Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), répond aux critiques formulées par Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque de Lubumbashi. Ce dernier a dénoncé le partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, le qualifiant de manœuvre visant à saper les intérêts nationaux.
Pour Kabuya, les assertions de l’archevêque sont une tentative d’agitation. Il défend l’accord du 4 décembre comme un cadre bénéfique et accuse l’Église de victimisation. “L’Église cherche à créer une impression de danger imminent”, a-t-il affirmé, précisant que le président Félix Tshisekedi ne se laissera pas piéger par ces accusations.
“Ils essaient de nous faire croire qu’ils sont persécutés. Cependant, notre Président reste fort et conscient des enjeux”, a-t-il déclaré, soulignant la complicité entre certains membres de l’Église et des éléments hostiles à l’État congolais.
La tension entre le parti au pouvoir et l’Église catholique semble se renforcer, surtout avec la résurgence du M23, soutenue par le Rwanda. Les institutions ecclésiastiques promeuvent un “Pacte social pour la paix”, tandis que le régime Tshisekedi privilégie ses propres axes de dialogue, malgré les remous dans l’espace public.
Les partenaires religieux aspirent à instaurer un cadre de discussion inclusif pour la paix à long terme, alors que le gouvernement mise sur des processus à Washington et Doha, dont les résultats restent hésitants.
Cette dynamique témoigne d’une fracture profonde entre les visions des différentes parties. Les enjeux restent élevés, alors que le pays lutte pour sa stabilisation sécuritaire et une voie vers la réconciliation.
Points à retenir
- Critique d’un partenariat avec les États-Unis, jugé menaçant pour les ressources naturelles.
- Kabuya accuse l’Église de victimisation et d’agitation politique.
- Le régime Tshisekedi privilégie ses initiatives face aux suggestions religieuses.
- Défiance entre le gouvernement et les institutions religieuses, malgré des appels au dialogue inclusif.
- La situation régionale, marquée par le soutien rwandais à la rébellion, complique la recherche d’une paix durable.
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