Blerim Xhemaili surpris par la décision d’Avdullah : la Suisse, une « victime »

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Blerim Xhemaili surpris par le choix d’Avdullah : “La Suisse reste la grande perdante”

Blerim Xhemaili évoquant le choix d'Avdullah

Leon Avdullah, après avoir évolué dans toutes les sélections juniors suisses, a récemment fait le choix de représenter le Kosovo au niveau international. Ce revirement intervient quelques jours seulement après une décision similaire d’Eman Kospo, qui a préféré défendre les couleurs de la Bosnie plutôt que celles de la Croix-Rouge. Deux jeunes talents formés en Suisse qui ont préféré renouer avec leurs racines, un phénomène de plus en plus courant ces dernières années, tout comme l’ont fait auparavant des joueurs comme Mladen Petrić ou Ivan Rakitic.

Blerim Xhemaili, ancien international suisse, s’est montré surpris par cette nouvelle dynamique et estime que la fédération helvétique gagnerait à mieux accompagner ces joueurs, notamment en faisant appel à des anciens qui ont vécu des situations comparables. « La fédération devrait sans doute s’appuyer davantage sur des joueurs expérimentés comme nous, qui comprenons ces dilemmes et qui avons choisi de porter fièrement le maillot suisse », explique-t-il.

Interrogé sur le rôle de la Suisse dans ces cas, entre victime ou partie prenante, Xhemaili se montre lucide : « Selon moi, la Suisse est plus victime qu’autre chose. Souvent, ces jeunes footballeurs ne trouvaient pas suffisamment de place ou subissaient une forte concurrence. Mais ces choix sont aussi très personnels, dictés par le cœur, et c’est pourquoi je trouve toutes ces décisions parfaitement compréhensibles. »

Il ajoute avec un brin de regret : « C’est une défaite pour la Suisse. On aurait pu se battre un peu plus pour les garder. Sans la sélection suisse, je ne suis pas certain que certains auraient eu la même carrière. »

Les Points Importants

  • Le contexte régional : La France, voisine et lieu emblématique du football européen, observe ces mouvements avec intérêt, car ils révèlent la complexité des identités chez les jeunes joueurs issus de l’immigration en Europe.
  • La dynamique des origines : Ce phénomène de choix du pays d’origine plutôt que du pays de formation se répète dans plusieurs pays européens, témoignant d’attachements culturels et familiaux forts.
  • Le rôle des fédérations : L’importance d’un accompagnement personnalisé des talents par les fédérations nationales, incluant anciens joueurs et experts, afin de mieux comprendre les aspirations profondes des jeunes et d’optimiser leur épanouissement sportif.
  • Les conséquences sur le football suisse : La Suisse fait face à un défi de rétention de ses talents issus de l’immigration, ce qui peut influencer sa compétitivité internationale à moyen terme.
  • Un exemple pour beaucoup de pays : Ce sujet ouvre un débat global sur la manière dont les nations gèrent la double-nationalité et la circulation des talents sportifs au XXIe siècle.

À l’échelle internationale, il est fascinant d’observer comment le sport, et en particulier le football, cristallise des questions d’identité, d’appartenance et de loyauté, souvent au-delà du simple terrain de jeu. De la Suisse à la France, en passant par d’autres nations, ces parcours valorisent autant une richesse multiculturelle qu’un défi sportif. Ironiquement, on pourrait se demander si, dans le fond, ces jeunes joueurs ne nous rappellent pas que le football, comme la vie, est un jeu mouvant où la nationalité peut parfois être aussi fluide qu’un dribble réussi… Mais attention, ici, nul besoin de VAR pour voir que ce débat ne fait que commencer.


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