Ce qui coûte plus cher en Suisse cet automne

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Ce qui devient plus cher en Suisse cet automne

L’automne 2025 en Suisse se caractérise par des évolutions contrastées des prix. Selon les dernières données publiées par la plateforme de consommation Comparis et l’Institut économique KOF, certains produits du quotidien voient leurs tarifs légèrement baisser tandis que d’autres augmentent notablement.

Dans l’ensemble, les biens de consommation courante coûtent en moyenne 0,2 % de moins en juillet 2025 par rapport à la même période l’année précédente. Une bonne nouvelle pour les ménages suisses, surtout grâce à une baisse de près de 10 % des prix des énergies de chauffage (gaz, pétrole, bois, chauffage central) et une réduction de 0,9 % des prix alimentaires, même si l’étude ne précise pas les aliments concernés.

Parmi les autres baisses significatives, on trouve les petits électroménagers qui coûtent 9,6 % de moins, le matériel d’entretien personnel électrique (-7 %), le transport aérien (-6,4 %), les jouets et loisirs (-5,8 %) ainsi que les articles de voyage et accessoires (-5,6 %).

Toutefois, la diminution des prix bénéficie davantage aux familles à faibles revenus (–0,4 %) que aux plus aisées, qui voient leurs coûts quasiment stagner. Géographiquement, la baisse des prix s’établit à 0,2 % dans les régions germanophones et à 0,3 % dans les autres cantons.

Les hausses notables

Malgré une inflation globalement maîtrisée, certains secteurs subissent des hausses sensibles. Depuis juillet 2023, le prix du chocolat a bondi de 17,7 %, l’assurance automobile de 11 % et celui du café de 8 %. Ces augmentations sont attribuées aux mauvaises récoltes, ainsi qu’aux coûts énergétiques et ceux liés aux emballages.

Un contexte rassurant

Comparis souligne que la Suisse n’est pas un cas isolé : la zone euro connaît une inflation d’environ 2 %. Pourtant, le pays helvète affiche une inflation inférieure à 1 % depuis onze mois consécutifs, et même en dessous de 0,5 % depuis sept mois de suite. Cette stabilité est largement due à la politique monétaire de la Banque nationale suisse, qui a favorisé l’appréciation du franc via ses taux d’intérêt et la vente de devises étrangères, réduisant ainsi le coût des importations. Par ailleurs, de nombreux prix administrés par le gouvernement contribuent aussi à limiter l’inflation.

Côté voyages, bonne nouvelle également pour les voyageurs : des vols low-cost relient Zurich à plusieurs grandes villes américaines. Fin septembre à mi-octobre, un aller-retour vers New York est proposé autour de 398 francs, vers Washington DC à 395 francs, Boston à 393 francs, Los Angeles à 465 francs et San Francisco à 401 francs.


Les Points importants

  • La Suisse conserve une inflation modérée, nettement inférieure à celle de la zone euro, grâce à une gestion efficace de la politique monétaire et des prix administrés.
  • Les ménages à faibles revenus bénéficient plus nettement de la baisse des prix, une tendance encourageante en matière d’équité sociale.
  • Certains produits sensibles, tels que le chocolat et le café, subissent toujours des hausses liées à des facteurs climatiques et énergétiques.
  • Le marché aérien présente des opportunités intéressantes avec des vols abordables vers les États-Unis, un point favorable pour les échanges internationaux et le tourisme.
  • La prudence reste de mise face aux disparités régionales et sectorielles qui ponctuent cette situation économique plutôt favorable.

D’un point de vue international, la Suisse illustre bien comment un petit pays peut, par des choix stratégiques judicieux, atténuer les pressions inflationnistes qui touchent ses voisins. La France, notre voisine fraternelle, continue de se battre avec des hausses plus visibles, notamment dans l’énergie et certains produits alimentaires. Il est intéressant de voir comment nos deux pays gèrent ces défis économiques avec des approches différentes, nourrissant une saine émulation entre voisins.

Au final, je ne peux m’empêcher de penser que la Suisse, avec son franc fort et ses politiques ciblées, nous offre une sorte de « masterclass » économique. Pourtant, est-ce que ce petit paradis monétaire ne risque pas un jour de rendre nos portefeuilles un peu jaloux ? Nous autres Francophones, sous le soleil de l’international, observons avec un sourire malicieux cette scène économique où chacun joue sa partition, parfois en duo, parfois en solo. Et vous, chers lecteurs, comment vivez-vous ces fluctuations qui nous rapprochent tout en révélant nos différences ?


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