En préparant cet article, je me suis rendu compte que tout mon équipement se rangeait dans trois catégories : le Bon, ce que j’aime vraiment et que je veux garder, le Mauvais, des indispensables que je supporte par manque de temps ou d’argent, et le Laid, des affaires qui fonctionnent mais sont franchement abîmées. Mention spéciale à mon poncho imperméable taille XXXL.
Pour résumer, mon matériel a été acquis avec un budget plutôt serré, pensé pour affronter la randonnée du Superior Hiking Trail. J’envisage de le faire évoluer vers un équipement adapté au Pacific Crest Trail, ce qui explique certains choix prévisionnels. L’objectif initial était d’atteindre un poids de base de 7 kg, avec 15 kg en charge complète (nourriture et eau comprises). Je doute d’avoir réussi, mais c’était l’ambition.
J’ai aussi appris que les moustiques sur le SHT sont particulièrement coriaces. Je vais donc appliquer un traitement intégral à la Perméthrine (louange à Sawyer Products) pour n’exposer que mes mains et mon visage, même sous 30°C.
Passons maintenant à la revue !
Le Bon
Mon sac à dos : le REI Flash 55

J’adore ce sac. Je l’ai choisi d’abord parce qu’il était abordable, mais il m’a vraiment convaincu au fil des sorties. Il me va parfaitement et est très léger : seulement 1,2 kg en version standard. J’ai retiré les poches de ceinture et la “capuche” du dessus, que je n’ai jamais utilisées, pour gagner un peu de poids.
Il est également très spacieux, sans compartiments internes, ce que je préfère, permettant de s’adapter à tous types d’organisation. Son extension supérieure peut contenir jusqu’à 60 litres de matériel si besoin. Gros plus : il possède deux rangées de poches extérieures conçues spécialement pour accéder facilement à mes bouteilles d’eau en marchant, un atout indéniable.
Ma tente : la Durston X-Mid 1, édition 2025

Mon coup de cœur absolu. Cette tente autoportante n’a pas d’armature rigide, elle s’appuie sur des piquets et mes bâtons de trekking, dans le même esprit qu’un chapiteau de cirque. C’est essentiellement une bâche à 220 euros, mais quelle bâche !
Compacte (un peu plus grosse qu’un ballon de foot) et légère (800 g), elle me permet de m’allonger complètement et de m’asseoir sans me cogner la tête. Le montage est un jeu d’enfant, quatre minutes tout au plus. Elle dispose même de poches internes, un détail qui a son importance. Côté stabilité, c’est moi qui tiens les rênes : bien montée, elle résiste à la tempête. Une erreur, et c’est la chute assurée.
Je fais aussi un clin d’œil à mes sardines Walmart qui m’avaient d’abord semblé “laides”, mais qui se sont révélées étonnamment efficaces. À suivre.
Un achat superflu mais apprécié : le Bear Vault 475

Pensé pour le Pacific Crest Trail où les ours sont particulièrement rusés, le Bear Vault est un contenant étanche à ours. Pourquoi l’embarquer au Minnesota où ce problème est marginal ? Parce que je déteste faire des suspensions d’aliment, ce qui demande des nœuds et de l’énergie.
Ce coffre me permet aussi de protéger ma nourriture des chocs et de m’asseoir confortablement au camp, un luxe non négligeable. À noter que certaines versions diffèrent dans la facilité d’ouverture, donc je recommande de tester avant achat. Par ailleurs, le modèle 475 est très récent et pas officiellement approuvé par les parcs nationaux, mais espérons que les ours n’y voient que du feu.
Quelques bons points supplémentaires
Ma lampe frontale Black Diamond Astro 300 est rechargeable, puissante et légère, un produit fiable et efficace.
Mon sac de couchage est d’une qualité remarquable, toujours fonctionne parfaitement sans accroc.
Mes boxers “Doritos” sont aussi confortables que drôles, un cadeau de Noël fortement apprécié.
Le filtre à eau Sawyer Squeeze, indispensable classique, me garantit une eau potable sans risque.
Enfin, mes ustensiles de cuisine, un pot Toaks de 900 ml et un réchaud MSR Pocket Rocket 2, sont des valeurs sûres, accompagnés de ma fourchette-spoon multifonction.
Le Mauvais
Mon matelas de sol : Ozark Trail en mousse

Très abordable, il n’est ni très confortable, ni très chaud, ni vraiment léger. Ce sera remplacé, probablement dès que possible, peut-être même durant une étape urbaine.
Mes chaussettes : modèle de randonnée REI

J’ai voulu des chaussettes spécialement conçues pour la randonnée, épaisses et résistantes aux odeurs. J’ai fait l’erreur de choisir une marque bas de gamme vendue chez Walmart. Résultat : elles s’usent vite, ne sont pas très confortables et esthétiquement franchement quelconques. Le seul point positif : elles ne sentent pas trop mauvais. J’aurais mieux fait de mettre un peu plus cher pour de la qualité durable.
Mon kit d’hygiène : des lingettes humides

J’utilise des lingettes pour une douche de fortune en plein air. Ça ne remplacera jamais une vraie toilette, mais ça limite les dégâts et facilite les moments délicats. Malheureusement, à cause d’une erreur de commande chez Amazon, j’ai dû me rabattre sur une marque générique bien lourde, ce qui me pousse à choisir entre trimbaler un poids inutile ou en réduire drastiquement la quantité et prier pour leur conservation.
Le Laid
Le budget serré se traduit aussi par quelques pièces bricolées ou “correctes mais pas top”. Voici quelques exemples.
Mon imperméable : veste XXXL

Pour rester au sec, j’ai choisi une veste XXXL achetée en friperie. Elle recouvre mon sac et descend jusqu’aux genoux. Esthétiquement, c’est comparable à un enfant dans un manteau trop grand, mais ça fonctionne parfaitement. À cinq euros, l’investissement est imbattable.
Ma trousse de médicaments “pêle-mêle”

Tous mes médicaments ainsi que quelques produits comme la crème solaire et le répulsif anti-insectes sont entassés dans une seule trousse. Aspirine pour les douleurs et blessures, antihistaminiques au cas où, un multivitamine, et l’essentiel pour parer au plus urgent. Tout est en version générique, ce qui reste logique vu le reste.
Mon bricolage de recharge

J’ai tardé à commander mon matériel électronique et me voilà avec un chargeur de marque “Walmart haut de gamme” capable de faire tenir mon téléphone trois jours – sans compter le blog. En cas de panne, adieu mise à jour du périple et messages rassurants. J’espère que cela tiendra au moins le temps de cette randonnée. Côté câbles, c’est un festival de raccords en série pour alimenter tout mon équipement.
Mon chapeau… ou plutôt son absence
J’étais censé en récupérer un en friperie, j’ai oublié. J’ai décidé de me rabattre sur le plus ridicule disponible sur place, affaire à suivre.
En Résumé
- Mon sac REI tient bien la route, même s’il vient de la catégorie “pas cher mais pas mal”.
- La tente Durston est un pari audacieux, entre légèreté et fragilité précaire.
- Le Bear Vault, accessoire gadget ou indispensable ? Les deux, selon le coin et l’humeur.
- Confort et durabilité ne marchent pas toujours de pair avec un budget serré ; les chaussettes et le matelas en sont la preuve.
- J’adore mon poncho XXL pour son pragmatisme ridicule : définitivement pas glamour mais efficace.
- Je compose avec ce que j’ai pour l’électronique, ce qui rend chaque recharge épique.
Au final, ce mélange hétéroclite d’équipement reflète assez bien l’esprit de beaucoup d’aventuriers amateurs : entre économie, improvisation et aspirations futures. Je me demande dans quelle mesure l’attirail influence réellement notre expérience sur le terrain. Se pourrait-il que le principal moteur, ce soient nos jambes et notre volonté, plus que notre matériel ? Je vous le dis, j’ai hâte de vérifier tout ça moi-même, et vous pouvez compter sur Point Sud pour vous raconter ça en direct. Préparez vos chaussures, l’aventure commence !

Laisser un commentaire