Au fil des années, nous avons participé à de nombreux road trips avec diverses marques automobiles. Les destinations habituelles sont souvent les régions plus accessibles du Nord, comme Clark, Subic, La Union ou Bataan. De temps à autre, nous nous aventurons jusqu’à Baguio, en haute altitude, car quoi de mieux pour éprouver un véhicule tout juste sorti de l’usine que d’affronter les routes sinueuses des Cordillères ?
Récemment, nous avons pris part à une escapade organisée par Mazda Philippines. De l’extérieur, il s’agissait d’un simple voyage presse – une nuit à Baguio et retour le lendemain. Pourtant, cette expérience se distinguait par son esprit convivial. Ici, il ne s’agissait pas de tester une voiture en particulier ni de vérifier si un modèle pouvait grimper jusqu’à Baguio. Il s’agissait simplement d’une réunion d’amis, passionnés et professionnels de l’automobile, réunis pour apprécier les voitures Mazda lors d’une balade décontractée, mais dynamique, jusqu’à la Ville des Pins.

Photo : Charles Banaag
L’atmosphère était détendue : aucun programme strict, juste le trajet jusqu’au Baguio Country Club, une nuit sur place, puis le retour. Le groupe, composé de jeunes journalistes et influenceurs que nous connaissons bien, était fidèle au poste. Aux côtés de Charles et moi-même pour Top Gear Philippines, nous retrouvions Justin Santos, Alex Lim, Macoy Averilla, Chenee Jimenez, Albert Quiroz, Reph Bangsil, Ikey Atienza ainsi que Julian Panlilio et Sam Surla. La présidence de Mazda Philippines n’a pu se joindre à nous, mais Ira Jornada et Bryan Aaron Rivera ont veillé sur notre séjour.
Un groupe relativement restreint comparé aux habituels rassemblements, ce qui renforçait la convivialité, d’autant que la majorité d’entre nous logeaient ensemble dans une villa entière.
Côté voitures, la variété était évidemment de mise : Charles et moi avions la Mazda 3 — un modèle récent que j’ai eu le plaisir d’essayer en profondeur. Julian roulait avec la sienne, tandis que Macoy et Ikey conduisaient chacun une Mazda 6 Wagon. Deux BT-50 complétaient le convoi, l’un piloté par Alex et Justin, l’autre par Chenee et Albert. Le roadster MX-5, toujours attendu avec impatience, était quant à lui confié à Reph. Pour appuyer le groupe, un CX-60 hybride essence faisait office de véhicule d’accompagnement.

Photo : Charles Banaag
Le départ s’est fait à la nouvelle station Shell de Mexico Pampanga, le long de la North Luzon Expressway, un point de rassemblement moderne et encore calme. Dès le début, la conduite était relax, le trafic sur les autoroutes du Nord étant modéré ce samedi matin et nous permettant de profiter pleinement du parcours et de capturer quelques images.
J’ai particulièrement apprécié la insonorisation de la Mazda 3, qui se démarque durant la portion sur le Tarlac-Pangasinan-La Union Expressway. Là où d’autres voitures laissent passer un bruit de fond pesant, la compacte japonaise maintient un silence agréable, tout en laissant sentir la route sous les pneus, un compromis bienvenu qui rend le voyage plus plaisant.
Après une pause bien méritée à la station Shell de Rosario, nous avons entamé l’ascension du fameux Asin Road. Un passage obligé pour apprécier la philosophie Jinba-ittai de Mazda, qui signifie « l’unité cheval-cavalier » et symbolise l’harmonie entre le conducteur et sa voiture.
Au volant de la 3, j’ai savouré la facilité avec laquelle elle avale chaque virage, y compris les épingles les plus serrées. Même à bonne vitesse, la tenue de route est rassurante, la voiture ne laissant jamais le conducteur en difficulté. Seul petit bémol, la transmission automatique peut parfois sembler hésitante dans les montées, demandant une certaine technique pour optimiser les passages de vitesse. Heureusement, ce cas reste isolé et ne nuit pas à l’expérience globale.

Photo : Sam Surla
Le reste du groupe profitait tout autant du parcours. Tandis que Reph s’amusait à enfiler chaque virage dans sa MX-5, Ikey et Macoy menaient confortablement le convoi avec leur Mazda 6. Les deux pickups BT-50, malgré leur taille, suivaient le rythme, preuve que cette camionnette n’a pas volé sa réputation en matière de maniabilité et de puissance.
Ce tronçon, plus long que prévu, a fini par peser un peu sur le moral, mais aucun d’entre nous n’a ralenti, préférant savourer chaque instant sur la route, grâce à la robustesse et au dynamisme des voitures. Une fois arrivés aux abords de Baguio, j’ai retrouvé le plaisir d’une conduite plus urbaine, compatible avec la polyvalence de la Mazda 3.
Les quelques sorties en ville furent l’occasion de constater que le stationnement à Baguio, près de Session Road notamment, reste une épreuve difficile, rendant parfois nécessaires des tours supplémentaires autour des places disponibles.
Le lendemain, notre retour par la Marcos Highway nous a offert quelques panoramas remarquables, avec une météo clémente qui a rendu la descente agréable et sans stress.
La boucle fut bouclée dans un café de Clark, une halte prisée par les amateurs de longs trajets matinaux. Tous s’accordaient sur le fait que ce voyage, alliant simplicité, camaraderie et plaisir automobile, restait l’une des plus belles sorties que nous ayons vécues dans nos carrières.
Au-delà des designs soignés, des moteurs Skyactiv efficaces et des intérieurs confortables, Mazda prouve que, quand il s’agit de sensations de conduite, la marque japonaise excelle vraiment. Que ce soit en roadster, berline compacte, break familial ou pickup volumineux, le badge Mazda promet presque toujours un sourire au volant.

Photo : Sam Surla
En Résumé
- Les road trips automobiles ont souvent une tendance à privilégier la performance et la technique, mais cette fois, la convivialité et le plaisir de conduite étaient au cœur de l’expérience.
- La Mazda 3, habituellement saluée pour son équilibre, démontre aisément qu’elle peut aussi tenir la distance sur des routes exigeantes.
- Les détails parfois capricieux de la transmission n’enlèvent rien au charme général de la conduite, un petit défi qui rappelle que même la perfection peut avoir ses limites.
- Les pickups BT-50 se montrent plus agiles que prévu sur des routes tortueuses, un point positif pour les amateurs d’aventures qui ne veulent pas sacrifier la polyvalence.
- Il paraît que trouver une place de parking à Baguio reste une aventure à part entière, preuve que même en voyage, certaines épreuves sont inévitables.
Au final, ces moments partagés autour d’une même passion réaffirment l’importance d’allier plaisir et camaraderie — deux notions qui, pour moi, se conjuguent parfaitement sur la route. Alors, prêt à troquer un trajet classique pour une découverte plus authentique, où chaque virage invite à l’émerveillement et à la réflexion ? Partons explorer, le volant à la main, et la curiosité comme boussole.

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