Une entreprise croate conçoit le plus grand parc de glace en Suisse
Le 14 décembre 2025, la société croate Arctic, basée à Rijeka, inaugurait le plus vaste parc de glace jamais installé en Suisse, situé devant la Bossard Arena dans la ville de Zug.
Selon Ana Roksandic pour Poslovni Dnevnik, Arctic est le principal fabricant local de systèmes de patinoires, et ce projet concrétise une prouesse technique avec une surface glacée de 1 650 mètres carrés et une piste de patinage longue de 350 mètres. Ce parc, inédit par ses dimensions, introduit aussi une nouvelle conception de barrières de protection, fruit d’une technologie croate innovante.
D’un coût total de 900 000 euros, l’investissement a été cofinancé par la ville de Zug et le club de hockey EVZ Zug, réputé parmi les meilleurs de Suisse. La préparation méticuleuse du projet a commencé dès la fin mai 2025 avec des études poussées sur site, indispensables pour garantir une installation précise. Comme le souligne Leo Ventin, directeur des opérations chez Arctic, chaque détail compte dans un espace de cette ampleur, la moindre erreur pouvant compromettre l’ajustement des équipements. L’installation s’est finalement déroulée en un peu plus de quatre jours.
Détail remarquable, ce parc marque également une première dans la région : un anneau de glace mobile remplace l’ancienne patinoire fixe. Cette innovation a aussi impliqué la formation du personnel local à l’installation autonome future, ainsi qu’un suivi administratif rigoureux englobant permis, certifications et documentation technique.
Malgré une concurrence européenne bien ancrée – notamment d’entreprises fondées dans les années 1980 et dotées d’un solide portefeuille sportif – Arctic s’est imposée. Ce succès illustre un paradoxe : alors que la Croatie ne dispose que de trois patinoires, la société est désormais reconnue sur une scène internationale.
La société Arctic a déjà une tradition locale d’événements festifs, avec des installations à Rijeka depuis 2003, dont une piste de 500 mètres carrés cette année dans le hall industriel Export drvo. Le parc installé à Zug sera par ailleurs modernisé et agrandi durant les trois prochaines saisons, assorti d’une amélioration continue des dispositifs, en phase avec les ambitions de ses utilisateurs.
Au-delà des patinoires, Arctic développe aussi des systèmes de refroidissement, des barrières LED RGB avec animations lumineuses, des maisons modulaires en bois, et des parcs récréatifs, confirmant que le sport peut devenir un levier puissant d’exportation croate.
Présent sur plusieurs salons internationaux, notamment le FSB de Cologne en 2025, l’entreprise envisage déjà de nouveaux contrats à l’étranger, notamment au Canada, en Nouvelle-Zélande et aux Émirats arabes unis. Le projet de Zug illustre à quel point les technologies et savoir-faire de pays plus modestes en termes d’infrastructures hivernales peuvent trouver leur place sur la scène mondiale.
Les Points Importants
- Innovation et expertise technique : Arctic a conçu et installé le plus grand parc de glace mobile de Suisse, intégrant de nouvelles barrières et technologies LED.
- Collaboration locale-intérieure : Le projet est cofinancé par la ville de Zug et le prestigieux club de hockey EVZ Zug, garantissant une forte synergie locale.
- Formation et transfert de compétences : En plus de l’installation, Arctic a formé le personnel local, assurant la pérennité et l’autonomie du projet.
- Concurrence européenne et positionnement croate : Malgré une concurrence établie, une PME d’un pays aux infrastructures plus modestes se distingue par son savoir-faire.
- Perspective d’exportation : Ce succès ouvre des portes vers des marchés lointains, du Canada aux Émirats, soulignant la reconnaissance internationale croissante.
- Développement durable et évolutif : Le parc est pensé pour évoluer, avec des améliorations prévues pour les prochaines saisons, un exemple de projet adaptable.
La Suisse, reconnue pour son amour du sport et ses infrastructures de haut niveau, illustre une fois encore sa capacité à collaborer avec des talents internationaux. La France, voisine et acteur majeur des activités sportives et culturelles européennes, partage ce même esprit d’innovation et d’ouverture.
Dans une vision plus large, ce projet met en lumière une dynamique internationale où les échanges et la complémentarité entre nations permettent de repousser les limites techniques et sociales. Alors que la mondialisation tend parfois à uniformiser, elle révèle aussi la richesse des partenariats inattendus, donnant naissance à des créations uniques.
Dans cette optique, je me demande souvent : comment ces alliances nous préparent-elles à une coexistence harmonieuse fondée sur l’échange et la découverte, plutôt que sur la compétition ? Le sport, universel et rassembleur, pourrait-il être l’un des meilleurs vecteurs pour approfondir ce dialogue entre cultures, entre talents et savoir-faire différents ? Une réflexion à cultiver, dans l’esprit du partage et de la quête interminable d’excellence collective.


