L’Assemblée en péril : Le déclin de l’intégrité parlementaire en Algérie

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Parlement en déshonneur : une réflexion sur le système

Dans la sphère politique, les promesses et les engagements ont souvent le poids d’un souffle loin d’être constant. Aujourd’hui, nous nous retrouvons face à un mutisme assourdissant de ceux qui, pourtant, sont là pour défendre les intérêts d’un peuple. Ce silence n’est pas une simple maladresse, mais une réalité bien plus troublante : un abandon manifeste de leurs fonctions.

Ces élus, dont le rôle est clair comme de l’eau de roche, ont tout simplement choisi de ne pas réagir. Ils nous trahissent en ne répondant pas à leurs obligations fondamentales, un engagement que chacun peut saisir. Au fond, la simple phrase qui devrait guider leur action est : Défendre le peuple.

La défense de la vie quotidienne, que ce soit le pain, le transport ou le pouvoir d’achat, devrait être leur priorité. Mais, lorsque des mesures qui risquent de plonger la population dans la pauvreté sont adoptées dans l’indifférence, cette assemblée perd son essence même pour devenir un simple instrument de pouvoir.

Prenons l’exemple de l’augmentation des prix des carburants, une question qui se révèle être un véritable flambeau d’alerte sociale. Dans un pays où la mobilité dépend essentiellement des routes et où la hausse des prix ne redescend jamais, l’absence de réaction de la part des députés est une forme de complicité. Leur silence devient une acceptation passive, laissant le citoyen se débattre pendant qu’eux, confortablement installés, récoltent leurs privilèges.

Il serait opportun de cesser de parler d’incompétence, car cela banaliserait une situation qui est bien plus sérieuse : une abdication volée, une trahison méthodique. Ne pas agir, feindre l’ignorance, c’est aussi une forme de trahison. Ils se montrent prompts à revendiquer des lois tapageuses et identitaires, qui n’améliorent en rien notre quotidien. Celles-ci semblent plus faciles à vendre, car elles créent du bruit, mais elles ne nourrissent ni ne protègent quoi que ce soit.

Défendre le peuple nécessite un certain courage, ce qui semble faire défaut dans certains débats. Au lieu de cela, un choix d’actions symboliques prévaut, mettant en lumière le choix stratégique de certains élus. Les rémunérations des députés, loin d’être proportionnelles à leurs actions, accentuent ce décalage avec la réalité quotidienne des citoyens dont ils sont censés représenter les voix.

Le silence des médias face à cette réalité ajoute une couche d’opacité. Quand la presse se contente de relayer sans analyser, elle devient complice de cette trahison silencieuse. Nous voyons alors une double couche de silence se former : celui des élus et celui des journalistes. Le citoyen devient à la fois la victime et la marionnette d’un système qui semble n’avoir d’yeux que pour ses propres intérêts.

Cette assemblée, avec sa participation qui frôle le ridicule et son comportement équivoque, s’éloigne de la légitimité. Quand des sièges sont occupés grâce à un nombre si faible de voix, il est temps de s’interroger sur la réalité de la représentation. Le refus de participer à ce spectacle ne devrait pas être perçu comme une dérobade, mais comme un acte de résistance contre une trahison qu’on ne peut plus ignorer.

Points à retenir

  • Nombreux élus favorisent le silence à l’action, une stratégie délibérée.
  • Les augmentations de carburant affectent directement les coûts de la vie.
  • Le rôle des députés devrait se concentrer sur la défense des intérêts du peuple.
  • Les lois symboliques sont plus populaires que les véritables réformes nécessaires.
  • Le décalage entre les salaires des députés et les réalités économiques est problématique.
  • La passivité médiatique contribue à l’invisibilité des désastres sociaux.
  • L’abstention électorale comme acte revendicatif est en hausse.
  • La légitimité politique de cette assemblée est mise en question par son comportement.


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