La révélation surprenante : comment un vin désalcoolisé a conquis le PSG et transformé la carrière de Coralie de Boüard.

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Une Innovation Étonnante : Le Montagne-Saint-Émilion Désalcoolisé qui a Conquis le PSG

L’histoire prend racine en 2019 lorsqu’une panne de voiture à Floirac mène une vigneronne à rencontrer un garagiste. Ce dernier, lors d’une visite au domaine familial, formule une idée intéressante : créer un vin sans alcool. Selon lui, le Paris Saint-Germain, en quête d’alternatives pour ses réceptions, serait particulièrement intéressé. Cela stimule l’imagination de la vigneronne qui, en collaboration avec son bras droit, s’engage à explorer cette possibilité.

Le duo oriente ses recherches vers l’Allemagne, où des techniques avancées permettent d’éliminer l’alcool du vin à 32 °C sous vide, préservant ainsi ses arômes et son équilibre. Avec cette méthode, l’idée d’une cuvée désalcoolisée commence à prendre forme.

Équilibre et Authenticité

En 2022, après un apprentissage intense, le Premier Prince Oscar voit le jour. Son lancement provoque des réactions controversées au sein du milieu viticole local. Des critiques acerbes fusent, y compris de la part d’une figure emblématique du vignoble, un public qu’il lui faut d’abord convaincre. Heureusement, les tensions se dissipent avec le temps, et aujourd’hui, cette figure observe le projet avec un certain respect, bien qu’il n’ait toujours pas goûté le résultat.

La vigneronne reste fière de son parcours, notamment avec l’ajout d’un second produit, le blanc Eden, conçu spécifiquement pour accompagner des plats comme les huîtres. Elle insiste sur le fait que son vin désalcoolisé n’est pas inférieur à ses homologues alcoolisés, en utilisant les mêmes assemblages et méthodes d’élevage.

Une Croissance Prometteuse

Cette nouvelle ligne, qui représente un tiers de la production totale de 180 000 bouteilles par an, a indéniablement revitalisé le domaine. Le PSG a pris livraison de 35 000 bouteilles, mais la vigneronne a aussi un œil sur les marchés internationaux, même si certains, comme les États-Unis, ralentissent pour l’instant. Elle indique que 80 % de ses ventes se concentrent sur le territoire français, avec quelques débuts en Chine.

« C’est une nouvelle façon de partager notre passion pour le vin », déclare la vigneronne, qui s’adresse à une clientèle variée, incluant ceux qui ne consomment pas d’alcool pour des raisons médicales ou religieuses, ainsi que des sportifs en phase de préparation. Le vin désalcoolisé, selon elle, a le potentiel de réinventer des moments de convivialité.

À l’horizon, le salon Vinexpo à Paris accueillera un espace dédié à ce type de vins, reflétant un intérêt croissant pour des alternatives sans alcool. La vigneronne est donc sur la bonne voie pour offrir une solution qui non seulement répond à une demande, mais permet également de maintenir la tradition viticole vivante.

Points à retenir

  • Prototype de marché : Le vin désalcoolisé a su trouver une clientèle diversifiée allant des sportifs aux femmes enceintes.
  • Surmonter les critiques : Les débuts ont été conflictuels, surtout vis-à-vis de l’opinion familiale et des puristes du vin.
  • Focus sur l’élevage : Le vin désalcoolisé est issu des mêmes méthodes de production que les cuvées classiques.
  • Stratégie de croissance : Avec 180 000 bouteilles par an, le désalcoolisé représente un levier important pour les ventes.
  • Ouverture sur le marché mondial : La vente se concentre principalement en France, mais des efforts pour pénétrer d’autres marchés se poursuivent. Le changement s’annonce prometteur avec l’essor d’événements dédiés.


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