La producción de energía renovable en Suiza alcanzará 31,4 TWh en 2035, según GlobalData

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La production d’énergie renouvelable en Suisse devrait atteindre 31,4 TWh d’ici 2035, selon les prévisions de GlobalData

La Suisse poursuit avec détermination sa transition vers une énergie propre, portée par une solide infrastructure hydroélectrique et un système robuste de stockage par pompage. Cette avancée s’appuie aussi sur une extension marquée de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) et des politiques ambitieuses visant la neutralité carbone d’ici 2050.

Le pays prévoit un abandon progressif de l’énergie nucléaire, tout en maintenant l’hydroélectricité — notamment le stockage par pompage — comme la pierre angulaire de son mix électrique, représentant plus de la moitié de la production totale. Dans ce cadre, GlobalData, cabinet reconnu d’analyse de données, estime que la production d’énergie renouvelable suisse grimpera à 31,4 TWh en 2035, contre 11,4 TWh en 2024, traduisant un taux de croissance annuel composé (CAGR) soutenu de 9,7 % sur la période 2024-2035.

Le dernier rapport de GlobalData, intitulé « Tendances et analyses du marché énergétique suisse : capacité, production, transmission, distribution, réglementations, acteurs clés et perspectives jusqu’en 2035 », souligne que le stockage hydroélectrique continuera de dominer la production, tandis que le solaire photovoltaïque s’impose comme le segment à la plus forte croissance. La capacité solaire devrait ainsi passer de 8,2 GW en 2024 à 32,1 GW en 2035, soutenue par des normes imposant l’installation obligatoire de panneaux photovoltaïques sur les toits, plusieurs initiatives alpines et des incitations financières, telles que le programme Solar Express.

Selon Mohammed Ziauddin, analyste énergie chez GlobalData, « Le système énergétique suisse présente une particularité saisonnière marquée. Si l’hydroélectricité et l’énergie solaire prédominent en été, la sécurité d’approvisionnement en hiver repose essentiellement sur le stockage par pompage, les importations et les nouvelles mesures incitatives en faveur du solaire alpin. Parmi ces mesures, figurent notamment la révision attendue de la Loi sur l’électricité en 2025 et les dispositions fédérales incitant à renforcer les énergies renouvelables ».

S’agissant du nucléaire, la stratégie énergétique nationale stipule un retrait progressif, les projets nucléaires étant interdits depuis 2018, réduisant ainsi la capacité de base. Néanmoins, un débat persiste sur le rôle potentiel du nucléaire à long terme, dans une optique de sécurité d’approvisionnement. Parallèlement, la Suisse explore les projets d’hydrogène vert et de Power-to-X pour améliorer le stockage saisonnier et diversifier ses sources.

Sur le moyen terme, la confédération helvétique devra faire face à plusieurs défis, tels que la congestion de ses réseaux, les déficits d’approvisionnement hivernaux et la disponibilité limitée des sols pour des projets renouvelables à grande échelle. En revanche, des opportunités émergent dans les échanges transfrontaliers d’électricité, l’énergie solaire alpine et les technologies innovantes d’hydrogène vert.

Mohammed Ziauddin conclut : « La dépendance suisse à l’hydroélectrique, agrémentée par ses ambitions dans le solaire et le stockage, forme une base solide pour sa transition énergétique. Avec des politiques ciblées et des investissements croissants dans le solaire, l’hydrogène et les interconnexions, la Suisse se positionne favorablement pour gérer ses contraintes saisonnières et atteindre ses objectifs nets à l’horizon 2050. »


Les Points Importants

  • Transition énergétique suisse : mise sur une forte combinaison hydroélectrique et solaire pour décarboner son mix électrique.
  • Croissance solaire : la capacité photovoltaïque est appelée à quadrupler en 11 ans, grâce à des incitations réglementaires et financières.
  • Stockage et saisonnalité : les défis hivernaux sont en partie compensés par le stockage par pompage et l’importation d’électricité.
  • Sortie progressive du nucléaire : planifiée dans la stratégie nationale, mais un débat subsiste concernant son maintien en tant que garantie de sécurité énergétique.
  • Innovations complémentaires : développement de l’hydrogène vert et de technologies Power-to-X pour diversifier les sources et améliorer le stockage.
  • Contraintes territoriales : la Suisse devra gérer la disponibilité limitée des espaces propices aux renouvelables, notamment en zones alpines.
  • Échanges transfrontaliers : le commerce de l’électricité avec les pays voisins semble prendre une place croissante dans la stratégie énergétique suisse.

Sur le plan international, cette dynamique helvétique illustre une manière pragmatique et équilibrée de gérer la transition énergétique, dans laquelle la France, forte de son savoir-faire nucléaire et de ses avancées en renouvelables, continue d’exercer un rôle clé régional. Notons aussi que la coopération transfrontalière, notamment autour du réseau électrique européen, demeure un levier indispensable pour peaufiner la résilience énergétique face aux enjeux climatiques et économiques.

En fin de compte, on constate que même un pays aussi pointu sur l’énergie que la Suisse ne peut se passer d’un mix varié et d’un savant dosage entre innovation technologique et gestion de ses spécificités géographiques. Si je devais jouer au pronostiqueur, je dirais que ce serait un joli tour de force d’atteindre tous ces objectifs en contemplant chaque alpage et chaque versant enneigé en même temps. Mais qui sait, avec des panneaux solaires bien positionnés et un peu de génie alpine, tout devient possible — et pour une fois, il faudra peut-être se méfier de la petite Suisse dans la course énergétique mondiale !


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