L’UNESCO célèbre le yodel suisse en l’inscrivant au patrimoine culturel

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L’UNESCO met à l’honneur le yodel suisse en l’inscrivant au patrimoine culturel immatériel

Genève – La tradition alpine du yodel, si chère à la Suisse, reçoit enfin la reconnaissance internationale qu’elle mérite. L’UNESCO, l’agence culturelle des Nations Unies basée à Paris, a intégré ce chant typique dans sa liste du patrimoine culturel immatériel, à l’occasion de sa réunion tenue à New Delhi. Ce faisant, le yodel rejoint une prestigieuse liste de 67 expressions culturelles mondiales distinguées cette année, aux côtés de la cuisine italienne, de la musique highlife ghanéenne, de la boisson fermentée kirghize Maksym, ou encore des danses traditionnelles du Joropo au Venezuela.

Cette inscription se distingue de la fameuse liste du patrimoine mondial, qui protège avant tout des sites historiques ou naturels, tels que les pyramides de Gizeh en Égypte. L’attention est ici portée à des pratiques vivantes, exprimées dans le chant, la musique, ou la danse.

L’UNESCO souligne que le yodel peut se pratiquer en solo, en petits ensembles ou en chorales, parfois accompagnés par l’accordéon. Riches en harmoniques, ces chants à facettes multiples se donnent en concerts, fêtes et compétitions, souvent agrémentés de costumes régionaux traditionnels.

L’État suisse a activement soutenu cette candidature, défendant une image du yodel qui dépasse largement celle du simple cri des bergers en falsetto dans les alpages. Aujourd’hui, le yodel est une forme de chant populaire et vivante. On compte en Suisse environ 12 000 yodeleurs, répartis en 780 groupes affiliés à l’Association suisse de yodel.


Les Points Importants

  • Une reconnaissance mondiale en matière de patrimoine immatériel : Le yodel est désormais intégré à une liste valorisant des traditions culturelles vivantes, en parallèle avec d’autres expressions culturelles du monde entier.
  • Une tradition suisse dans un contexte international : Le choix du yodel réaffirme la Suisse comme un acteur culturel dynamique, tout en s’inscrivant dans une diversité d’expressions artistiques contemporaines.
  • Un processus soutenu par l’État : L’implication suisse garantit que cette tradition soit portée et protégée, au-delà d’une simple curiosité folklorique.
  • Un patrimoine vivant et évolutif : Le yodel est non seulement une pratique historique mais aussi une discipline musicale actuelle, appréciée dans diverses formes et occasions.
  • L’influence d’autres cultures patrimoniales : L’inscription de la gastronomie italienne, de la musique ghanéenne ou de danses vénézuéliennes illustre la richesse et la variété du patrimoine immatériel contemporain.

Dans une perspective internationale, il est fascinant d’observer comment les pratiques culturelles jouent ce rôle fondamental de passerelles entre les peuples et les générations. De Paris à New Delhi, en passant par Berne, ce partage d’héritages communs souligne le besoin profond que nous avons d’attacher du sens à nos expressions artistiques. Le yodel suisse, au-delà de ses sonorités spécifiques, devient ainsi un langage universel de convivialité et d’identité.

En tant que citoyens du monde, je vois cette inscription au patrimoine immatériel comme une invitation à redécouvrir la valeur de nos racines, tout en ouvrant le dialogue avec d’autres cultures. N’est-ce pas là la promesse d’un avenir où la diversité culturelle sera davantage célébrée que segmentée ? Une occasion pour chaque voix, du plus petit chant de montagne à la gastronomie la plus raffinée, de trouver sa place sur cette scène mondiale élargie. C’est dans cet enrichissement mutuel que réside, à mes yeux, le vrai sens d’un patrimoine partagé.


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