La Knesset valide un financement d’un milliard de shekels pour l’éducation haredi avant la clôture de l’exercice fiscal
Ce matin, la Knesset a donné son feu vert à un ensemble de transferts budgétaires, s’élevant à environ 2,66 milliards de shekels pour l’année 2025. Parmi ces fonds, près d’un milliard est destiné à l’éducation haredi, une décision annoncée à peine une semaine avant la fin de l’année fiscale en cours.
Selon les informations divulguées lors de la séance, l’organisme éducatif affilié au parti Judaïsme de la Torah unie se voit promettre un complément de 426 millions de shekels. Parallèlement, le réseau Maayan, qui travaille de concert avec le parti Shas, bénéficiera d’un soutien de 360 millions de shekels. En outre, environ 150 millions de shekels seront attribués à des établissements d’enseignement Torah, qui évoluent en dehors des normes officielles de scolarité.
Cette injection financière vise à améliorer les salaires des enseignants, tout en ajustant les dépenses actuelles, afin de couvrir les déficits salariaux au niveau secondaire.
Cependant, cette décision soulève des questions juridiques. Une contestation est en cours devant la Cour suprême concernant la régulation de ces institutions. Selon le ministère de l’Éducation, il est requis de respecter le programme scolaire officiel pour accéder à ces fonds, tandis que les écoles haredi s’opposent à l’enseignement complet des matières fondamentales.
Cette réallocation de fonds ne touche pas que l’éducation haredi; elle inclut également le secteur public avec un montant de 480 millions de shekels destiné aux salaires des enseignants de l’éducation secondaire et des subventions pour les jardins d’enfants.
Le ministre des Finances a exprimé son intention de financer ces allocations par des excédents budgétaires accumulés durant l’année écoulée. Bien que le transfert de ces excédents à l’approche de la clôture des comptes soit courant, cette fois-ci, les fonds proviennent des réserves du budget 2025, habituellement destinées à d’autres priorités publiques.
Points à retenir
- Les chiffres en jeu : Un montant substantiel, presque un milliard de shekels, se dirige vers l’éducation haredi.
- Des problèmes juridiques en perspective : La question de la conformité des écoles haredi aux normes éducatives reste en suspens.
- La réforme budgétaire en cours : Le budget 2025 devient un point focal pour des allocations atypiques.
- Éducation publique impactée : Les écoles publiques bénéficient également de ces fonds, ce qui est essentiel pour les salaires d’enseignants.
- Un choix politique discuté : Les décisions actuelles pourraient être perçues comme stratégiques, questionnant les priorités gouvernementales pour l’avenir éducatif.
En somme, cette nouvelle allocation budgétaire semble marquer un tournant, avec un public avide de savoir si la balance penche vers l’éducation collaborative ou sélective.
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