Un affront à nos profondes racines chrétiennes

Écrit par

dans

«Un manque de respect envers nos racines chrétiennes»

Les familles des Écoles Européennes (EE) expriment leur profond désaccord suite à la décision du Secrétariat de ces établissements, composé des gouvernements des États membres, y compris celui de l’Espagne. Il a été proposé de supprimer la célébration du Jour des Rois du calendrier scolaire pour l’année 2026-2027 dans toutes les écoles de Bruxelles. Selon les informations obtenues, la proposition prévue pour validation début 2026 avancera que les vacances de Noël commencent le 18 décembre et que les élèves reviendront en classe le 4 janvier, rendant le Jour des Rois, qui est culturellement et religieusement ancré, ordinaire.

Ce calendrier ne s’appliquerait qu’aux Écoles Européennes de Bruxelles, tandis que des établissements de villes comme Alicante (Espagne) et Munich (Allemagne) continueraient à accorder les vacances jusqu’au 7 janvier 2027. « Il est scandaleux que la fête des Rois soit respectée à Munich et non à Bruxelles, où se trouvent la majorité des familles espagnoles », déclare une représentante des parents d’élèves d’une des écoles.

Face à cette situation, des représentants des familles des sections espagnoles ont commencé à s’organiser pour contrer la modification du calendrier des fêtes de fin d’année. Dans une lettre diffusée à plusieurs établissements, les parents rappellent que la section espagnole a déjà exprimé son opposition à cette initiative à plusieurs reprises. Ils souhaitent conserver la même période de vacances qu’en 2020-2021, soit du 23 décembre au 6 janvier.

Certaines sections soutiennent cette démarche, tandis que d’autres adoptent une position neutre. Beaucoup demandent une exemption de classe pour le 6 janvier 2026, en soulignant que la Commission Européenne semble soutenir leur revendication, car un début de vacances le 19 n’est pas en accord avec leurs congés.

Les actions menées incluent des alliances avec d’autres sections et l’envoi de lettres à la Représentation Permanente d’Espagne à l’UE, ainsi qu’au vice-secrétaire général des Écoles Européennes, Manuel Bordoy. « La REPER ne nous a même pas répondu. Et M. Bordoy nous a dit que les enfants pourraient parler des Rois en classe », souligne un parent.

« Nous considérons qu’il est essentiel de nous mobiliser avant que la décision sur le calendrier commun ne soit prise en janvier », ont insisté les familles.

Des opinions divergentes se font entendre, certains parents critiquant la décision et la qualifiant d’incompréhensible, arguant que la suppression des festivités de grande importance historique et chrétienne déconnecte les enfants de leurs racines culturelles. Cette décision impacte également la vie familiale des expatriés, limitant le temps qu’ils peuvent passer avec leurs proches en Espagne, en Italie ou au Portugal.

Des représentants politiques, dont des eurodéputés du Parti Populaire Européen (PPE), ont envoyé une lettre demandant la révision de ce calendrier, soutenue par plus de 50 eurodéputés de 11 États membres.

Dans cette correspondance, il est souligné que forcer les élèves à fréquenter les classes le Jour des Rois bafoue les principes fondateurs des Écoles Européennes, basés sur la diversité culturelle. Les signataires demandent à l’administration de reconnaître l’importance spéciale de cette fête pour les familles espagnoles et d’assurer l’égalité de traitement dans toutes les Écoles Européennes.

Les Points Importants

  • Respect culturel : Réflexion sur l’importance de préserver les traditions culturelles au sein des systèmes éducatifs diversifiés.
  • Mobilisation familiale : Importance de l’engagement collectif dans la défense des valeurs culturelles et des traditions familiales.
  • Impact sur la vie familiale : Analyse de la manière dont des décisions telles que celles-ci peuvent influencer les relations intergénérationnelles.
  • Réaction politique : Comment les institutions politiques réagissent-elles aux préoccupations des citoyens au sein de l’UE ?
  • Équilibre entre tradition et modernité : Un débat sur la manière de concilier fidélité aux traditions et exigences pratiques de l’éducation moderne.

En somme, cette situation soulève des questions fondamentales sur la reconnaissance des traditions culturelles dans un cadre éducatif international. Comment assurer que la diversité culturelle soit non seulement reconnue, mais également respectée dans un monde de plus en plus globalisé ? La manière dont ces petits défis sont gérés peut avoir des répercussions significatives sur l’identité culturelle et les liens familiaux dans une Europe unie, où la France, par son riche patrimoine culturel, continue de jouer un rôle clé sur la scène internationale.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *