Des secouristes ont utilisé le train à crémaillère du Mont Washington pour atteindre une randonneuse texane en difficulté.

Une randonneuse victime d’hypothermie a été secourue vendredi dans les White Mountains, près du Mont Washington, alors que des vents violents et des températures glaciales rendaient l’intervention risquée, annonce le département de la pêche et de la faune du New Hampshire.
Le sauvetage s’est déroulé sur le sentier Gulfside, à environ un mile au nord des rails du train à crémaillère du Mont Washington, entre les sommets du Mont Washington et du Mont Jefferson. Vers 17 heures, les équipes de secours ont reçu un appel d’urgence du mari de la randonneuse affirmant qu’elle ne pouvait ni bouger ni communiquer. La victime a été identifiée comme Caroline Wilson, une Texane de 55 ans originaire d’Austin.
Les secouristes ont contacté le personnel du train à crémaillère, qui a permis de monter rapidement en altitude, évitant ainsi une randonnée de plus de trois miles sous la pluie et le vent sur le sentier Jewell. Malgré ce gain de temps, les sauveteurs ont dû parcourir à pied plus d’un mile dans des conditions extrêmes jusqu’à atteindre la randonneuse.
La première équipe est montée à bord du train à 19 heures, suivie d’une seconde à 20 heures. Après avoir rejoint Caroline Wilson, la première équipe a installé un abri temporaire pour la réchauffer. Une fois la deuxième équipe arrivée, la randonneuse a été placée sur une civière et ramenée vers le point de départ.
Wilson a finalement été transférée à une ambulance au pied de la montagne, puis conduite vers le centre médical régional de Littleton pour recevoir les soins nécessaires.
Les conditions météo étaient particulièrement difficiles vendredi. La vitesse du vent a atteint jusqu’à 190 km/h, tandis que les températures au sommet ont chuté autour de -7 °C. De nombreux appels ont rapporté des cas d’hypothermie dans toute la chaîne de montagnes Presidential Range. Le personnel du parc d’État du Mont Washington, celui de la route automobile du Mont Washington, les équipes du Appalachian Mountain Club ainsi que plusieurs bénévoles se sont mobilisés pour venir en aide aux personnes en détresse.
Le département de la pêche et de la faune a salué dans un communiqué l’engagement des équipes Androscoggin Valley Search and Rescue, Pemigewassett Valley Search and Rescue, Mountain Rescue Services et du personnel du train à crémaillère.
“La météo était loin d’être clémente et les conditions pouvaient mettre la vie en danger, mais chaque groupe a répondu présent, affrontant un environnement peu hospitalier pour sauver la vie de cette randonneuse,” ont déclaré les autorités.
En Résumé
- Utiliser un train à crémaillère pour un sauvetage en montagne, c’est un peu le luxe que la nature et la technologie offrent parfois à ceux qui sont en danger.
- Parfois, il vaut mieux déléguer la marche à pied quand la météo se déchaîne, surtout quand il s’agit de plus de trois miles dans la boue et le vent.
- Les sauveteurs ont changé leur routine habituelle pour s’adapter, histoire de ne pas transformer une opération de secours en expédition extrême.
- Le Mont Washington, avec ses vents à plus de 190 km/h, rappelle que la montagne ne fait jamais de cadeau, même aux amateurs comme aux pros.
- La solidarité entre les équipes spécialisées et les bénévoles agit comme un filet de sécurité indispensable dans ces décors hostiles.
Face à ces éléments, on pourrait presque dire que la montagne trouve toujours un moyen de nous tester — et l’homme, souvent, de se réinventer pour répondre à l’appel. Chez Point Sud, on s’interroge : comment préparer au mieux ces interventions demain, quand le climat et l’affluence ne cessent d’évoluer ? Rester sur ses gardes tout en innovant semble être la clé pour sauver des vies. Et vous, qu’en pensez-vous ? Prêts à prendre le train pour l’aventure, ou plutôt à garder les pieds bien ancrés au sol ?
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