La situation préoccupante de Jaouhar Ben Mbarek : son transfert à l’hôpital de Nabeul suscite des inquiétudes quant à sa santé

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Jaouhar Ben Mbarek hospitalisé à Nabeul : des interrogations persistent

Ce matin, Jaouhar Ben Mbarek, un prisonnier politique en grève de la faim, a été transféré à l’hôpital universitaire de Nabeul. Actuellement admis au service des maladies internes, son état de santé reste flou, et aucune visite n’a été autorisée, selon ses proches.

La famille s’est rassemblée sur place, espérant des nouvelles concernant son état.

Échos et réactions

Le média Point Sud souligne l’absence de clarté autour de cette situation préoccupante.

Lors de la séance plénière du 15 novembre 2025, la ministre Leïla Jaffel a répondu aux préoccupations des députés sur la surpopulation carcérale et les grèves de la faim chez certains prisonniers politiques. Elle a mis en question la véracité des grèves, les qualifiant d’« infondées » et évoquant une « campagne » sur les réseaux sociaux sans preuve. Elle a mentionné que, bien que des grèves de la faim soient signalées, les détenus auraient gardé une alimentation réduite.

Leïla Jaffel a également souligné que ces grèves étaient gérées médicalement, tout en ajoutant que les détenus avaient le droit de rejeter un tel suivi. Elle a minimisé les conséquences de ces grèves sur le traitement judiciaire, accusant les critiques de nuire à l’image du pays sans fondement réel.

Les circonstances d’hospitalisation

Jaouhar Ben Mbarek avait été admis en urgence suite à des découvertes inquiétantes concernant des toxines au niveau de ses reins, indiquant une rhabdomyolyse causée par une déshydratation sévère. Malgré les soins médicaux, il a refusé les nutriments et présente des symptômes graves : il peine à marcher, souffre de troubles du langage, d’insomnie et perd rapidement du poids. Son avocate a réussi à le convaincre d’au moins s’hydrater.

Une enquête sur des violences en prison

Une enquête a été ouverte suite à des allégations d’agression à l’encontre de Jaouhar à la prison de Belli, où il aurait subi des violences de la part d’autres détenus et du personnel pénitentiaire. Les examens ont confirmé la nécessité de son hospitalisation, révélant contusions et marques de coups. Un médecin a soulevé des suspicions de torture, entraînant des investigations administratives.

Cependant, l’administration pénitentiaire conteste ces accusations, affirmant que le suivi médical des détenus est assuré et que la grève de la faim est revendiquée à des fins de communication.


Points à retenir

  • Jaouhar Ben Mbarek est hospitalisé à Nabeul ; des informations sur son état sont manquantes.
  • La ministre Leïla Jaffel minimise les grèves de la faim.
  • Jaouhar a souffert d’une déshydratation sévère ; sa prise en charge est en cours.
  • Des doutes concernant une agression en prison mènent à une enquête officielle.
  • La situation demeure tendue, avec des proches et soutiens en attente de réponses.

Cette affaire illustre un contexte tumultueux et intrigant, où chaque déclaration et geste revêt une signification lourde de conséquences.


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