Deux Américains ont dû être secourus sur le mont Fuji au Japon, dans deux incidents distincts, avant même l’ouverture officielle de la saison d’ascension jeudi. Ces interventions ravivent les débats sur la nécessité de durcir les sanctions contre les randonneurs qui enfreignent les règles, mettant leur vie en danger et mobilisant des ressources locales importantes.
Les équipes de secours en montagne de la préfecture de Shizuoka ont été déployées à deux reprises en l’espace de deux jours pour venir en aide à ces alpinistes imprudents, ce qui soulève une nouvelle fois les critiques adressées à ceux qui tentent d’atteindre le sommet de 3 776 mètres sans préparation ni équipement adéquat, en dehors de la période recommandée.
Bien que les secours des 4 et 5 juillet n’aient pas nécessité l’intervention d’hélicoptères, les voix s’élèvent de plus en plus pour que les personnes sauvées sur le mont Fuji prennent à leur charge le coût de leur évacuation.
« Les trois sentiers menant au sommet du mont Fuji, côté préfecture de Shizuoka, ont officiellement rouvert aujourd’hui, mais nous avons déjà reçu des rapports concernant des randonneurs secourus plus tôt ce mois-ci », explique Aya Ichikawa, responsable du service tourisme de la ville de Fuji, chargée de superviser les ascensions sur ce flanc de la montagne.
« C’est problématique car ces interventions ont lieu en dehors de la saison officielle d’ascension, mais il n’existe pas de sanction pour ceux qui ne respectent pas les règles. Notre seul souhait est que les grimpeurs les suivent, afin d’assurer leur sécurité », a-t-elle confié.
Le septuagénaire américain secouru sur le sentier Fujinomiya le 4 juillet n’a pas été nommé, mais il a été rapporté qu’il avait installé une tente près de la septième station. Se sentant mal, il a sollicité l’aide d’autres randonneurs, l’un d’eux appelant les services d’urgence, selon une source locale.
En Résumé
- Certains randonneurs semblent croire que les règles du mont Fuji sont des suggestions facultatives. Spoiler : elles ne le sont pas.
- Les secours, aussi vaillants soient-ils, ne sont pas des taxis du sommet, mais ils finissent par payer la facture — au figuré et littéralement.
- La saison officielle existe pour une bonne raison, et camper sur le flanc de la montagne en dehors de celle-ci montre un certain mépris pour la sécurité personnelle et collective.
- Demander plus de sanctions, y compris financières, n’est peut-être pas une mesure extrême, mais une réponse logique face à ces imprudences répétées.
Ce que ces incidents nous rappellent, c’est que la nature impose toujours ses règles, qu’on les respecte ou non. Mais à l’heure où l’aventure et le dépassement de soi sont populaires, il serait temps de réfléchir à la responsabilité individuelle et collective. Moi, je dis que mêler esprit de conquête et prudence, ce n’est pas de la lâcheté, c’est du bon sens. Et ça, c’est une discussion dont on a vraiment besoin.

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