Ibrahima Ndiaye dresse un constat sans concession sur le PRP
Récemment écarté de son poste de Secrétaire national aux Finances et à la Logistique du Parti républicain pour le progrès (PRP), le Dr Ibrahima Ndiaye a décidé de parler. Il s’exprime sur les critiques qui l’ont conduit à cette éviction, tout en brossant un portrait peu flatteur de son ex-leader, Déthié Fall.
Évoquant la manière dont il a vécu sa rétrogradation, il déclare l’avoir accueillie avec une certaine tranquillité, considérant cette décision comme le résultat d’un chef aux ambitions démesurées. Pour Ndiaye, Déthié Fall lutte contre l’esprit critique au sein du parti : « Préférer la rupture des amitiés aux principes, voilà son choix », affirme-t-il. En effet, il déplore une gestion du parti digne d’un « berger », marquée par un déficit de démocratie interne et une incapacité à tolérer les opinions divergentes.
Il critique un leader devenu presque inaccessible et agissant loin des principes d’une direction participative, surtout lorsque les membres du parti faisaient face aux défis de l’opposition. « Je déteste la duplicité et la servilité », confie-t-il. « Une conscience claire vaut plus que toutes les décorations du monde. »
Les relations au sein du PRP : un jeu d’égo
En revenant sur ses relations avec Déthié Fall, il évoque un « choc de personnalités », un affrontement qui a marqué les débuts du parti. S’il ne regrette pas son intervention sur un plateau national, il ne cache pas ses réserves sur la gestion actuelle du pays, déclarant que plus de 21 mois après le changement de régime, les anciennes pratiques répressives demeurent et la liberté d’expression semble en péril.
« Je me suis engagé pour l’État de droit et la démocratie, mais nous attendons encore des réformes tangibles », déplore-t-il. Le débat politique, selon lui, se résume trop souvent à des moqueries et des attaques personnelles, au lieu d’inclure des suggestions constructives.
Regard fixé sur l’avenir, il lance un projet ambitieux à Tambacounda, entreprenant d’ériger une unité de transformation du coton sénégalais, intitulée « Gamme Blanche ». Ce projet de 25 milliards de francs CFA prévoit la création de 610 postes sur 118 hectares, avec l’objectif d’améliorer l’autonomie du Sénégal en matière de consommables médicaux et de dynamiser la balance commerciale.
Points à retenir
- Refus de la soumission : Mise en avant des principes d’intégrité, prêts à défier le statu quo au sein du PRP.
- Système interne du PRP : La dynamique du parti ressent un manque de démocratie et un contrôle excessif de la part de leadership.
- Situation politique actuelle : Les réflexions soulignent les inégalités présentes et le besoin pressant d’une réforme dans le discours public.
- Engagement social: Le projet « Gamme Blanche » symbolise une approche vers l’auto-suffisance économique.
- Économie locale : Cette initiative pourrait transformer le marché du coton, offrant une alternative aux importations.
Ces nouvelles perceptions enrichissent notre réflexion sur la direction à prendre pour un Sénégal plus démocratique et prospère. Avec une touche d’ironie, il est difficile de ne pas sourire face aux contradictions qui persistent en politique… Mais l’enthousiasme pour les initiatives locales rappelle que le changement est toujours possible.
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