez pour nous obliger à sortir nos filets anti-insectes. Notre campement s’est installé près du ruisseau Bully. Après avoir monté la tente, mon père s’est offert une nouvelle trempette tandis que je me suis simplement rafraîchi les jambes et le visage pour me sentir revigoré. Au total, 35 km parcourus aujourd’hui.

    Jour 90 : Aujourd’hui, 42 km au compteur avec 2 200 mètres de dénivelé positif. Un panneau avant Killington signalait que Katahdin est à 500 milles, soit environ 800 km – la fin se rapproche ! Nous avons gravi Killington l’après-midi. La montée, bien que jugée facile, a été rendue compliquée par de nombreux arbres tombés en travers du chemin. Nous avons emprunté le sentier balisé en bleu jusqu’au sommet : court, escarpé et rocailleux, mais la vue valait largement l’effort. La journée s’est achevée sous nos lampes frontales, au campement proche de la jonction entre le Long Trail et l’Appalachian Trail.

    Jour 91 : Après une nuit écourtée, couchés juste avant minuit, nous n’avons pris le chemin qu’après 8 heures. Cela s’est ressenti. Tous deux légèrement déshydratés, nous peinions à nous remettre en route. Une bonne réhydratation et un apport protéiné en début d’après-midi nous ont revigorés. La journée a été un vrai yo-yo avec plus de 2 100 mètres de descente et presque 1 800 mètres de montée, pour 35 km parcourus. Nous avons été pris en charge et envoyés à Woodstock, Vermont, pour la nuit. Eagle Eye a retrouvé notre équipe avec des ravitaillements bienvenus et restera avec nous pour quatre jours. Un bon dîner suivi d’un cheesecake au sirop d’érable a clos la soirée en beauté.

    Jour 92 : Cette journée a été marquée par des collines douces, sans grandes ascensions. Nous avons collectivement retiré une trentaine de tiques, heureusement pas encore incrustées, car nous faisions des contrôles réguliers après avoir traversé des prés herbeux. À mi-parcours, nous avons traversé un petit village et profité du Captain Shash’s pour refaire nos réserves d’eau. Céline et Jackson nous rejoindront ce soir à Hanover, New Hampshire, un moment que nous attendons avec impatience. Nos retrouvailles fréquentes avec la famille depuis le début du Nord de la Nouvelle-Angleterre sont un vrai bonheur. Les derniers kilomètres au Vermont s’effectuent sur du bitume : une petite pause bienvenue pour finir la journée. Mon père a appelé Céline et Jackson pour qu’ils amènent Juno, leur retriever doré, afin que nous puissions le promener lors de notre passage dans le New Hampshire, un État qui nous est cher après le Maine. L’enfance nous a souvent amenés ici, notamment pour escalader le mont Washington, un souvenir d’été incontournable. Le parcours à Hanover était enchanteur et la journée s’achève sur un total de 37 km et 1 900 mètres d’ascension. Un repas au restaurant, des moments avec la famille, puis au lit, car la météo annonce une journée pluvieuse demain.

    En Résumé

    • Les couchers de soleil sont plus ponctuels que les levers, ce qui semble parfaitement convenir à notre rythme de randonneurs parfois un peu… matinaux.
    • Entre baignades rafraîchissantes et combats contre des mouches ou des tiques, la nature ne se laisse pas dompter facilement.
    • Le corps suit une météo imprévisible : déshydratation franche un jour, festin au sirop d’érable le lendemain, autant dire que l’équilibre alimentaire doit être savamment négocié.
    • Les kilomètres s’accumulent, et plus la fin paraît proche, plus chaque pas semble lourd… mais aussi empreint d’émotion.
    • L’importance des retrouvailles familiales se fait plus douce à mesure que la route défile, presque une raison aussi forte que le sommet à atteindre.

    Cette aventure nous rappelle que chaque pas, chaque montée et chaque pause ont leur place dans l’histoire que l’on écrit. Alors, quand va-t-on s’arrêter pour mieux regarder autour de nous ? Pas tout de suite, n’est-ce pas ? Moi, je suis prêt à reprendre la route, convaincu que l’essentiel ne réside pas uniquement dans la destination, mais bien dans le chemin parcouru et les histoires que l’on partage en chemin. Et vous, quel sera votre prochain pas ?


  • Garçon de 8 ans chute dans un puits sur le sentier du Koko Crater

    Garçon de 8 ans chute dans un puits sur le sentier du Koko Crater

    Un garçon de huit ans a été grièvement blessé aujourd’hui après être tombé d’environ six mètres dans un puits menant à une cavité semblable à un bunker, près du sommet du célèbre sentier Koko Crater, situé à Hawaii Kai.

    Le service des pompiers de Honolulu a reçu l’appel d’urgence à 17h24 et a immédiatement dépêché cinq équipes composées de treize sauveteurs. La première équipe est arrivée sur place à 17h39. Les secouristes ont ensuite gravi à pied le sentier escarpé pendant que d’autres préparaient une zone d’atterrissage pour l’hélicoptère Air 1 des pompiers.

    Le garçon, qui serait un habitant du secteur, se promenait avec ses parents au moment de sa chute. Les secours l’ont rejoint à 17h57 et lui ont prodigué les premiers soins afin de le stabiliser avant son évacuation. Air 1 a ensuite assuré son transport aérien vers la zone d’atterrissage, où l’équipe médicale d’urgence de Honolulu a pris le relais à 18h10.

    Selon les services médicaux, l’enfant a été transporté à l’hôpital dans un état critique.

    En Résumé

    • Les accidents sur des sentiers très fréquentés rappellent que même les lieux populaires ne sont pas exempts de dangers.
    • La rapidité et la coordination des secours sont cruciales pour la survie, ici un vrai travail d’équipe a été mené.
    • On imagine sans peine le traumatisme des parents, baladant leurs enfants dans ce décor naturel devenu soudainement menaçant.
    • Ce type d’incident pose la question de la sécurité et de la signalisation sur les sentiers, qui restent souvent insuffisantes.

    Au fond, cet accident nous pousse à réfléchir : à quel moment prenons-nous vraiment conscience des risques quand nous partons en randonnée ? Pour ma part, cela invite à toujours préparer ses sorties avec sérieux et à ne jamais sous-estimer la nature, même dans les cadres les plus connus. C’est aussi un rappel que chaque minute compte quand la vie d’un enfant est en jeu — un défi autant pour les secours que pour nous tous, randonneurs du dimanche ou passionnés aguerris.


  • Jour 59 : Courtes étapes, longues rencontres

    Jour 59 : Courtes étapes, longues rencontres

    • Brown Mountain Creek Shelter (807,6) vers Cow Camp Gap Shelter (813,2)
    • Montée de 826 mètres, descente de 293 mètres

    Aujourd’hui, la journée prévue est courte. Comme plusieurs randonneurs qui partagent leur aventure sur le célèbre Appalachian Trail ont pu le remarquer, il existe une différence entre les “miles officiels” et les “miles bonus”. Les premiers correspondent à la distance entre les points balisés du sentier. Les seconds s’ajoutent lorsqu’on s’écarte pour chercher de l’eau, visiter un abri ou se rendre aux toilettes. La plupart des journées comptent donc ces miles additionnels.

    Ces miles bonus s’accumulent surtout quand les abris sont situés à 0,5 km ou 0,8 km du sentier principal. En Virginie, par exemple, aller chercher de l’eau implique souvent une descente hors de la crête, ce qui ajoute des kilomètres non négligeables.

    Les miles bonus font grimper le compteur

    En moyenne, on ajoute une bonne demi-miles chaque jour en s’activant autour du camp ou en faisant des détours nécessaires. Ces trois derniers jours ont même affiché plus d’un mile de bonus à chaque fois. Demain s’annonce aussi comme une journée riche en kilomètres supplémentaires.

    En tenant compte de ces éléments, ainsi que des fortes montées déjà réalisées ces derniers jours, nous avons choisi aujourd’hui de rester raisonnables : cinq miles et demi environ, avec un dénivelé positif de 826 mètres, auxquels il faut ajouter le détour d’1 km pour aller chercher de l’eau et rejoindre l’abri, situé à une bonne demi-miles du sentier estampillé “ligne rouge”.

    Un départ tranquille

    Malgré la pente annoncée, la matinée s’est prolongée au refuge. Le réchaud est profondément enfoui dans mon sac, alors on ne prépare pas toujours le café. Quand on le fait, il faut reconditionner le sac avec soin pour garder un bon équilibre, ce qui prend un quart d’heure.

    Ce matin, on s’est offert ce luxe, dégustant un instantané équitable et décaféiné presque comme un espresso fraîchement tiré.

    Une pause animée au croisement avec la route 60

    Après avoir quitté notre table de pique-nique, nous avons entamé la marche sans stress. Les deux premiers miles n’engendrent qu’une faible élévation, comparable à une balade dans un parc urbain. Pas vraiment plat, mais suffisamment doux.

    Sentier forestier facile avec sous-bois verdoyant

    À la halte routière sur la route américaine 60, c’était l’effervescence : voitures filant dans les deux sens, randonneurs allant et venant, certains demandant un lift pour rejoindre Buena Vista, d’autres revenant au sentier via des navettes. Une petite fête de la randonnée, en somme.

    Échange musical à la route 60

    L’ambiance était si conviviale que nous avons pris le temps de discuter des deux côtés de la route. Le rythme semblait suspendu.

    Sur le côté sud, un randonneur de longue distance sort un carnet pour recueillir les chansons qui nous traversent l’esprit. Je n’ai pas hésité longtemps : “Last Night I Had the Strangest Dream”, écrite par Ed McCurdy en 1950, popularisée par Pete Seeger, reprise par toute une génération de folk singers, de Simon et Garfunkel à Bob Dylan.

    La nuit dernière, j’ai fait le plus étrange des rêves,

    Le plus étrange que j’aie jamais eu,

    J’ai rêvé que le monde tout entier

    A décidé de mettre fin à la guerre.

    Mon compagnon, surnommé l’Historien, a proposé “Blowing in the Wind” de Bob Dylan. Surpris par cette question impromptue, nous avons quand même été heureux de chanter ensemble sur le sentier avec quelqu’un d’un tiers de notre âge.

    Retour de la pause et micro-aventure médicale

    Une fois le chant terminé, nous avons traversé prudemment la route. Une petite troupe de randonneurs s’est formée autour des pierres qui empêchent les voitures de passer sur le sentier. La nourriture a commencé à apparaître, et nous avons partagé quelques encas pendant une bonne demi-heure.

    Un jeune homme a trouvé une tique sur lui et m’a demandé de l’enlever. J’ai délégué à l’Historien, qui a mené l’opération avec efficacité. On a souri à la scène, comme si l’on jouait le rôle de “Oma” et “Opa” – contributions précieuses de grands-parents à la survie du groupe.

    En route pour la dernière étape

    Peu à peu, chacun s’est remis en marche. Nous étions les premiers à repartir.

    Les deux heures qui ont suivi furent les plus dures : en montant 600 mètres sur 3,2 kilomètres, nous avons finalement atteint une clairière où s’entrecroisent un sentier et une ancienne route. Sans rocher ni tronc pour s’asseoir, nous avons étalé nos sacs et profité d’un bref répit, à peine dérangés par quelques insectes.

    Peu après, les autres sont arrivés. Bien qu’ils aient mis la moitié du temps pour grimper, la fatigue se lisait sur leurs visages. La prairie était un havre vibrant de jeunesse resplendissante, parfait pour le déjeuner.

    Après une nouvelle séance de retrouvailles, nous avons enfilé nos sacs pour la dernière portion – deux heures jusqu’à notre abri, un détour de 800 mètres, que nous avions hésité à emprunter tant il s’éloignait du sentier principal.

    Nous avons partagé un copieux repas de macaronis au fromage déshydraté maison, tandis que les plus jeunes s’affairaient à leurs tâches du soir, puis rejoignaient leurs tentes ou hamacs. Nous, nous avions le refuge pour nous seuls.

    Vue depuis l’intérieur d’un abri avec plusieurs tentes de randonneurs à l’extérieur

    La “minuit du randonneur” a sonné bien après que la majorité d’entre nous ronflait paisiblement. Une journée riche en joie, en fatigue et en partage s’achevait.

    En Résumé

    • Les “miles officiels” ne racontent qu’une partie de l’histoire : les kilomètres bonus, entre les détours pour l’eau et les abris, gonflent le total sans prévenir.
    • Les pauses ne sont jamais vraiment des pauses : elles se transforment en occasions de rencontrer, de chanter, de retirer des tiques et même de reconstituer ses forces.
    • Sur le “red line”, chaque pas est une aventure, entre la douce montée et la rencontre avec d’autres voyageurs, jeunes ou moins jeunes.
    • Les moments partagés, parfois inattendus, font plus que rythmer la marche : ils nourrissent l’esprit et prolongent le récit bien après la nuit tombée.

    Alors, qui a dit que randonner c’était juste avancer ? Chaque détour, chaque arrêt, chaque interaction nourrit l’expérience. Le vrai challenge, c’est d’accepter que la route – et la vie – se vivent autant dans les pauses que dans le mouvement. Pour ma part, je suis prêt à mettre les pieds dans l’herbe, chanter un air ancien et accueillir les petites bêtes, parce que c’est tout ça, l’aventure sur le sentier. Et vous, êtes-vous prêts à quitter la ligne rouge et à embrasser la totalité du voyage ?