À mi-chemin ! Bilan sur le sentier PCT

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Nous avons franchi il y a quelques jours la moitié du Pacific Crest Trail – hourra ! Cela signifie qu’il nous reste environ 2 100 kilomètres avant d’atteindre la frontière canadienne. Ce billet est l’occasion de faire le point sur notre aventure jusqu’ici : ce que nous avons appris, ce qui nous a surpris, et ce que nous attendons de la suite.

Se nourrir en randonnée

La nourriture, c’est le nerf de la guerre lors d’une traversée aussi longue : c’est à la fois notre carburant, notre récompense et souvent notre principale motivation. Avant de partir, j’avais une peur majeure : ne pas trouver de produits sans gluten en chemin. Je n’ai envoyé qu’un seul colis de ravitaillement, et je suis ravie de ne pas en avoir expédié davantage. J’ai toujours réussi à dénicher des options sans gluten, même dans les petites villes.

Dans les agglomérations plus importantes, des enseignes comme Grocery Outlet ou Walmart ont été d’excellentes ressources pour trouver des produits adaptés. Dans les zones plus isolées, il faut faire preuve d’imagination, mais on finit toujours par se débrouiller.

Voici quelques-uns de mes aliments préférés sur le sentier :

  • Tamales prêts à consommer
  • Haricots frits instantanés
  • Sachets de riz prêts à manger
  • Soupe de nouilles Thaï Kitchen

Occasionnellement, je me fais plaisir avec un repas déshydraté, mais ils restent coûteux, donc je limite. J’espère continuer à trouver de bonnes options en remontant vers le nord.

J’ai aussi appris à mieux gérer mon apport alimentaire. Je n’ai pas perdu beaucoup de poids et souhaite garder cette tendance. Manger assez de calories chaque jour est un vrai défi. La protéine est une priorité, j’engloutis donc pas mal de barres protéinées. À chaque halte en ville, je privilégie les aliments frais comme salades ou fruits. Mais si une pizza sans gluten s’offre à moi, vous imaginez bien que je ne résiste pas !

Le matériel

Dans l’ensemble, mon équipement me satisfait pleinement et je n’ai pas eu besoin d’ajustements majeurs. Notre tente a eu un problème de fermeture éclair, mais le fabricant a rapidement envoyé un modèle remis à neuf, qui fonctionne parfaitement désormais.

Mon coup de cœur reste mon matelas de sol Big Agnes Rapide SL. Ce n’est pas l’équipement le plus léger, mais il est d’un confort inégalé comparé à ceux que j’ai utilisés auparavant. J’apprécie également beaucoup mon sac à dos ULA Circuit, extrêmement robuste. Je pense en essayer un autre après la randonnée, juste pour tester, mais celui-ci n’a vraiment rien à envier.

Leçons tirées du sentier

  • La plupart des gens sont bienveillants. Habituellement plutôt méfiante face aux inconnus, j’ai été agréablement surprise par la générosité rencontrée sur la piste. Que ce soit en faisant du stop, en croisant des « anges du sentier » ou en partageant des moments avec d’autres randonneurs, la gentillesse est omniprésente. Néanmoins, j’écoute toujours mon instinct : il faut savoir rester prudente.
  • Je suis plus forte que je ne le pensais. Je ne me considérais pas comme sportive auparavant, mais me voilà en meilleure forme que jamais. Parcourir 30 km par jour est devenu la norme. Au-delà de la condition physique, ma force mentale s’est aussi renforcée. J’ai pleuré une bonne cinquantaine de fois, mais j’ai traversé des situations particulièrement difficiles — comme cette tempête d’orage dans les Sierras. Mon mantra pour tenir bon ? « Ce n’est que temporaire. »
  • Il faut écouter son corps. Chaque randonneur avance à son rythme. Ce n’est pas parce qu’un autre prend de l’avance que vous êtes dans l’erreur. Trouver l’équilibre entre pauses nécessaires et moments où l’on peut se dépasser est essentiel.

Et demain ?

La Californie est immense, mais la frontière avec l’Oregon se rapproche à grands pas ! Avec Chowder, nous avons décidé d’accélérer le pas : plus de journée « zéro » avant d’arriver en Oregon, et un objectif d’augmenter nos distances journalières.

Je continuerai à partager nos aventures au fil du chemin, et je tiens à remercier tous ceux qui nous suivent et nous encouragent. Votre soutien est précieux !

En Résumé

  • Découvrir que la vie sur le sentier est une affaire de débrouille alimentaire, surtout quand on cherche du sans gluten, donne un nouveau sens à « où est mon repas ? ».
  • Le matériel technique est important, certes, mais tant que la tente ne décide pas de s’autodétruire, tout va bien (merci le sav réactif !).
  • La gentillesse est partout, mais garder un œil critique évite bien des désagréments, même en pleine nature.
  • La force physique se découvre souvent par surprise, surtout quand les jambes s’habituent à avaler les kilomètres sans broncher.
  • Enfin, chaque corps a son propre tempo : la comparaison est l’ennemi du randonneur heureux.

Au-delà de ces leçons, cette expérience rappelle que l’aventure se situe autant dans l’inconnu géographique que dans la découverte personnelle. La nature, avec ses défis et ses beautés, est un miroir parfois sans concession. Alors, prêt à chausser vos bottes et tester vos limites ? Moi, en tout cas, je n’ai pas fini d’en découdre avec ces grands espaces. Suivez-moi dans cette quête d’endurance, de rencontres sincères et d’instantanés de vie sauvage !


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