La forme ressentie en Suisse | blue News

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Comment la Suisse se perçoit-elle en forme ? Une étude révèle des tendances surprenantes

Bien que le nombre de centres de fitness ait atteint un niveau record l’année dernière en Suisse, une proportion croissante de Suisses ne se sentent pas en pleine forme. Ce constat, révélé par une récente étude, montre que la perception de leur santé par les habitants du pays helvète s’est nettement dégradée au cours des cinq dernières années. Seuls 11 % des personnes interrogées se considèrent aujourd’hui comme très en bonne santé, contre deux fois plus en 2020.

Ce recul est particulièrement marqué chez les jeunes adultes, tranche de la population pourtant considérée généralement comme la plus robuste. Parallèlement, l’impact du vieillissement démographique se fait sentir, avec une augmentation du nombre de personnes plus âgées, chez lesquelles les problèmes de santé sont plus fréquents.

Le sondage, réalisé par l’institut Sotomo pour le compte de la caisse maladie CSS, a été conduit entre le 4 et le 25 juin auprès d’environ 2 800 personnes vivant dans les régions germanophone, italophone et francophone de Suisse.

Un mal-être plus profond que ce que l’on croit

38 % des sondés ont indiqué avoir ressenti des limitations de santé ou ne pas s’être sentis complètement bien, un chiffre en légère hausse et le plus élevé depuis 2020. Le niveau d’épuisement reste quant à lui stable : un peu plus d’un tiers des personnes ont déclaré avoir été malade au cours de l’année écoulée, avec en moyenne 4,6 jours d’arrêt maladie par personne.

L’étude souligne que la fatigue et l’épuisement sont les symptômes les plus répandus, affectant 69 % des participants. Viennent ensuite les douleurs, mentionnées par 49 %, puis le stress, cité par 41 % d’entre eux.

Un autre point préoccupant concerne la qualité du sommeil. Pour la première fois cette année, Sotomo a intégré une analyse sur ce sujet, révélant que seules une personne sur cinq ne souffrait pas de troubles du sommeil réguliers en 2024. Les jeunes, là encore très touchés, sont presque la moitié à ne pas se réveiller en se sentant reposés, contre 17 % des plus de 65 ans.


Les Points Importants

  • Perception santé en baisse : En Suisse, la confiance dans sa propre santé diminue nettement, surtout parmi les plus jeunes, malgré un environnement pourtant favorable à l’activité physique.
  • Fatigue omniprésente : L’épuisement et la fatigue sont des réalités que ressentent une majorité de Suisses, souvent liées à des facteurs comme le stress et les douleurs chroniques.
  • Sommeil perturbé : Le sommeil, pilier de la santé, semble affecté pour une large part des habitants, notamment chez les 18-35 ans, ce qui pose la question du lien entre rythme de vie moderne et bien-être.
  • Vieillissement de la population : L’augmentation des seniors contribue à la hausse des problèmes de santé, une tendance commune à de nombreux pays développés.

Une perspective internationale

Depuis la Suisse, ce constat peut sembler surprenant, voire paradoxal, dans un pays souvent loué pour la qualité de vie et l’accès aux soins. La comparaison avec la France, où de nombreuses initiatives pour promouvoir la santé publique et le bien-être émergent, met en lumière l’importance d’adapter sans cesse les politiques sanitaires aux évolutions démographiques et sociétales.

Dans le contexte européen et mondial, l’attention donnée au bien-être mental, à la qualité du sommeil et à la prévention du burn-out gagne du terrain. Elles témoignent d’une prise de conscience collective que la santé ne se limite pas à l’absence de maladie, mais implique un équilibre global.

En conclusion… une petite réflexion en toute convivialité

Il faut bien reconnaître que dans notre ère hyperconnectée et toujours pressée, il est plus facile de remplir une salle de fitness – voir même d’en ouvrir de nouvelles – que de faire baisser collectivement le niveau de stress et de fatigue. Peut-être que la Suisse, malgré son image immaculée, est à l’image d’un « beau paysage un peu embrumé » ? Après tout, se sentir en forme ne se résume pas à un nombre d’abonnés à la gym, mais demande un équilibre bien plus subtil, mêlant repos, plaisir et sérénité. À méditer… en prenant une bonne nuit de sommeil, idéalement.


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