Un an après la chute d’Assad : Le président Chareh promet une ère de coexistence pacifique et de justice sociale.

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Un an après la chute d’Assad : Chareh s’engage à bâtir la “coexistence” et la justice

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a prononcé un discours lundi pour marquer le premier anniversaire de la chute de Bachar al-Assad, suscitant l’enthousiasme de milliers de Syriens, qui ont célébré l’événement dans les rues de Damas, notamment à travers des feux d’artifice et des prières.

L’atmosphère festive était palpable, avec des drapeaux flottant sous le ciel bleu. “Nous tournons le dos à l’ère du despotisme et de la tyrannie pour embrasser une nouvelle ère de justice et de coexistence”, a-t-il déclaré devant un auditoire composé de dignitaires et de responsables.

Il a également mis l’accent sur l’importance de la justice transitionnelle, promettant de tenir responsables ceux qui ont commis des crimes contre le peuple syrien. Cette transition dans un pays marqué par la diversité ethnique et religieuse suit 14 années de guerre civile, reflet de tensions intercommunautaires, notamment dans les régions druze et alaouite.

Des milliers de personnes sont toujours portées disparues, leur famille exigeant des réponses concernant les atrocités commises sous le règne d’Assad. Cependant, Chareh a réussi à redynamiser la présence internationale de la Syrie, multipliant ses visites dans diverses capitales.

Le président Chareh a souligné que “ce qui s’est produit en un an est véritablement miraculeux”. Bien qu’il reconnaisse que le quotidien reste difficile, avec des pannes d’électricité persistantes, un humanitaire espère une attention accrue aux affaires intérieures pour favoriser la paix.

Le 27 novembre 2024 avait marqué une offensive de rebelles islamistes sur Damas, menant Chareh à la présidence par intérim, après avoir renoncé à son passé jihadiste. Il fait désormais face aux défis de rétablir la confiance, d’unifier le pays et d’assurer la sécurité des citoyens.

“Nous devons nous unir pour bâtir une Syrie forte et solidaire”, a-t-il déclaré lors d’un prêche à la mosquée des Omeyyades. Sa présence lors d’un défilé militaire aux côtés de ministres a été suivie d’une reconnaissance internationale, avec des mises en garde contre les violences intercommunautaires persistantes.

Ainsi, la guerre civile, déclenchée en 2011, a laissé des traumatismes profonds, causant plus de 500.000 morts et déplaçant près de la moitié de la population. La reconstruction, estimée à un coût de 216 milliards de dollars, semble un immense chantier à réaliser.

Ce premier anniversaire est une opportunité pour “reconstruire des communautés brisées”. Néanmoins, un boycott a été signalé par le chef spirituel alaouite, dénonçant un nouveau régime jugé “oppressif”. En conséquence, plusieurs commerces ont fermé à Jableh et dans ses environs.

L’administration kurde, contrôlant le nord et le nord-est de la Syrie, a également interdit les rassemblements en raison des préoccupations sécuritaires, ayant pourtant accepté d’intégrer ses forces au pouvoir central dans un délai d’un an.

Points à retenir

  • Célébration et joie : Des milliers de Syriens ont célébré la chute d’Assad avec des feux d’artifice et des chants dans les rues.
  • Engagement pour la justice : Le président Chareh promet de tenir responsables tous ceux qui ont commis des crimes durant le régime d’Assad.
  • Des défis persistants : Malgré des améliorations, les pannes d’électricité demeurent un obstacle majeur au quotidien des Syriens.
  • Réunification nécessaire : La reconstruction du pays nécessite une coopération entre toutes les couches de la société.
  • Voix de la dissidence : Les récentes manifestations illustrent les tensions persistantes et les préoccupations concernant le nouveau régime.
  • Enjeux de sécurité : Les préoccupations sécuritaires continuent d’influencer la dynamique politique et sociale, notamment dans les régions kurdes.

Certains voient le renouveau avec optimisme, d’autres restent sceptiques. Mais une chose est sûre : la Syrie est à un carrefour déterminant, avec des histoires à raconter à chaque coin de rue.


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