Minimaliste en sac à dos, je n’oublie jamais ce parapluie

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Le parapluie de randonnée, allié inattendu contre le soleil et la pluie

Avant de partir pour Haleakalā, j’avais pris soin d’emporter tout le nécessaire pour me protéger du soleil : chapeau, lunettes de soleil, tee-shirt à protection UPF et crème solaire. Pourtant, lors de ma balade, j’ai rapidement constaté que mon parapluie offrait une ombre bien plus large et profonde que n’importe quel chapeau. En couvrant mes épaules, mes bras et le haut de mon corps, je me sentais beaucoup moins exposé au soleil et nettement plus frais. Je pouvais même découvrir ma tête, profitant ainsi de l’effet rafraîchissant du vent.

Ce jour-là, j’ai parcouru près de 10 kilomètres en portant mon parapluie. Il était si léger que je ne sentais presque pas son poids. Pour libérer mes mains ou utiliser mes bâtons de randonnée, je pouvais l’attacher à mon sac grâce à une pince que j’avais achetée séparément, même si régler l’angle du parapluie demandait un peu d’habitude.

Contrairement à certains modèles, les parapluies Gossamer Gear et Six Moons possèdent une double couche argentée et noire, ce qui leur permet de bloquer les rayons UV de manière particulièrement efficace. La couche supérieure, argentée grâce à la présence d’aluminium, réfléchit les rayons venant d’en haut. La couche inférieure noire est tout aussi importante puisqu’elle absorbe les UV réfléchis par le sol. Une leçon a été retenue de l’expérience de Ron Moak qui, en traversant le désert rouge du Wyoming avec un chapeau conique en matériau isolant argenté mais sans doublure noire, s’était brûlé sévèrement.

Lors de tests comparatifs effectués pour un guide consacré aux meilleurs parapluies, la combinaison argentée et noire s’est révélée la plus performante face aux UV. Pour être juste, les parapluies noirs bloquent aussi la majorité des rayons ultraviolets.

Pour ma part, j’apprécie le côté élégant que confère le tissu argenté. Et je suis plus que reconnaissant pour l’ombre supérieure qu’il m’a procurée lors de mes randonnées dans le cratère, ainsi que pendant de nombreuses sorties ultérieures.

Bien sûr, mon parapluie de randonnée ne m’a pas seulement protégé du soleil. Une fois installé avec mon compagnon de randonnée dans le cratère, nous avons essuyé une averse. Nous nous en sommes servis pour nous abriter pendant la préparation des repas puis pour bloquer la pluie battante qui s’infiltrait sous notre bâche.

Depuis, je ne pars plus en trek sans lui. En deux ans, les modèles Gossamer Gear et Six Moons m’ont défendu d’un orage de grêle dans les Sierras, ainsi que des fortes chaleurs lors de retours à Haleakalā. Il m’accompagne aussi dans la vie de tous les jours, que ce soit pour des balades ou comme parasol improvisé lors de compétitions d’athlétisme.

Aussi étrange que cela puisse sembler de voir quelqu’un brandir un parapluie sur un sentier de montagne — et même si j’aime me confronter aux éléments — ce compagnon m’a sauvé de plusieurs situations d’inconfort intense. J’ai même remarqué des regards envieux de randonneurs cuits par le soleil et trempés par la pluie.

Sans doute un peu trop spécifique pour un usage quotidien, mais si vous envisagez une randonnée en été, surtout sous un soleil ardent, je vous recommande chaudement d’emmener un parapluie. C’est peut-être l’accessoire qu’il vous manquait.

En Résumé

  • Porter un parapluie de randonnée peut sembler bizarre, mais c’est loin d’être inutile.
  • La combinaison tissu argenté et noir offre une meilleure protection UV qu’un simple chapeau.
  • Un parapluie léger ne gêne pas la marche, surtout s’il peut s’accrocher au sac.
  • Il protège aussi bien du soleil que de la pluie, voire même de la grêle surprise.
  • Si vous voulez éviter d’être ce randonneur rouge et en sueur, peut-être est-il temps d’adopter ce drôle d’équipement.

Alors, prêt à embrasser la politesse d’ombrage offerte par le parapluie sur les sentiers ? Moi, je dis oui. Mettons fin aux idées reçues et aux regards suspicieux : en piste, le respect du confort est une question de style et d’intelligence. Et vous, pourquoi rester bronzé comme une écrevisse quand on peut marcher à l’ombre ?


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