Seydi Gassama : L’urgence d’une gestion budgétaire responsable face à la crise financière actuelle

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Seydi Gassama s’exprime sur les dépenses publiques : « Le référendum n’est pas une priorité »

Le directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal a récemment partagé ses réflexions sur les réformes institutionnelles mises en avant par le président. Il a qualifié d’inopportun le projet de référendum dans le contexte économique délicat que traverse le pays.

Selon lui, dépenser des milliards pour un tel événement serait imprudent, surtout lorsque le Sénégal fait face à une crise financière inquiétante. Ces réformes ne sont pas des propositions inédites et ont déjà bénéficié d’un large consensus au sein de la société.

Les discussions menées lors des assises de la justice et du dialogue national ont été fructueuses, rassemblant partis politiques, organisations de la société civile, syndicats et organisations religieuses, consolidant ainsi un large accord sur les réformes nécessaires.

Il considère que la voie parlementaire est la meilleure alternative pour transformer ces réformes en lois. Une question essentielle soulevée concerne la protection des droits civils et politiques, un point ancré dans la Constitution sénégalaise et soutenu par des traités internationaux relatifs aux droits humains.

Il estime que la suspension de ces droits ne devrait se faire qu’après une décision de justice, précisant que seuls les juges doivent pouvoir statuer sur d’éventuelles infractions graves.

Enfin, il milite pour une réforme du code électoral afin de garantir une protection renforcée des droits fondamentaux, évitant ainsi toute atteinte arbitraire aux libertés politiques et assurant que le cadre électoral soit conforme aux standards démocratiques.


Points à retenir

  • Contexte économique critique : En période de crise, les dépenses publiques doivent être soigneusement examinées.
  • Consensus déjà établi : Les réformes ont été discutées et acceptées par divers acteurs sociaux lors de dialogues passés.
  • Préférence pour la voie législative : Un chemin parlementaire est jugé plus approprié pour mettre en œuvre les réformes proposées.
  • Priorité aux droits civils : La défense des droits politiques et civils est essentielle et doit être respectée.
  • Importance de la justice : Seuls les juges devraient pouvoir prononcer des restrictions sur les droits civils.
  • Révision nécessaire du code électoral : Des ajustements s’imposent pour renforcer la démocratie et protéger les libertés individuelles.

Il est crucial de garder une vision claire sur ce qui pourrait contribuer à l’avancement de notre démocratie, sans se laisser emporter par des dépenses douteuses.


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