Mobilisation citoyenne pour la liberation d’Ahmed Néjib Chebbi
Le 25 décembre 2025, à Tunis, le comité de soutien à Ahmed Néjib Chebbi a organisé une conférence de presse. Les membres ont exprimé leur indignation face aux accusations qu’ils jugent politiques contre ce leader de l’opposition et en ont profité pour annoncer plusieurs actions de mobilisation, tant au niveau national qu’international.
Dès le début, il a été souligné que ce comité vise à rassembler les forces de l’opposition et les acteurs de la société civile, dans une période que beaucoup qualifient de recul des libertés, exacerbée par une recrudescence des arrestations politiques depuis fin 2024. Les membres souhaitent que ce comité serve de plateforme pour suivre non seulement le cas de Chebbi, mais aussi celui d’autres détenus politiques, quel que soit leur bord.
Les intervenants ont rappelé le riche parcours politique d’Ahmed Néjib Chebbi, qui, depuis les années 1960, se bat pour les valeurs de justice, de dignité et de démocratie, tout en plaidant pour la liberté d’expression. Pour eux, son emprisonnement actuel n’est qu’une nouvelle mesure punitive à cause de son engagement politique.
Un appel inclusif pour rassembler les énergies
Mahmoud El May a précisé que l’initiative a suscité un intérêt dépassant les attentes, avec une multitude de demandes d’adhésion en provenance de tout le pays. Actuellement, une vingtaine de membres se mobilisent pour élargir le comité à toute personne ou organisation qui défend les valeurs démocratiques.
Pour sensibiliser le public, le comité prévoit de lancer diverses actions, telles que des rencontres médiatiques, afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la situation d’Ahmed Néjib Chebbi et d’autres détenus politiques. L’objectif est de transformer cette affaire en une cause collective, transcendant les clivages politiques habituels.
Mobilisation prévue le 29 décembre
Une des initiatives clés est une mobilisation planifiée pour le 29 décembre 2025, coïncidant avec l’audience faisant suite à la demande de recours d’Ahmed Néjib Chebbi. Les membres du comité veulent un rassemblement large et inclusif, insistant sur l’importance d’une mobilisation qui dépasse le cadre d’un individu ou d’un groupe.
« Tout comme Ahmed Néjib Chebbi s’est toujours tenu aux côtés des détenus, peu importe leurs affiliations politiques, il est essentiel que cette mobilisation soit celle de toutes les forces démocratiques », ont-ils affirmé.
Le comité a également réitéré son engagement à continuer les efforts entrepris par Chebbi, notamment pour la commémoration du 14-Janvier, un moment qu’ils souhaitent transformer en un ralliement pour toutes les parties honorant la démocratie et les libertés.
Une décision de non-comparution justifiée
En outre, la décision de ne pas se présenter à certaines audiences, dont celle du 29 décembre, s’inscrit dans un schéma politique réfléchi. Les procédés se déroulent « par visioconférence », visant essentiellement à entraver les opposants.
Elle a contesté l’argument sécuritaire souvent utilisé pour justifier cette détention, rappelant qu’Ahmed Néjib a comparu librement lors d’audiences antérieures. Elle s’interroge sur la nature du « danger » que représenterait un homme connu pour son engagement pacifique.
Elle a également souligné que ce combat est une lutte contre le pouvoir, et non contre les institutions judiciaires. « Sa problématique est indissociable du pouvoir politique, et non d’une décision judiciaire autonome », témoigne-t-elle.
En synthèse, le comité de soutien encourage toutes les forces vives et les citoyens à se mobiliser pour défendre les libertés, la dignité et l’État de droit, arguant que la lutte pour la libération d’Ahmed Néjib Chebbi est liée à celle pour les droits de tous les Tunisiens.
Points à retenir
- La conférence de presse a exposé un appel à l’unité au-delà des affiliations politiques traditionnelles.
- Les acteurs du comité souhaitent élargir leur base d’adhérents pour inclure diverses voix démocratiques.
- La mobilisation du 29 décembre est conçue pour rassembler toutes les forces en faveur des libertés fondamentales.
- La non-comparution d’Ahmed Néjib Chebbi est une décision politique, affirmant son positionnement face à l’autorité.
- La commémoration du 14-Janvier est envisagée comme un moment clé pour renforcer la lutte collective pour les droits humains.
- Des agissements contre la justification sécuritaire ont été rappelés, notamment dans le contexte de son incarcération.
En somme, cet élan collectif incarne une dynamique prometteuse, à même de secouer les consciences. Entre mobilisation, luttes historiques et engagements contemporains, le tableau se dessine net !
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