Le légendaire trois-mâts Eagle arrive à Seattle pour des visites publiques

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Le barque Eagle, le plus grand voilier traditionnel arborant le pavillon américain et appartenant à la Garde côtière des États-Unis, fera escale à Seattle pour la première fois depuis 2008.

Ce navire historique ouvrira ses portes au public les 9 et 10 juillet, amarré au quai 66, offrant une chance rare de découvrir le seul trois-mâts carré en service actif au sein du gouvernement américain.

Les visites se tiendront le mercredi 9 juillet, de 13h à 16h, et le jeudi 10 juillet, de 10h30 à 19h. L’accès est libre et gratuit, sans besoin de réservation.

Construit en 1936 par les chantiers Blohm & Voss à Hambourg en Allemagne, le navire portait à l’origine le nom de Horst Wessel et appartenait à la marine allemande. Il fut remis aux États-Unis en guise de réparation de guerre après la Seconde Guerre mondiale. Ce trois-mâts barque long de 90 mètres possède plus de 2 000 mètres carrés de voilure et environ 10 kilomètres de cordages.

Depuis 1946, l’Eagle sert de salle de classe flottante et de terrain d’apprentissage pour les futurs officiers de la Garde côtière, offrant une expérience unique de leadership et de développement professionnel en mer dans le cadre de l’Académie de la Garde côtière.

Cette escale à Seattle constitue la septième étape d’un parcours de quatorze semaines le long de la côte ouest.

En Résumé

  • Un voilier chargé d’histoire, avec un parcours étonnamment européen avant de devenir un emblème américain.
  • Une opportunité exceptionnelle pour le public local de fouler le pont d’un grand trois-mâts en service actif, ce qui ne se voit pas tous les jours.
  • Un navire-école presque centenaire qui fait figure de pont entre tradition maritime et formation moderne.
  • Un trajet prolongé sur la côte ouest, laissant la porte ouverte à d’autres escales captivantes le long du Pacifique.
  • La gratuité totale des visites, preuve que l’histoire navale sait aussi se rendre accessible.

On pourrait se demander combien d’aventures et de leçons ces cordages ont tissés à travers les mers et les générations. En tant que journaliste et rêveur d’horizons lointains, je ne peux m’empêcher de penser à quel point ces vieux gréements nous rappellent que, par-delà la technologie, il y a toujours une part d’inconnu à explorer. Alors pourquoi ne pas se laisser porter quelques instants par cette invitation au voyage ?


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