Catégorie : Randonnée

  • Pris entre des sommets déchiquetés : les voyages en montagne préférés des lecteurs en Europe

    Pris entre des sommets déchiquetés : les voyages en montagne préférés des lecteurs en Europe

    Heure dorée dans les Dolomites italiennes

    Après un long périple depuis le Royaume-Uni, arriver à l’Alpe di Siusi au moment de l’heure dorée relevait presque du rêve. Les agriculteurs fauchaient le foin sur les plus hauts alpages d’Europe, encadrés par les pics déchiquetés des Dolomites baignés d’une douce lumière du soir. Nous recommandons l’Hôtel Schmung, une adresse familiale où la cuisine du nord de l’Italie se savoure pleinement, avec un accès direct à des sentiers panoramiques. Les refuges le long des parcours offrent des étapes parfaites pour un déjeuner. La quiétude des lieux, les panoramas à couper le souffle et la liberté d’explorer à pied sans voiture en font un pied-à-terre idéal dans les Dolomites.

    Repas avec vue dans l’est de la France

    Montagnes des Vosges en Alsace
    Les montagnes des Vosges en Alsace. Photo : Andrew Wilson/Alamy

    Les Vosges en Alsace proposent des balades assez douces avec un balisage au top, visible sur les cartes IGN, équivalent français des célèbres cartes britanniques d’exploration. La randonnée se fait entre forêts de pins et pâturages ouverts, ponctuée de vues grandioses. Si beaucoup de Britanniques se cantonnent aux vallées et villages pittoresques, il est à ne pas manquer le charme des fermes auberges disséminées sur les collines. On y partage souvent la table avec des locaux et visiteurs allemands ou français. La plupart des plats sont issus des productions locales. Par exemple, à Glasborn-Linge, à Soultzeren, un déjeuner copieux en quatre services ne coûte que 27 €.

    Sentiers d’ânes vers le plus haut sommet de Corse

    Escalade vers le Mont Cinto
    Des grimpeurs progressent sur les crêtes rocheuses du Mont Cinto. Photo : Only France/Alamy

    Un trajet en train spectaculaire entre Bastia et le village montagnard de Ponte Leccia ouvre la porte au plus haut sommet de l’île, le Mont Cinto (2 706 m). L’approche se fait via la sauvage gorge d’Asco. Un réseau de sentiers nommés « chemins d’ânes » offre des panoramas saisissants, des vasques naturelles dans la rivière et des terres oubliées, comme l’ancien village abandonné de Sepula. Quelques campings isolés se nichent au fond de la gorge. À mi-hauteur se trouve une station de ski où se connecte le mythique GR20, la randonnée la plus exigeante de Corse. Le printemps tardif reste la saison idéale pour profiter de la région.

    Un chalet parfait dans le Montenegro céleste

    Sentier dans le parc national de Durmitor
    Un sentier en montagne dans le parc national de Durmitor. Photo : Ljubomir Stalevic/Getty Images

    Une semaine divine dans le village paisible de Gornja Brezna, situé à 1 000 mètres d’altitude au Montenegro et entouré de montagnes. La rivière turquoise de Piva forme un canyon à explorer. Les journées étaient chaudes, les nuits fraîches. Balades en vélo un peu rouillé, cafés à l’Etno village, rencontres canines locales, promenades aux herbes sauvages et courses effrénées à poil dans les bouleaux complétaient nos sorties. Plus longues excursions vers le parc national de Durmitor étaient aussi au programme. Notre hébergement, le chalet Brezan Lug de Nikola, isolé en forêt privée, offrait spa, barbecue, feu de camp et tout le confort moderne.

    Camping en haute altitude dans le nord de l’Albanie

    Traversée du lac Koman
    Notre guide Alex a emprunté un ferry sur le lac Koman. Photo : Hugh Mitton/Alamy

    Une expérience magique dans les montagnes du nord de l’Albanie. Depuis Shkodër, nous avons rejoint le parc national de la vallée de Valbona après deux nuits sur place et une traversée en bateau du lac Koman. Sur place, camping autorisé sur le terrain de l’hôtel Rilindja, où le propriétaire nous a prodigué une foule de conseils de randonnée. Plusieurs treks somptueux s’offraient à nous, dont une boucle de trois jours jusqu’à Çerem. Les deux premiers jours, personne en vue hormis quelques bergers et quelques vipères évitées avec précaution, avant d’atteindre un sentier plus fréquenté où nous avons croisé quelques marcheurs. Les points de vue à couper le souffle, l’accueil chaleureux et les prix abordables rendaient l’expérience incomparable.

    Refuges montagnards sur le King’s Trail en Suède

    Les montagnes de Nallo
    Les montagnes de Nallo. Photo : Alena Vishina/Alamy

    Les montagnes et glaciers autour du refuge de Nallo, au nord-ouest de la Suède, m’ont tant séduit l’an dernier que je compte y revenir en juillet pour un séjour plus long. Ce refuge se situe à environ sept miles du célèbre Kungsleden (le King’s Trail) qui traverse la Laponie. Pas de réseau mobile ni de ravitaillement, donc prévoir ses provisions – disponibles aux points de départ ou autres refuges du parcours. À Nallo, on trouve un refuge accueillant avec hôte (32 € la couchette) et surtout un vrai havre de paix.

    Une balade à travers le système solaire en Suisse

    Modèle de Saturne dans les Alpes suisses près de Tignousa
    Le modèle de Saturne dans les Alpes suisses près de Tignousa. Photo : Bryan Conway

    Une promenade fascinante de 6,5 km qui nous fait traverser le système solaire à taille réelle commence au gigantesque cadran solaire près de l’Observatoire François-Xavier Bagnoud à Tignousa, dans le Val d’Anniviers. En s’éloignant, on découvre les planètes à travers des sculptures métalliques, des panneaux informatifs et même une piste audio manuelle. Chaque planète apparaît à une distance et une taille proportionnelles au Soleil – Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter s’enchaînent rapidement sur une montée douce. Vingt minutes plus tard, Saturne, avec ses anneaux argentés, domine une vue spectaculaire sur la vallée et le Rhône à un kilomètre en contrebas. Uranus invite à une baignade rafraîchissante en ruisseau de montagne, prélude à une ascension plus raide d’une demi-heure vers Neptune, où un déjeuner en terrasse du XIXe siècle, au Weisshorn, offre un panorama alpin splendide à 2 300 mètres.

    Fleurs rares dans les Apennins italiens

    Asters alpins en Abruzzes
    Asters alpins dans les Abruzzes. Photo : Nature Picture Library/Alamy

    J’ai exploré le parc national de la Maiella, dans les Abruzzes, à deux heures seulement à l’est de Rome, refuge du ours brun marsicain, du chamois d’Abruzzes et des loups, tandis que les vautours fauves planent au-dessus. La végétation résistante à la sécheresse et les vallées abruptes cachent des grottes autrefois habitées par des ermites – un souvenir fascinant de ces modes de vie retirés. Une profusion botanique s’offre au randonneur, avec des espèces rares telles que l’edelweiss des Apennins, la gentiane, l’aster alpin et le dryas, relique glaciaire. À travers ces sentiers anciens et pentes rocheuses, la vue s’étend jusqu’à la mer Adriatique.

    Montagne « risquée » en Allemagne

    Plateforme d’observation sur le mont Wank
    Plateforme d’observation sur le mont Wank. Photo : myLAM/Alamy

    Plutôt que d’affronter le Zugspitze, sommet allemand le plus haut (2 962 m), souvent bondé et onéreux, nous avons choisi, lors d’une visite estivale à Garmisch-Partenkirchen, de prendre le téléphérique du mont Wank (1 780 m). Là, la douceur des prairies alpines, la vue splendide sur la vallée et la tranquillité nous attendaient. Il faut absolument savourer une bière fraîche sur la terrasse ensoleillée du restaurant Sonnenalm. Pour les plus vaillants, un sentier bien balisé permet de descendre à pied en ville ou, plus simplement, de reprendre le Wankbahn.

    Conseil gagnant : suivre le courant dans la Sierra Nevada espagnole

    Acequias irriguant la Sierra Nevada
    Les acequias (canaux d’irrigation) des Alpujarras en Andalousie offrent de belles randonnées. Photo : geogphotos/Alamy

    Marcher le long des acequias dans les Alpujarras, sur le versant sud de la Sierra Nevada, à la suite de ces canaux d’irrigation vieux de 1 200 ans, construits par les Maures, alors que les sommets enneigés culminent près de 3 500 mètres. L’Acequia Baja, depuis la piste forestière au-dessus de Capileira, serpente vers la vallée de Poqueira, située au pied des trois plus hauts sommets d’Espagne continentale, tandis que des aigles bottés tournoient dans les courants ascendants. Par temps clair, on aperçoit même la Méditerranée et les montagnes du Rif au Maroc. Malgré l’altitude, cette promenade s’avère plutôt facile et agréable.

    En Résumé

    • Les Dolomites offrent un cadre à la fois mystique et accessible, idéal pour qui veut troquer la voiture contre les chaussures de randonnée.
    • Les fermes auberges des Vosges mêlent le plaisir des papilles au charme authentique des villages d’Alsace.
    • En Corse, les chemins d’ânes ont plus d’un secret, entre panoramas vertigineux et villages oubliés.
    • Le Montenegro prouve qu’on peut allier déconnexion, confort moderne, et un brin de liberté chevillée au corps.
    • L’Albanie réserve encore des expériences aussi vraies qu’isolées pour les randonneurs aventureux.
    • En Suède et en Suisse, solitude et émerveillement s’entremêlent sur des sentiers peu fréquentés.
    • Les fleurs rares des Apennins ou les « acequias » andalouses racontent des histoires de la nature et de la culture millénaires, avec la touche d’exotisme qu’on aime.
    • En Allemagne, il semble que choisir l’option « mont Wank » plutôt que la Zugspitze, plutôt fréquentée, ait du charme. Un peu moins risqué, mais tout aussi savoureux…

    Finalement, ces escapades alpines, corsées parfois, douces souvent, nous rappellent qu’en montagne, chaque sentier est un fragment d’histoire, chaque sommet, une nouvelle perspective. Et si pour une fois, on laissait le bitume derrière nous, pour aller retrouver ce goût un brin nostalgique de la nature, et la douce récompense des panoramas gravés dans nos mémoires ? Je dis oui, et vous ?


  • Orignal de l’élan : sentier populaire des Adirondacks fermé

    Un élan têtu force la fermeture d’un sentier de randonnée très prisé dans les Adirondacks

    La nature reprend parfois ses droits de manière inattendue. Dans la région des Adirondacks, dans l’État de New York, un sentier de randonnée populaire a récemment dû être fermé. La raison ? Un élan mâle, apparemment très territorial, a élu domicile au cœur du chemin, rendant la promenade trop risquée pour les visiteurs.

    Les autorités en charge de la gestion des parcs, notamment le Département de l’Environnement de l’État de New York, ont pris cette décision pour prévenir tout incident. Malgré plusieurs tentatives pour inciter l’animal à quitter les lieux, l’élan persiste dans son comportement, s’installant durablement sur le sentier de Goodman Mountain, près de Tupper Lake.

    Ce phénomène, loin d’être un simple fait divers, illustre la complexité des cohabitations entre humains et faune sauvage dans des zones naturelles protégées. L’animal, imposant et attachant, fascine autant qu’il inquiète, poussant les gestionnaires du parc à privilégier la sécurité des randonneurs.

    En Résumé

    • Un élan mâle campe sur un sentier très fréquenté, rendant la randonnée impossible sans risque.
    • Malgré plusieurs tentatives d’intervention, l’animal reste inflexible, imposant sa présence.
    • La fermeture temporaire du sentier vise surtout à éviter les rencontres potentiellement dangereuses.
    • Ce cas souligne les défis de la gestion des espaces naturels où la faune reprend ses droits.

    Au-delà de cet épisode, on pourrait s’interroger sur la place que nous voulons vraiment laisser à la nature dans nos loisirs. Quand un élan décide de squatter un sentier, est-ce un signe que les humains envahissent trop ces espaces, ou simplement un rappel que la nature a ses propres règles ? Chez Point Sud, nous pensons qu’il est temps de repenser notre manière de cohabiter avec la faune sauvage, avant que ce soit elle qui dicte la fermeture de nos chemins préférés. Qu’en pensez-vous ?


  • Déjeuner au Parc & Rencontres Surprenantes avec des Randonneurs du CDT

    Ce matin, je me suis réveillé vers 6 heures, puis je me suis rendormi. Je me disais que les derniers jours sur le sentier approchaient, autant profiter pour un peu plus de sommeil. Résultat : je suis resté au lit jusqu’à plus de 9 heures, ratant le petit déjeuner. Mais ce n’est pas grave, ça m’a fait du bien de reposer mon corps. Après cela, la journée a commencé en mode très tranquille.

    J’ai passé la majeure partie de la matinée et du début d’après-midi au lit, à écrire un peu et regarder des vidéos. J’ai aussi contacté le professeur Carl, qui a bouclé en 2022 ce qu’on appelle le « triple couronne » – trois grands sentiers nord-américains – au cours d’une même année. Je viens de télécharger l’application Gaia pour commencer à planifier la suite après Katahdin, et je voulais vérifier avec lui l’itinéraire exact qu’il avait emprunté. Entre Katahdin et l’International Appalachian Trail, il y a environ 18 km. Mais honnêtement, je ne prévois pas de parcourir cette partie du sentier cette année. À la place, on peut marcher un long moment sur des chemins de terre, puis progressivement sur des routes principales qui passent très près du sentier. Je pourrai peut-être faire un tronçon parallèle au sentier, tout dépendra du choix d’itinéraire, notamment si je décide de passer par un motel, ce qui reste à déterminer selon les étapes.

    Mon échange avec lui visait surtout à confirmer son chemin. La portion de l’International Appalachian Trail entre Katahdin et Fort Fairfield – où la frontière canadienne se trouve – fait environ 225 km. J’ai donc opté pour un itinéraire alternatif, vaguement moitié moins long : 110 km. Le choix est donc vite fait. Pour ce qui est des étapes entre Key West et Springer Mountain, je ne suis pas trop attaché à suivre le parcours du Eastern Continental Trail. Même chose ici dans le nord. Sur l’Appalachian Trail, j’ai vraiment suivi le parcours officiel cette année, par respect pour les nombreux randonneurs qui tentent le défi du “Calendar Year Triple Crown” (CYTC). Ça ne serait pas honnête de zapper une grosse partie du sentier et prétendre faire le CYTC. Par contre, pour le Continental Divide Trail, ça va être un peu différent. Je souhaite maximiser la distance parcourue, tout en restant flexible, car ce sera mon dernier sentier de l’année.

    Corps reposé après plusieurs jours de randonnée
    Je suis étonné de voir à quel point mon corps se sent reposé ces derniers temps. Fini la sieste, plus d’énergie au rendez-vous.

    C’était agréable de reprendre les cartes et avancer dans ma planification aujourd’hui. Je suis quasiment prêt à repartir à tout moment. Il me reste encore à peaufiner quelques détails concernant la nourriture. Mais il semble possible de faire un ravitaillement peu après le sommet de Katahdin, ce qui est parfait. Cela signifie que je ne devrai pas porter trop de provisions en montant la montagne, juste de quoi tenir jusqu’en milieu d’après-midi le lendemain. Une excellente nouvelle.

    Ma productivité a oscillé tout au long de l’après-midi, un mode de fonctionnement assez habituel chez moi : parfois à fond, parfois à faire du “doomscrolling” pendant des heures. En fin d’après-midi, j’ai eu faim, alors je suis allé à l’épicerie du village, devenu un petit rituel quotidien. D’abord, c’est l’occasion de prendre des calories, mais surtout ça donne un but et un déplacement physique à mon corps, même léger.

    Attente d’un sandwich au magasin général de Monson
    En attendant mon sandwich au magasin général de Monson.

    Sur place, j’ai pris deux sandwiches, des snacks et quelques boissons, puis je suis allé au parc à proximité. Un joli abri m’a servi de refuge pour déjeuner tranquille. Cela m’a aussi permis d’enregistrer enfin une vidéo YouTube d’une durée correcte. J’avais ce projet en tête depuis longtemps, il fallait simplement me lancer.

    Le parc de Monson, parfait pour se poser
    Le parc de Monson est vraiment adorable. Je suis resté longtemps sous cet abri.

    La vidéo a duré entre 30 et 40 minutes, je ne sais pas encore combien de temps elle fera après montage, mais je suis content de l’avoir faite. J’espère aussi filmer encore deux autres choses avant la reprise de la randonnée. Je prends tout journée par journée, pas sûr d’avoir toujours l’énergie. Je suis à la fois motivé pour repartir, mais je ne veux pas précipiter la guérison.

    De retour à l’auberge, j’ai essayé de commencer le montage du film. L’enregistrement est la partie la plus simple, monter et couper demande beaucoup plus d’énergie et de temps. J’ai aussi mangé un peu plus en fin de journée.

    Petite récompense après la vidéo, glace à l’appui
    Après cette longue vidéo, une petite glace comme récompense !

    Au fil de la journée, d’autres randonneurs sont arrivés à l’auberge, y compris un homme nommé Just Mike, qui descend le sentier à l’envers. Apparemment, nos chemins se sont croisés en Pennsylvanie. Plus la conversation avançait, plus on réalisait qu’on s’était rencontrés sur le Continental Divide Trail (CDT) l’année précédente, via un ami commun appelé Catmando, que j’avais aussi croisé. Finalement, après un peu de réflexion, on s’est rappelé quand et où cette première rencontre avait eu lieu – le monde de la randonnée est décidément petit.

    Moment de détente près du feu au soir
    Un vrai plaisir de se retrouver autour d’un feu de camp.

    Just Mike et moi avons discuté longuement dans le salon des randonneurs. Il m’a parlé de son lien avec ALDHA, l’organisation importante du sentier des Appalaches, qu’il fréquente régulièrement. Chaque année, ils décernent un nombre très limité de plaques aux randonneurs qui ont achevé les trois sentiers du triple couronne, une belle reconnaissance. On a aussi évoqué la conférence de cette année, prévue au Colorado – si je passe dans le coin à ce moment-là, ce serait une belle opportunité d’y assister.

    Plus tard, un autre randonneur, surnommé Poet, a allumé un feu à l’extérieur. Nous nous sommes rassemblés en groupe, profitant du feu qui repoussait les moustiques voraces – j’en ai fait les frais quand je filmais la vidéo. Je suis resté dehors longtemps avec tout le monde, probablement jusqu’à plus de 22 heures.

    Mon premier smore sur un sentier de randonnée
    Je crois que c’est la première fois que je mange un smore en randonnée !

    Finalement, je suis rentré me détendre, savourant un dessert glacé. Couché, j’ai alterné entre un peu de travail sur mon téléphone et du temps passé à défiler sans but. J’espérais une nuit plus courte que la précédente… même si je suis encore resté tard. J’aimerais vraiment me sentir en forme demain matin pour parcourir quelques kilomètres. Mais je prends ça jour après jour, selon mon état. Le matin est souvent le moment le plus difficile, avec cette raideur et les douleurs aux tendons qui fluctuent. Un coup je me sens super bien, la minute suivante plutôt moyen. Ce va-et-vient me freine, j’ai peur d’accélérer le rythme sans être pleinement prêt.

    En Résumé

    • Prendre son temps pour récupérer ne signifie pas renoncer, surtout quand le corps donne des signaux divergents.
    • La planification flexible peut s’avérer plus utile que le respect strict des sentiers, question de pragmatisme et d’efficacité.
    • Les rencontres fortuites démontrent combien l’univers de la randonnée est petit, malgré les kilomètres parcourus.
    • Un bon feu de camp et quelques douceurs, même en milieu sauvage, ne sont pas négligeables pour le moral.
    • La technologie – apps, vidéo, échanges numériques – devient l’alliée discrète mais essentielle du randonneur moderne.

    Au final, cette parenthèse paresseuse puis productive sur le bout du sentier m’enseigne que chaque jour est une aventure mentale autant que physique. Je vois bien que chercher à tout prix à avancer n’est pas toujours la meilleure solution. Alors, je choisis de savourer ces instants presque hors du temps, de bâtir mon récit au rythme de mes pas et de mes pauses, et d’accueillir l’inattendu. Et vous savez quoi ? C’est peut-être là que réside la vraie richesse de ce type de voyage. Allez, vivons pleinement cette oscillation entre mouvement et repos, et laissons nos esprits voyager aussi loin que nos jambes !


  • Sentier et Taproom: la connexion parfaite entre nature, bière et van au cœur de Chicago

    Sentier et Taproom: la connexion parfaite entre nature, bière et van au cœur de Chicago

    CHICAGO — Alors que les températures se réchauffent et que la ville se prépare à une saison estivale riche en concerts, événements culturels et festivals de rue, une habitante de Lincoln Square propose une manière originale de profiter du plein air : des randonnées qui se terminent dans des brasseries.

    Trail to Taproom est une entreprise qui allie balade en groupe, dégustation de bières et découverte des réserves naturelles du Midwest, le tout à bord d’une charmante camionnette vintage.

    « J’ai toujours voulu vivre en ville pour tout ce qu’elle offre, mais sans renoncer à la nature qui nous entoure », explique Erica Zazo, fondatrice de Trail to Taproom. « Comment rendre l’aventure accessible à tous ? »

    Trail to Taproom organise chaque mois des excursions durant les beaux jours. Les participants peuvent s’inscrire selon le principe du premier arrivé, premier servi. Pour un prix fixe, ils bénéficient d’une journée complète mêlant randonnée, rencontres, transport aller-retour vers les espaces naturels et la brasserie.

    La prochaine sortie aura lieu samedi dans le Michigan, à l’occasion du mois des fiertés, avec une randonnée dans le parc d’État de Grand Mere, suivie d’une dégustation au St. Joe Community Taproom.

    Randonnée Trail to Taproom
    Les excursions Trail to Taproom proposent des randonnées de différents niveaux. Crédit : Ryan Calacsan

    Erica Zazo, qui utilise les pronoms elle/iel, envisageait depuis longtemps de combiner randonnées et dégustations. L’achat en 2024 d’une Toyota Hiace Grand Commuter de 1992, un joyau vintage japonais à conduite à droite, a donné naissance à son projet.

    Cette camionnette, baptisée « Urb » pour « urban van » et en hommage à la devise latine de Chicago « Urbs in Horto » (la ville-jardin), transporte le groupe au cœur des milieux naturels locaux.

    « Nous avons ici des habitats uniques : prairies, bois, savanes, dunes… Tout est accessible à proximité du lac et dans les réserves forestières », précise Erica.

    Le comté de Cook compte 70 000 acres de forêts, mais leur accès sans voiture reste compliqué. Trail to Taproom veut réduire ce frein.

    « Pour moi, il suffit simplement de franchir sa porte pour être aventurier. À Chicago, la nature est si proche qu’il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour la découvrir », ajoute-t-elle.

    Sortie Trail to Taproom avec déjeuner
    Les participants profitent d’un déjeuner lors d’une récente excursion Trail to Taproom. Crédit : Ryan Calacsan

    Chaque aventure débute à un point de rencontre central, souvent le café Bitter Pops à Lakeview, où les randonneurs peuvent prendre un petit déjeuner avant de monter dans la van ensemble. L’ambiance musicale est un choix collectif, avec des cassettes allant de Bruce Springsteen à Cher.

    Les parcours sont adaptés à tous les niveaux. Après l’effort, la camionnette conduit les participants dans une brasserie locale pour se restaurer et profiter de bières souvent artisanales, avant de revenir en ville.

    Le billet comprend aussi un petit souvenir : un autocollant illustré de la van, créé par une artiste locale.

    Originaire du Michigan et journaliste spécialisée dans les activités de plein air, Erica vit à Chicago depuis 2015. Elle a notamment dirigé Mappy Hour Chicago, un groupe urbain d’amateurs de nature, et souhaite renforcer le lien social autour de ces sorties.

    « Voir des inconnus se parler sur le sentier ou partager un moment dans la van, c’est toujours magique. Ça ressemble à une petite virée entre amis », confie-t-elle.

    Randonnée et sortie en van Trail to Taproom
    Les voyages en van permettent de créer un esprit de communauté autour des randonnées et des bières. Crédit : Ryan Calacsan

    L’acquisition d’Urb s’inscrit aussi dans cette volonté collective. « Un voisin vendait ce van, et il souhaitait le céder à quelqu’un qui le remettrait au service d’une communauté, pas juste pour lui », raconte Erica.

    Avec ses neuf places, le véhicule accueille aussi bien des randonneurs solitaires que de petits groupes d’amis. En plus des sorties publiques, il est possible de privatiser la van pour des événements sur mesure.

    Les projets à venir incluent des collaborations avec davantage de brasseries locales et la création d’excursions personnalisées. Même si le nom évoque la bière, Erica prévoit aussi d’élargir l’offre, par exemple en associant randonnées, concerts en plein air et festivals de quartier.

    Enfin, dans un souci d’accessibilité, Trail to Taproom souhaite coopérer avec des associations de plein air. Le van pourrait offrir un transport gratuit pour amener les passionnés vers des sites plus éloignés.

    Participation et convivialité sur une excursion Trail to Taproom
    Les sorties Trail to Taproom mettent l’accent sur des groupes à taille humaine. Crédit : Ryan Calacsan

    Malgré son développement, l’entreprise veille à conserver des groupes réduits, favorisant une expérience intime.

    « Le véhicule accueille dix personnes, c’est parfait pour préserver la convivialité. On ne déverse pas une foule sur les sentiers. Je pense que nos sorties resteront toujours à taille humaine. C’est précieux de rassembler des gens autour d’une passion commune pour la randonnée et la bière artisanale », conclut Erica.

    En Résumé

    • Marcher jusqu’à une brasserie avec une bande d’inconnus, voilà une idée qui vous fera revoir vos sorties dominicales.
    • Un van vintage nommé Urb transporte neuf heureux randonneurs, passez votre commande musicale en live à bord.
    • L’aventure est accessible sans voiture, un petit luxe pour les citadins avides de nature sans sacrifier le confort.
    • Les excursions mêlent convivialité, découverte de sites naturels variés et dégustation locale – pas forcément pour les amateurs de marathon.
    • Un autocollant en souvenir, histoire de marquer le coup après avoir usé ses chaussures et savouré sa bière.
    • Le projet cherche aussi à se faire partenaire des associations pour que la nature soit moins un secret bien gardé.

    Au final, Trail to Taproom illustre parfaitement cet élan contemporain : renouer avec la nature sans se couper de la vie sociale dynamique en ville. Mais n’est-ce pas là la véritable aventure, réconcilier l’urbain et le sauvage, la bière et les sentiers ? Moi, je dis, à quand la version française de ce road trip belge-chic ? Parce que ça mérite qu’on en parle, qu’on bouge et surtout, qu’on trinque ensemble !


  • La forêt magique qui a inspiré Princesse Mononoké

    La forêt magique qui a inspiré Princesse Mononoké

    Paysage naturel à couper le souffle, digne d'un conte de fiction
    Paysage naturel à couper le souffle, digne d’un conte de fiction. Crédit : Getty Images

    Située au cœur du courant chaud Kuroshio dans la mer de Chine orientale, l’île de Yakushima profite d’un climat subtropical doux tout au long de l’année grâce à une température moyenne de l’eau à 19,2°C même en hiver. Ici, les étés restent frais tandis que les hivers restent tempérés, une rareté qui contribue à la richesse écologique et humaine de l’île.

    Les habitants aiment décrire la diversité du relief ainsi : « Côté océan, Yakushima rappelle Okinawa, mais dans les montagnes, c’est plutôt Hokkaido ». Une autre expression locale, plus réaliste, souligne « À Yakushima, il pleut 35 jours par mois », ce qui ne figure guère dans les brochures touristiques, mais rend bien compte de l’atmosphère verdoyante qui règne.

    Dès le débarcadère, une courte promenade mène à l’hôtel Yakushima Ocean & Forest, un établissement de 60 ans au charme officiel, autrefois bâtiment gouvernemental rénové en un hôtel aux allures de station alpine. Ses 90 chambres offrent toutes une vue sur l’océan, notamment celles de style occidental avec balcon surplombant des falaises battues par les embruns salés. Pourtant, c’est dans une chambre japonaise traditionnelle, sur un tatami, que l’on savoure la sérénité, en sirotant un thé avant de retrouver un futon roulé au sol pour la nuit.

    Avec une semaine sur place, il serait possible de parcourir l’île en détail via la route circulaire, mais en deux jours, la découverte se concentre sur la côte nord-est, où alternent villages, vergers d’agrumes, plantations de thé et cultures de pommes de terre, tandis que bougainvilliers, papayers et bananiers bordent les routes.

    À l’embouchure de la rivière Anbo, où la plage baigne dans une eau chaude et accueillante, nageurs, plongeurs et snorkelers se donnent rendez-vous. Mais mon guide, Mizuha Higashi, surnommée Mish, m’emmène en kayak en amont, sur une rivière cernée par une forêt dense de rhododendrons géants, camphriers et hêtres. L’expérience de la « douche forestière » invite à pagayer entre racines et pierres, à plonger le regard dans les eaux limpides, au rythme tranquille de la nature.

    Sur le chemin du retour, Mish désigne une modeste maison au bord de l’eau où Hayao Miyazaki et l’équipe clé du film Princess Mononoke ont séjourné pour étudier ces forêts si particulières, un hommage qui prend tout son sens dès le lendemain lors de notre randonnée dans la vallée de Shiratani Unsuikyo.

    Pont suspendu pittoresque sur le sentier
    Pont suspendu pittoresque sur le sentier. Crédit : Getty Images

    Le sentier suit un ruisseau cristallin, serpentant entre de gros blocs de granite et un pont suspendu digne d’un conte de fées. La végétation devient plus dense à mesure que l’on gagne de l’altitude, plongeant sous une canopée composée d’azalées, cerisiers sakura, sorbiers, pruches et sapins. De vieux camélias au tronc orange vif voisinent avec des cèdres millénaires, véritables géants de la forêt, si larges qu’on ne peut les enlacer, qui jalonnent le chemin comme autant de divinités sylvestres.

    Le sentier Taikoiwa Rock, en temps normal long de 5,6 km (environ 4 heures de marche), s’est rallongé à 10 km à cause des pluies récentes. Cette variante emprunte le chemin de Kusugawa, vieux de plusieurs siècles, construit entre 300 et 400 ans auparavant pour permettre aux bûcherons de récolter les cèdres – ces arbres majestueux dont les troncs droits servaient autrefois aux tuiles légères appelées hiragi, utilisées comme monnaie pour payer les impôts fonciers.

    On découvre en chemin le cèdre Kuguri-sugi, dont le tronc fendu forme une porte naturelle que l’on peut traverser, ainsi que le Nanahon-sugi, âgé de 2 000 ans et culminant à 18 mètres.

    Un amoureux des arbres en pleine immersion
    Un amoureux des arbres en pleine immersion. Crédit : Penny Watson

    Au sommet, à près de 900 mètres d’altitude, la forêt couverte de mousse de Princess Mononoke enveloppe les visiteurs d’un voile mystique, presque irréel. Une brume blanche rafraîchissante accentue le silence sacré de cet endroit préservé, où Kazuo Oga, emblématique artiste du Studio Ghibli, aimait dessiner inlassablement son univers magique.

    Comme le dit Ashitaka dans le film, « cet endroit est magique… un lieu pour dieux et démons ». Cette forêt, figée dans le temps, repose sur un tapis vert éclatant où butinent les libellules, où fleurissent de minuscules plantes, et d’où sortent les racines gigantesques qui pourraient bien abriter la maison secrète de petites créatures fantastiques.

    Figurines des esprits de la forêt Kodama sur le sentier Taikoiwa Rock, vallée Shiratani Unsuikyo, Yakushima
    Figurines des esprits de la forêt Kodama sur le sentier Taikoiwa Rock, vallée Shiratani Unsuikyo, Yakushima.

    À point nommé, un jeune couple japonais immortalise les figurines des kodama, ces esprits blancs emblématiques qui apparaissent dans la forêt quand celle-ci est saine, symbolisant l’espoir pour la nature dans le film et dans la vraie vie.

    Nous poursuivons, enchantés, jusqu’à Taikoiwa Rock, sommet rocailleux du sentier, où le silence règne, doucement troublé par les éclats joyeux de notre guide.

    Informations pratiques

    Il est possible de rejoindre Yakushima depuis Sydney via Tokyo, avec des compagnies aériennes japonaises assurant la liaison jusque Kagoshima, puis un ferry de deux heures mène sur l’île.

    L’hôtel Yakushima Ocean & Forest propose différentes catégories de chambres, incluant un onsen traditionnel, et des formules avec dîner Kaiseki authentique. Les tarifs débutent autour de 12 000 yens.

    Pour les randonnées et excursions en kayak, le guide Sangaku Taro offre des prestations de qualité avec des accompagnateurs anglophones expérimentés.

    En Résumé

    • L’île de Yakushima cultive un climat subtropical atypique grâce au courant Kuroshio, adoucissant ses saisons avec une météo capricieuse, voire pluvieuse.
    • La part belle est faite à la nature intacte, aux forêts millénaires et à une biodiversité qui a inspiré l’univers poétique de Studio Ghibli, un vrai plus pour ceux qui aiment marcher dans les pas de la création artistique.
    • Randonner ici, c’est un savant dosage entre immersion totale en pleine nature et soupçon d’histoire – fordée par les bûcherons d’antan – qui rythme la découverte.
    • Loger dans un hôtel aux allures de chalet alpin au bord de falaises océaniques complète l’expérience, un peu décalée mais très attachante.

    Mais soyons francs, réserver seulement deux jours pour Yakushima, c’est un peu comme vouloir lire un roman épique en feuilletant rapidement les premières pages. Imaginez donc ce que l’île réserve à ceux qui prennent le temps, qui marchent lentement, qui savent écouter les arbres et plonger dans le mystère… Alors, prêts à délaisser les plages saturées pour une aventure tout en mousse et légendes ? Moi, je dis : fonçons !


  • 27 indispensables du camping plébiscités par les campeurs

    27 indispensables du camping plébiscités par les campeurs

    Ce kit comprend un filtre à eau à visser avec système de pression, deux poches pliables de 1 litre, un embout buccal remplaçable et un outil de nettoyage pour filtre à seringue. Son poids total est de seulement 85 grammes. Il filtre efficacement bactéries comme la salmonelle, le choléra et E. coli, ainsi que les protozoaires tels que Giardia et Cryptosporidium.

    Ce filtre a conquis mon quotidien grâce à sa simplicité d’utilisation, sa polyvalence, sa compacité et l’absence d’attente pour obtenir de l’eau potable. Il suffit de remplir la poche, de visser le filtre puis de presser pour faire sortir l’eau filtrée dans une gourde. Pas besoin de patienter comme avec des comprimés ou des systèmes à gravité, et aucune odeur étrange, seulement de l’eau fraîche, pure et agréable. Et pour ceux qui trouvent l’opération trop longue, il est même possible de visser directement le filtre sur une bouteille d’eau et de boire à la source — une vraie révolution. En résumé, c’est un système rapide, léger et facile à transporter que je recommande sans réserve.

    Attention toutefois pour les personnes immunodéprimées, il est essentiel de lire attentivement les consignes du fabricant pour assurer la sécurité d’utilisation.

    Avis d’utilisateur : « Compact, facile à utiliser, véritable sauveur. Ce filtre n’a que des avantages. Il est suffisamment petit et léger pour se glisser dans mon sac avant toute sortie — randonnée, pêche, camping ou simple baignade en lac. Il s’adapte parfaitement aux bouteilles Smartwater, mais attention : boire avec le filtre vissé empêche l’entrée d’air, ce qui fait que la bouteille s’écrase en altitude. Je dévisse légèrement le filtre après avoir bu, ce qui résout le problème, même si certains pourraient trouver cela fastidieux. Pour ce que j’en sais, la filtration fonctionne impeccablement, je n’ai eu aucun souci de santé ! »

    En Résumé

    • Un kit ultra léger et compact, parfait pour les voyageurs minimalistes ou les randonneurs exigeants.
    • Fonctionnement simple et immédiat, sans temps d’attente à déplorer.
    • Permet de boire aussi bien depuis des poches d’eau que directement en bouteille.
    • Un léger inconvénient : l’absence de ventilation lors de la filtration peut provoquer l’écrasement des bouteilles, solutionné par un simple geste.
    • Bien lire les consignes si votre système immunitaire est fragile, car la sécurité passe avant tout.

    Au fond, ce genre d’innovation redéfinit ce que doit être un filtre d’eau nomade. Fini les gadgets compliqués, place à la praticité en un geste. Alors, lorsqu’on se demande encore s’il faut investir dans un tel accessoire, je réponds clairement que simplifier l’accès à de l’eau propre n’est jamais une mauvaise idée. Et vous, qu’est-ce qui vous freine encore à franchir le pas ?


  • Randonneurs sur le sentier Chilkoot : retour obligatoire à la frontière

    Randonneurs sur le sentier Chilkoot : retour obligatoire à la frontière

    Vue depuis le sommet du col Chilkoot, Alaska
    Vue vers le sud depuis le sommet du col Chilkoot. Crédit photo : National Park Service

    Le célèbre sentier Chilkoot, long de 53 kilomètres et reliant Dyea en Alaska à Bennett en Colombie-Britannique, est officiellement ouvert pour la saison estivale 2025.

    Cependant, cette année encore, les randonneurs ne sont pas autorisés à franchir la frontière internationale entre le Canada et les États-Unis via ce sentier, une mesure en vigueur depuis 2022.

    Les services des parcs nationaux des deux pays ont confirmé que, bien que chaque côté du sentier soit accessible aux marcheurs — du 4 juin au 13 septembre au Canada, et à des dates similaires aux États-Unis —, la frontière située au sommet du sentier reste fermée pour le passage d’un côté à l’autre. Ainsi, les randonneurs doivent commencer et terminer leur parcours sur le même territoire.

    Le 5 juin 2025, Parcs Canada a mis à jour ses informations en ligne, indiquant clairement : « Le franchissement de la frontière internationale sur le sentier Chilkoot n’est pas autorisé durant la saison de randonnée 2025. » Cette annonce vient clarifier une période d’incertitude, où les autorités douanières canadiennes évaluaient encore la capacité des randonneurs à satisfaire les obligations légales d’entrée sur le territoire.

    La décision finale maintient donc l’interdiction, justifiée par la nécessité de garantir la sécurité et le respect des procédures de déclaration dans ces zones frontalières isolées.

    Autrefois voie majeure durant la ruée vers l’or du Klondike, le sentier Chilkoot avait été fermé en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19. En 2021 et 2022, des dégâts causés par des inondations du côté américain avaient retardé sa réouverture. Bien que l’accès américain soit enfin rétabli en 2025, la restriction de passage transfrontalier persiste.

    Cette contrainte reflète une surveillance renforcée des passages frontaliers isolés. En janvier, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avait déjà annoncé la fin des permis pour les randonneurs empruntant le Pacific Crest Trail en direction nord, mettant fin à une autre route populaire traversant la frontière.

    Le caractère éloigné et accidenté du sentier Chilkoot complique le contrôle et la vérification des entrées légales, d’autant que la frontière n’est dotée d’aucune infrastructure douanière permanente.

    Par ailleurs, le gouvernement canadien envisage l’adoption du Strong Borders Act (projet de loi C-2), destiné à lutter contre les menaces transnationales, notamment le trafic de fentanyl, et à renforcer les contrôles migratoires.

    « Les frontières du Canada doivent être sûres, modernes et efficaces », a déclaré l’ASFC dans sa vision stratégique. Parmi les mesures envisagées : un renforcement des filtrages, un meilleur partage d’informations avec les autorités américaines et la suppression des tolérances sur les passages frontaliers isolés.

    Malgré cela, les passionnés de randonnée peuvent toujours profiter de parcours de plusieurs jours sur les sections canadienne ou américaine du sentier. Parcs Canada continue de délivrer des permis pour les excursions débutant en Colombie-Britannique et s’achevant à la frontière, tandis que le service des parcs américains a rouvert l’accès depuis Dyea jusqu’à la limite internationale.

    En Résumé

    • Le sentier Chilkoot est accessible pour la randonnée côté canadien et américain, mais le passage entre les deux reste interdit.
    • La frontière, située sur un terrain difficile et isolé, n’a pas de poste de contrôle permanent, compliquant le suivi des entrées légales.
    • La décision s’inscrit dans une tendance à durcir les contrôles aux frontières canadiennes, en particulier dans les zones reculées.
    • Les randonneurs doivent donc planifier leur aventure en restant sur un seul territoire et respecter les nouvelles règles strictes.
    • Au-delà de la randonnée, cette situation reflète la complexité des enjeux liés à la sécurité et à la gestion des frontières dans un monde en mutation.

    Au fond, ce choix souligne un paradoxe intéressant : comment préserver la liberté d’explorer tout en fermant la porte pour des raisons de sécurité ? En tant que journaliste de Point Sud, je vous invite à réfléchir à cette frontière entre nature sauvage et contrôle humain, qui questionne notre rapport à la liberté, à la frontière, et finalement à nous-mêmes. Restez curieux, l’aventure ne fait que commencer !


  • 125 ans du plus ancien parc d’État du Wisconsin : une visite incontournable

    125 ans du plus ancien parc d’État du Wisconsin : une visite incontournable

    Le système des parcs d’État du Wisconsin célébrera ses 125 ans en 2025.

    Tout a commencé dans l’ouest de l’État, dans le comté de Polk, avec la création en 1900 d’Interstate Park, un joyau original s’étendant sur 525 hectares.

    « Nous avons plus de 14 kilomètres de sentiers de randonnée estivale, autant pour l’hiver, 82 emplacements de camping, plusieurs abris pique-nique, une plage magnifique et bien d’autres activités à découvrir », explique Matthew Densow, superviseur des ressources naturelles du parc.

    Ce parc marque également le point de départ occidental du Ice Age National Scenic Trail, un sentier long de 1 930 kilomètres qui traverse le Wisconsin en suivant le contour laissé par la dernière glaciation, pour se terminer au parc d’état Potawatomi dans le comté de Door.

    « C’est toujours un lieu où les randonneurs débutent ou terminent leur périple. Le centre d’interprétation de l’ère glaciaire, quand il est ouvert, offre une mine d’informations sur le sentier et sert de point d’orientation privilégié », ajoute Densow.

    Chaque année, environ 250 000 visiteurs sont accueillis à Interstate Park.

    Art Anderson, vice-président de l’association Friends of Interstate and Straight Lake State Park, partage son enthousiasme : « J’adore tellement d’aspects du parc. »

    Parmi les initiatives des bénévoles, la collecte de fonds pour améliorer les panneaux et entretenir les sentiers est essentielle.

    « Nous avons aménagé un chemin accessible de 120 mètres, plat, adapté aux personnes à mobilité réduite, leur permettant de profiter d’une vue sublime comparable à celle offerte par les sentiers plus accidentés », souligne Anderson.

    Un autre site très prisé est une énorme marmite glaciaire creusée par les tourbillons d’eau et débris, formant des cavités circulaires dans le roc.

    « Selon l’endroit, on se trouve à une trentaine de mètres au-dessus de la rivière. Sur le sentier des marmites, on voit bien à quelle hauteur l’eau passait autrefois. On y trouve aussi de gros rochers appelés meules, dont un exemplaire impressionnant », décrit Densow.

    Si ces marmites sont singulières à ce site, l’expérience du parc d’État ne se limite pas à Interstate Park.

    « Peu importe où l’on vit dans le Wisconsin, il y a toujours un espace naturel géré par le système des parcs d’État à proximité : parc, forêt, zone de loisirs ou sentier, ce système couvre tout », conclut le responsable.

    Les préparatifs pour les célébrations du 125e anniversaire en septembre sont en cours.

    En Résumé

    • Interstate Park est le point d’ancrage historique du système des parcs d’État du Wisconsin, preuve que l’homme sait aussi prendre soin de la nature depuis plus d’un siècle.
    • Avec ses sentiers accessibles, ses infrastructures adaptées, le parc montre que la nature est ouverte à tous, même à ceux qui rechignent un peu à la marche.
    • Le gigantesque « trou de glace » rappelle que le paysage est le fruit de forces naturelles impressionnantes qui ont sculpté la roche avec patience et puissance.
    • Le réseau de parcs d’État s’étend partout dans le Wisconsin, garantissant ainsi une respiration verte quasi à portée de main, même pour les moins aventuriers.

    Alors, ne serait-il pas temps que nous redécouvrions ces espaces avec un regard neuf ? Que l’on soit randonneur assidu ou simple promeneur du dimanche, ces parcs sont un véritable cadeau à préserver. À moi de vous dire : sortez, explorez, et surtout, respectez ces témoins vivants d’un passé ancien. Qui sait quelle aventure vous attend au détour d’un sentier ?


  • Panneaux en zones isolées pour éviter les accidents de randonnée

    Tendance préoccupante : les accidents en forêt ont plus que doublé depuis l’assouplissement des restrictions d’accès aux routes forestières

    Face à une augmentation significative des accidents impliquant des randonneurs dans les montagnes et forêts de Taïwan, l’Agence de la Foresterie et de la Conservation de la Nature a déployé des milliers de panneaux indicateurs et amélioré la couverture réseau mobile. Cette initiative vise à renforcer la sécurité des visiteurs dans ces zones qui couvrent près de 60 % du territoire taïwanais.

    Depuis fin 2019, le gouvernement a assoupli les restrictions d’accès à plus de 80 routes forestières, auparavant réservées à l’exploitation forestière ou aux habitants des zones montagneuses. En parallèle, les démarches pour obtenir un permis d’entrée ont été simplifiées via un portail en ligne, facilitant ainsi l’exploration de ces espaces naturels.

    Panneaux indicateurs en forêt à Taïwan

    Photo : capture d’écran du site de l’Agence de la Foresterie et de la Conservation de la Nature

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon l’Agence nationale des secours, les interventions d’urgence en zones montagneuses sont passées de 207 en 2019 à 454 en 2020, pour atteindre 513 en 2023. Les causes principales de ces accidents restent la désorientation et les blessures.

    Pour mieux guider les randonneurs, 3 420 panneaux jaunes en forme de losange ont été installés, indiquant des coordonnées précises selon les systèmes géodésiques mondiaux et locaux, ainsi que le nom des sentiers et des distances en kilomètres. Ces panneaux se retrouvent tous les 100 mètres le long des parcours.

    Par ailleurs, 1 381 panneaux similaires signalent les zones où la couverture mobile est disponible, une tâche assurée conjointement par les trois opérateurs télécoms taïwanais. Ces indicateurs sont déployés dans les 19 zones forestières récréatives et divers sentiers maintenus par l’agence.

    Des collaborations avec les directions des parcs nationaux ont également permis d’installer des panneaux dans des sites emblématiques comme le parc national de Taroko à Hualien ou sur le mont Yushan, au cœur de l’île.

    Pour améliorer la sécurité, l’agence conseille aux randonneurs de télécharger des cartes numériques via le portail gouvernemental ou d’utiliser Rudy Map, une application basée sur la base de données cartographiques ouverte MOI, qui offre une consultation hors ligne correspondant précisément aux indications des panneaux.

    En Résumé

    • Plus d’accès à la nature, plus d’aventures… et malheureusement, plus d’accidents aussi. La vigilance est donc de mise.
    • 3 420 panneaux pour ne pas se perdre, mais certains randonneurs semblent tout de même faire du hors-piste involontaire.
    • La couverture mobile s’étend, mais cela ne garantit pas qu’on saura toujours où envoyer le SOS.
    • Les démarches d’autorisation simplifiées rendent la nature plus accessible, mais est-ce toujours sécurisé pour les novices ?

    En fin de compte, si l’ouverture des territoires forestiers nous invite à renouer avec la nature, nous devons aussi intégrer que la nature n’est ni un parc d’attractions, ni un terrain de jeu sans risques. Il serait judicieux d’allier liberté et prudence, et pourquoi pas, de reconsidérer notre propre rapport à l’aventure et à la préparation. Après tout, explorer, c’est aussi apprendre à respecter les limites – celles de la nature, et les nôtres.


  • 8 gourdes indispensables pour randonner bien hydraté

    8 gourdes indispensables pour randonner bien hydraté

    Contrairement aux bouteilles d’eau classiques, les modèles conçus spécifiquement pour la randonnée allient robustesse, praticité et fonctionnalité. Pensées pour résister aux conditions extérieures tout en conservant la fraîcheur du liquide, elles se doivent d’être légères et facilement transportables, que ce soit fixées au sac à dos ou portées à la main.

    Voici une sélection de huit bouteilles d’eau offrant chacune des avantages distincts pour vous accompagner lors de vos escapades en pleine nature. Qu’importe votre niveau, débutant ou randonneur aguerri, il est essentiel de rester bien hydraté et prêt à affronter les sentiers.

    Raymylo : une bouteille complète et pratique

    Bouteille d'eau avec housse de transport

    Bouteille d’eau accompagnée d’une housse de transport. (Amazon)

    La bouteille Raymylo est équipée pour vous rafraîchir efficacement. Son isolation par triple paroi sous vide cuivrée garde les boissons froides jusqu’à plusieurs jours. Elle est munie d’une poignée en paracorde facilement fixable au sac, d’une boussole et d’un mousqueton pour vos clés ou accessoires.

    Son bouchon paille facilite la consommation tandis que le système anti-fuite garantit que rien ne s’écoule même sur un terrain accidenté. Vous bénéficiez également d’un étui de transport et de matériel de nettoyage adapté.

    Owala FreeSip : design et fonctionnalité

    Bouteilles Owala élégantes et robustes

    Bouteilles Owala alliant style et durabilité. (Amazon)

    Les bouteilles Owala FreeSip se distinguent par la variété de leurs couleurs et leur capacité à garder les boissons fraîches pendant des heures. Avec leur embout anti-fuite s’ouvrant d’une simple pression et une anse de transport pratique, elles se fixent aisément à votre sac.

    Fabriquées sans BPA, plomb ni phtalates, elles assurent une consommation saine. Leur système FreeSip permet de boire à travers une paille en position verticale ou directement au goulot en inclinant la bouteille.

    Yeti Allégée : durabilité et légèreté

    Version allégée de la bouteille Yeti classique

    Version allégée d’une bouteille classique de la marque Yeti. (Yeti)

    Si la bouteille Yeti traditionnelle vous semble trop lourde, cette version de 34 onces (environ 1 litre) est un compromis idéal. Vous bénéficiez toujours de la robustesse propre à Yeti et d’un bouchon étanche à cent pour cent, indispensable lors de randonnées cahoteuses.

    Fabriquée avec des matériaux sans BPA et intégrant 50 % de plastique recyclé, cette bouteille offre une option plus respectueuse de l’environnement, tout en étant deux fois plus légère que les modèles Rambler habituels.

    Nalgene Ultralight : classique et économique

    Bouteille Nalgene légère et colorée

    Nalgene : une option légère et abordable. (Nalgene)

    Indémodable et abordable, la bouteille Nalgene existe en de multiples couleurs. Sa version Ultralight est conçue spécialement pour les randonneurs et les amateurs de trekking exigeant légèreté et solidité.

    Fabriquée en polyéthylène haute densité, cette bouteille ne sacrifie en rien sa robustesse. De nombreux modèles originaux sont disponibles, certains en éditions limitées avec des thèmes comme les parcs nationaux ou des motifs camouflage.

    Stanley Cross Bottle : confort et polyvalence

    Bouteille Stanley confortable à porter

    Bouteille confortable à porter lors de randonnées. (Stanley)

    Stanley propose une bouteille conçue pour les sportifs et randonneurs, avec une forme plus plate qui la rend agréable à porter. La Cross Bottle dispose d’une sangle d’épaule robuste, facilement détachable.

    Fabriquée en acier inoxydable recyclé, elle garde vos boissons glacées pendant longtemps grâce à une isolation performante. Son bouchon étanche et sa paille amovible sont des atouts appréciables pour vos longues marches.

    Hydro Flask Lightweight Trail : la performance allégée

    Bouteille légère Hydro Flask en acier inoxydable

    Bouteille en acier inoxydable gardant l’eau glacée. (Hydro Flask)

    La série légère pour sentiers d’Hydro Flask pèse 25 % de moins que leurs bouteilles traditionnelles à large ouverture, sans perdre leur capacité à garder les boissons froides (jusqu’à 24 heures) ou chaudes (jusqu’à 12 heures).

    Son anse de transport flexible pivote aisément et ne vous gêne pas une fois fixée au sac. Entièrement sans BPA et étanche, cette bouteille allie performance et confort sur les sentiers.

    Bouteille rétractable : un gain de place astucieux

    Bouteille pliable pour gagner de la place

    Bouteille pliable pour optimiser l’espace dans votre sac. (Amazon)

    Les bouteilles pliables gagnent en légèreté et permettent d’économiser l’espace dans votre sac. Disponibles dans une large palette de couleurs, y compris des motifs tie-dye ou unis vifs, elles s’adaptent à votre style de randonneur.

    Le joint en silicone assure une parfaite étanchéité et la mousqueton permet de la fixer à l’extérieur du sac pour un accès rapide.

    Mountain Hydro Sling : le compagnon idéal

    Housse porte-bouteille pour faciliter le transport

    Facilitez le transport de votre bouteille grâce à cette housse porte-bouteille. (Amazon)

    Si vous avez déjà une bouteille préférée, le sac Mountain Hydro Sling peut en faciliter le transport. Adapté aux bouteilles jusqu’à 32 onces, il comprend des pochettes pour vos clés et autres petits objets.

    Fixable à un vélo grâce à son velcro ou porté à l’épaule via sa bandoulière, il dispose d’un système de serrage en paracorde qui maintient solidement votre bouteille même sur des terrains accidentés.

    En Résumé

    • Les bouteilles spécialement conçues pour la randonnée combinent robustesse et confort d’usage.
    • Chaque modèle aborde l’hydratation sous un angle différent : isolation longue durée, légèreté, design pratique ou écologie.
    • S’il faut choisir, il y a toujours un compromis entre poids, capacité et fonctionnalités annexes comme les porte-clés ou housses.
    • La sélection idéale dépendra beaucoup de votre style de randonnée et de vos préférences personnelles, sans oublier votre sensibilité environnementale.
    • On pourrait presque croire que les fabricants de bouteilles rivalisent en astuces pour nous faire transporter l’eau dans le confort et le style, mais n’est-ce pas plutôt une victoire de la praticité ?

    Pour ma part, je trouve fascinant la variété d’options qui s’offrent à nous désormais : de la bouteille ultralégère à la gourde ultra-isolée, le choix n’a jamais été aussi large. Reste à nous demander si cet arsenal est bien nécessaire, ou si l’on ne se complique pas un peu trop la vie avec tant de gadgets. Mais là est tout l’intérêt : continuer de questionner nos habitudes pour mieux profiter des trésors que la nature a à offrir, bouteille à portée de main, évidemment.


  • Pour la Journée Nationale des Sentiers : Testez l’Hypershell X, l’exosquelette outdoor accessible à tous

    Pour la Journée Nationale des Sentiers : Testez l’Hypershell X, l’exosquelette outdoor accessible à tous

    Vous avez peut-être déjà entendu parler des exosquelettes utilisés dans le domaine militaire, scientifique ou médical. Mais la série X de Hypershell se démarque : elle est conçue pour tous, afin de prolonger la randonnée et les aventures en plein air grâce à une assistance bionique. Notre journaliste Kyle Barr a testé le modèle Hypershell Pro X et en a été impressionné.

    Le prix habituel d’un exosquelette X dépasse généralement les 1 000 dollars, mais à l’occasion de la Journée Nationale des Sentiers, le 7 juin 2025, Hypershell s’associe à l’American Hiking Society pour distribuer 30 exemplaires du Pro X sur 10 sites de randonnée. Ces dispositifs pourront être essayés par les volontaires et les promeneurs sur place.

    Le Hypershell X, un allié pour vos explorations

    Le Hypershell X est un équipement qui change la donne : fixé au dos, à la taille et aux jambes, cet exosquelette vous donne un coup de pouce. Il augmente votre vitesse et prolonge votre endurance, vous permettant de parcourir des sentiers que vous n’auriez peut-être pas osé entreprendre ou de réaliser un itinéraire plus rapidement.

    Pour le débutant, il apporte confiance et accompagnement. Pour l’expert, il offre une nouvelle dimension. Pour les jeunes, il rallonge les possibilités, pour les plus âgés, il rajeunit les capacités physiques. L’exosquelette s’adapte parfaitement à vos mouvements pour vous permettre d’aller plus loin, plus fort, plus malin.

    Trois modèles sont disponibles : le Go X, le Pro X et le Carbon X. Leur puissance et performance augmentent progressivement, avec une promesse d’amélioration de la force des jambes jusqu’à 40 % et une réduction de l’effort physique pouvant atteindre 30 %. L’appareil compense un poids allant jusqu’à 30 kilos et offre une autonomie de batterie jusqu’à 17,5 km.

    Exosquelette Hypershell
    Les exosquelettes Hypershell sont légers et confortables. (Hypershell)

    Pesant seulement 2 kilos, voire moins pour la version en fibre de carbone et titane, l’exosquelette n’entrave pas vos mouvements. Son design léger le rend adapté non seulement à la marche, mais aussi à la course et au vélo.

    Au cœur de la technologie, l’IA MotionEngine s’adapte en temps réel à votre démarche, grâce à plus d’une douzaine de capteurs. Elle anticipe vos pas et vous propulse en avant, personnalisant son assistance pour un confort optimal au fil du temps.

    La batterie, portée sur le dos à la manière d’un sac à dos, est légère (400 grammes) et amovible, ce qui facilite le transport et la recharge durant plusieurs journées de randonnée.

    Randonneur avec exosquelette Hypershell
    Avec un peu d’aide, les sommets deviennent à portée de main. (Hypershell)

    L’utilisateur peut régler le niveau d’assistance sur trois modes, pour un équilibre entre durée de batterie et performance. L’équipement est classé IP54, fonctionnant sans problème jusqu’à -10°C.

    Dans son test, Kyle Barr a qualifié le Pro X de facile à utiliser, confortable et efficace pour marcher plus longtemps avec moins d’effort. Un dispositif qui séduira non seulement les randonneurs aguerris, mais aussi ceux qui hésitent par manque de capacité physique, blessure ou âge.

    Le Hypershell X a également reçu le prix de l’innovation au CES 2025, salué pour son design révolutionnaire et ultra-léger. Les exosquelettes ne sont plus réservés à la science-fiction, aux militaires ou aux très fortunés : ils s’installent peu à peu sur nos sentiers de randonnée.

    Journée Nationale des Sentiers

    La collaboration entre Hypershell et l’American Hiking Society vise à démocratiser la randonnée. Quel que soit votre âge ou votre niveau, le sentier vous est ouvert : les novices peuvent relever de nouveaux défis, les randonneurs expérimentés bénéficient d’un coup de pouce technologique.

    Journée Nationale des Sentiers
    La Journée Nationale des Sentiers approche. (American Hiking Society)

    Le 7 juin, lors de cet événement annuel phare, des milliers d’Américains sont rassemblés pour faire vivre les sentiers, en profitant de la nature tout en participant à leur entretien. Cette année, Hypershell présentera le Pro X au projet Tahoe Rim Trail, dans le lac Tahoe en Californie, où l’on inaugurera un nouvel itinéraire sécurisé pour traverser une route.

    Les visiteurs pourront essayer l’exosquelette et mesurer ses effets : réduction de la fatigue, prolongation de l’endurance, et un soutien précieux pour l’entretien collectif des sentiers lors de cette journée dédiée à la nature.

    En Résumé

    • L’exosquelette Hypershell X propose une assistance bionique pour rendre la randonnée accessible à un public très large.
    • Son poids léger et son système d’intelligence artificielle en font un outil à la fois performant et naturel à utiliser.
    • Le partenariat avec l’American Hiking Society matérialise une vision commune : encourager la pratique en pleine nature pour tous, en veillant à la préservation des sentiers.
    • Le prix, pour ceux qui le découvrent, reste un obstacle, mais la démonstration publique et les essais gratuits peuvent lever cette barrière.
    • On peut déjà imaginer que ces technologies bioniques transformeront nos approches de la marche, de la course et même du vélo, avec un supplément d’endurance jamais vu.

    Alors, que penser de tout ça ? Plus qu’un simple gadget, le Hypershell X bouscule nos habitudes, invite chacun à repousser ses limites et ouvre la réflexion sur l’avenir de l’activité physique en plein air. Personnellement, j’ai hâte de voir si cette assistance ne risque pas de devenir la nouvelle norme… Imaginez les randonneurs équipés ainsi sur les sentiers du monde entier : jusqu’où irons-nous vraiment ? À vous de choisir si vous voulez grimper ou simplement marcher, mais en mieux, avec un petit coup de pouce mécanique. En tout cas, moi, je dis : à vos chaussures… enfin, à vos exosquelettes !


  • Ridge to Rivers invite les randonneurs à préserver les rochers encastrés pour un sentier stable et agréable

    Ridge to Rivers invite les randonneurs à préserver les rochers encastrés pour un sentier stable et agréable

    L’association Ridge to Rivers invite les randonneurs à ne pas modifier les sentiers en enlevant ou en détachant les pierres intégrées au sol ou situées à leurs abords.

    Ces rochers jouent un rôle essentiel dans la stabilité des sentiers, particulièrement dans les sols fragiles et érodés de l’Idaho. Ils offrent également des défis techniques appréciés par de nombreux passionnés de randonnée. En les déplaçant ou en les retirant, on supprime une caractéristique que d’autres amateurs profitent depuis des années. Cette pratique a été constatée à plusieurs reprises au printemps, notamment sur le sentier de Dry Creek.

    Ridge to Rivers appelle donc à préserver ces chemins dans les contreforts de Boise, afin que chacun puisse continuer à en profiter pour les générations à venir.

    En Résumé

    • Les pierres intégrées aux sentiers ne sont pas de simples cailloux, mais de véritables éléments de maintien indispensables pour éviter l’érosion dans cette région.
    • Ces rochers ne sont pas seulement fonctionnels : ils apportent aussi une dose de technicité qui plaît aux randonneurs expérimentés.
    • Modifier un sentier, c’est un peu comme changer une recette qui marche : on risque de perdre ce qui fait son charme et sa solidité.
    • Malgré les rappels, certains continuent à trafiquer les sentiers, ce qui soulève la question du respect de l’environnement partagé.

    Au final, il semble évident que préserver les sentiers, c’est un effort collectif et une preuve de respect pour ceux qui viendront marcher après nous. Alors, la prochaine fois que vous vous baladerez dans ces paysages, pensez à laisser les rochers où ils sont – c’est un geste simple, mais qui participe pleinement à la qualité et à la durabilité de notre patrimoine naturel. Moi, je trouve que c’est une belle responsabilité, à embrasser avec enthousiasme et un soupçon d’humour, non ?