Suisse et UE vantent les atouts d’Horizon Europe face à un risque de nouvelle rupture

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Suisse et Union européenne : une nouvelle dynamique pour Horizon Europe malgré les incertitudes à venir

À la veille de la signature officielle de l’association tardive de la Suisse au programme Horizon Europe, Genève et Bruxelles réfléchissent déjà à la manière d’éviter une nouvelle rupture lors des négociations des prochains accords bilatéraux prévues pour l’an prochain. Ce partenariat de recherche, au cœur des ambitions scientifiques européennes, est bien plus qu’une simple collaboration : il est devenu une nécessité stratégique, comme l’a souligné Martina Hirayama, secrétaire d’État suisse à l’éducation, à la recherche et à l’innovation, lors d’un événement célébrant la coopération Suisse-UE le 3 septembre.

La participation suisse aux programmes de recherche européens a toujours été sujette à de grands soubresauts. En 2014, la Suisse avait temporairement perdu l’accès intégral à Horizon 2020, successeur d’Horizon Europe, à la suite d’un référendum controversé sur l’immigration. Plus récemment, de 2021 à 2024, les désaccords plus généraux entre la Suisse et l’Union européenne avaient conduit à une exclusion complète de Horizon Europe. Cette période a pris fin fin 2023 avec la signature en principe d’un accord d’association, accord qui sera formalisé dans les semaines à venir, accord qui a temporairement réintégré les chercheurs suisses dans le programme.

Cependant, un nouveau cycle de négociations s’ouvre avec la nécessité de signer des accords bilatéraux supplémentaires. Ces derniers introduiront de nouvelles règles institutionnelles, notamment demandant à la Suisse d’adopter certains règlements évolutifs de l’espace économique européen. Mais ultime décision, ce sera à nouveau au peuple suisse d’avoir le dernier mot lors d’un futur référendum.

Simone de Montmollin, présidente de la commission pour la science, l’éducation et la culture au Parlement suisse, insiste sur l’importance d’informer les citoyens sur le rôle indispensable que joue la collaboration scientifique avec l’UE. Elle rappelle que dans un contexte international où certains acteurs bafouent lois et accords, cette alliance solide n’a jamais été aussi nécessaire.

Pour renforcer cette prise de conscience, le Fonds national suisse (FNS) et plusieurs partenaires organisent le 16 septembre à Berne une rencontre dédiée à l’impact du partenariat scientifique et économique Suisse-UE sur la société, l’économie et l’éducation.


Les Points Importants

  • Un partenariat stratégique renouvelé : La Suisse et l’Union européenne s’engagent dans une nouvelle ère de coopération plus ambitieuse, dépassant la simple réintégration dans Horizon Europe pour bâtir un cadre de travail plus solide et équitable.
  • Participation conditionnée à l’alignement réglementaire : La Suisse acceptera d’appliquer certaines règles évolutives du marché intérieur européen, une condition quasi-incontournable pour accéder à ces programmes.
  • Un processus démocratique suisse décisif : La validation finale des nouveaux accords passera par un vote populaire, rappelant l’importance des mécanismes démocratiques suisses même dans les questions internationales.
  • Une opportunité pour l’innovation européenne : Le retour de la Suisse dans Horizon Europe profitera aux chercheurs suisses autant qu’aux institutions et acteurs français et européens, dynamisant la recherche collaborative à l’échelle continentale.
  • L’enjeu de la continuité : Après une période d’exclusion qui a freiné durablement certains projets helvétiques, retrouver un accès stable et durable à Horizon Europe est une priorité pour renouer avec des réseaux de coopération essentiels.
  • Un modèle de coopération enrichi : Ce partenariat montre encore une fois que les pays européens ont tout à gagner à s’unir dans la recherche, l’éducation et l’innovation, domaines vitaux pour relever les défis globaux.

À l’échelle internationale, cette collaboration reflète une tendance lourde : face à un monde multipolaire parfois instable, la science devient un langage commun et un ciment pour les démocraties partageant des valeurs. La Suisse, à la croisée des chemins entre indépendance et interconnexion, illustre parfaitement cette recherche d’équilibre. Quant à la France, toujours pionnière dans l’Europe de la connaissance, elle peut saluer cet accord comme un renforcement nécessaire d’un espace scientifique sans barrières, à la fois ambitieux et inclusif.

Je me demande tout de même si, pour éviter une nouvelle incertitude suisse, il ne faudrait pas leur offrir une petite fondue au prochain sommet européen… Après tout, rien de tel qu’un bon plat national pour apaiser les esprits et sceller les accords, non ? Voilà un compromis de recherche qui pourrait bien révolutionner la diplomatie — ou au moins garantir une réunion gourmande la prochaine fois !


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