Révolution énergétique : comment le nouveau DPE va transformer 850 000 logements peu performants dès le 1er janvier

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Transformations à venir pour les passoires thermiques : le DPE évolue en 2026

À partir du 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) subira d’importants changements. Ce réajustement vise à avantager les logements chauffés à l’électricité, offrant ainsi une nouvelle perspective pour de nombreux propriétaires.

D’ici là, le coefficient de conversion de l’électricité sera réduit, passant de 2,3 à 1,9. Cette nouvelle approche pourrait révolutionner la notation de millions de logements, en particulier ceux actuellement classés F et G. Environ 14% de ces logements, soit 850 000, pourraient voir leur étiquette DPE s’améliorer sans travaux d’amélioration.

La France compte 5,8 millions de passoires thermiques. L’ancienne méthode de calcul, jugée biaisée en faveur du gaz, est révisée pour refléter le faible impact carbone de l’électricité grâce à la prédominance du nucléaire dans le mix énergétique français. Cette modification ne nécessitera même pas de renouveler le DPE ; il suffira d’actualiser le diagnostic sur le site de l’Ademe.

Ce changement pourrait avoir des implications significatives pour le marché locatif. Les logements F et G sont soumis à des restrictions strictes, notamment l’interdiction de mise en location. En améliorant leur statut, ces logements peuvent rester sur le marché, soutenant ainsi un secteur déjà tendu.

Cependant, seize organisations ont adressé une lettre au gouvernement, avertissant que cette évolution pourrait désavantager les locataires de logements inadaptés, qui continueront à faire face à des charges énergétiques élevées. De plus, des défis subsistent pour le marché de la rénovation, déjà fragilisé par l’arrêt de MaPrimRénov faute de budget suffisant.

Des propositions émergent également pour renforcer la transparence et l’intégrité du système des diagnostics de performance énergétique. Parmi celles-ci figure l’idée de créer un ordre professionnel des diagnostiqueurs, visant à standardiser les pratiques et protéger les parties concernées.

En somme, cette réforme du DPE pourrait entraîner un changement radical pour les logements thermiques. Reste à voir comment se traduira concrètement ce nouveau cadre législatif dans un contexte immobilier en constante mutation.

Points à retenir

  • Nouvelle méthode de DPE dès janvier 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité sera modifié, favorisant ainsi les logements électriques.
  • Impact sur les passoires thermiques : environ 850 000 logements pourraient améliorer leur classification DPE sans travaux.
  • Pas de nouveau DPE requis : une simple actualisation sur le site de l’Ademe suffira.
  • Conséquences sur le marché locatif : les logements classés F et G pourraient rester disponibles à la location, évitant des pertes de valeur.
  • Opposition des défenseurs des consommateurs : des inquiétudes sur l’impact pour les locataires, souvent confrontés à de lourdes factures.
  • Propositions d’amélioration : création potentielle d’un ordre des diagnostiqueurs pour assurer intégrité et standardisation.
  • Industrie de la rénovation sous pression : demande pour une relance et un soutien accru à la rénovation énergétique.


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