Air France juge un étui à violoncelle standard trop long de 4 cm

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Message du violoncelliste sud-africain Peter Martens, membre du Capetown Philharmonic :

Malheureusement, tout le monde n’a pas les moyens d’acheter un siège supplémentaire pour son violoncelle, même si l’instrument a une grande valeur. Le mien est un magnifique Lockey Hill, protégé dans un étui BAM Hightech avec une housse de vol, que j’utilise lorsque le promoteur du concert ne peut pas financer ce siège additionnel. Je sais que certains assureurs refusent même cette option pour des violoncelles plus coûteux.

Il y a trois jours, j’ai pris l’avion de Paris à Johannesburg avec Air France. Mon voyage comprenait un concert à Devon, au Royaume-Uni, ainsi que des vacances à Newcastle, aussi j’ai choisi un billet multi-destinations via le site de KLM. Tous les vols étaient assurés par KLM, à l’exception du tronçon Paris-Johannesburg, assuré par Air France. Lors de tous les vols opérés par KLM, l’enregistrement de mon étui BAM n’a posé aucun problème. En revanche, à l’aéroport de Paris, on m’a simplement refusé l’enregistrement sans avoir payé en premier 240 euros, une somme conséquente pour moi, Sud-Africain payé en rands. La raison ? Mon étui dépassait la longueur autorisée de 4 cm !

Les Français fabriquent justement ce modèle de housse BAM avec sa protection de vol, et, avec le violoncelle à l’intérieur, le poids reste largement sous la limite autorisée pour un bagage en soute. Pourtant, Air France est la seule compagnie à m’avoir demandé un supplément aussi élevé ! J’ai également voyagé avec mon étui BAM sur South African Airways, Emirates, Qatar Airways, Lufthansa ou encore sur plusieurs compagnies locales sud-africaines, sans jamais devoir payer de frais additionnels.

Peter Martens, violoncelliste

En Résumé

  • Étrangement, un étui fabriqué en France, respectant les normes, se voit sujet à une surtaxe par la compagnie nationale française elle-même.
  • Malgré des politiques communes dans le transport aérien, chaque compagnie semble avoir ses propres règles et tolérances concernant les instruments de musique.
  • Le prix demandé pour ce dépassement de quelques centimètres peut paraître démesuré, surtout pour un musicien voyageant avec un instrument fragile et précieux.
  • La complexité des billets multi-destinations ajoute parfois de la confusion au moment de l’enregistrement des bagages spécifiques.

Ce type d’expérience nous rappelle que, malgré les avancées technologiques et l’harmonisation supposée des règles aériennes, voyager avec un instrument de musique reste une aventure en soi – où il faut parfois apprendre à négocier avec des règles fluctuantes et des frais inattendus. Et si l’on apprenait à mieux défendre nos précieux compagnons de scène, plutôt que de subir ces aléas ? Qui sait ce que l’on pourrait découvrir en partant à la conquête non seulement du monde, mais aussi des coulisses qui le régissent…


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