La Serbie, l’Allemagne et la France au rendez-vous d’un Eurobasket 2025 où l’Espagne devra puiser profondément dans son ADN
L’Eurobasket 2025, qui se déroulera du mercredi au dimanche 14 septembre à travers la Lettonie, la Pologne, la Finlande et Chypre, s’annonce comme une épreuve majeure pour l’équipe d’Espagne. Tenante du titre acquis contre toute attente en 2022, la Roja devra défendre son trône face à une compétition particulièrement relevée, avec des adversaires de grand calibre tels que la Serbie, l’Allemagne et la France.
Il y a trois ans, « La Familia » espagnole avait marqué les esprits en remportant son deuxième titre mondial en 2019, également en déjouant tous les pronostics. Alors que l’équipe était en pleine phase de renouvellement, avec peu de figures historiques encore présentes Hormis le fidèle Rudy Fernández, elle avait su tirer avantage de toutes ses forces pour s’adjuger également le titre continental, démontrant une maîtrise tactique et une capacité de compétition hors normes.
Cependant, la consécration mondiale n’a pas été défendue en 2023, l’Espagne ayant échoué à se qualifier pour les quarts de finale à la suite d’une surprenante défaite contre la Lettonie. Malgré tout, elle s’est qualifiée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 en renouant avec son ADN durant le tournoi préolympique. Néanmoins, à Paris, l’équipe n’a pu passer un groupe très relevé composé d’Australie, de Grèce et du Canada, sans démériter.

Cette édition s’annonce sous haute tension avec un effectif touché par plusieurs absences et blessures, marquant également le dernier tournoi sous la houlette de l’Italien Sergio Scariolo, dont le mandat prendra fin alors qu’il retourne entraîner le Real Madrid. Il souhaite emporter cet adieu sportif de la meilleure manière, même si les doutes persistent après cinq défaites en six rencontres amicales, positives néanmoins par la résistance opposée à des prétendants sérieux comme la France et l’Allemagne.
Plusieurs cadres emblématiques ont quitté l’équipe après les Jeux Olympiques, dont Rudy Fernández et Sergio Llull, deux piliers de la génération passée. Alex Abrines a également pris sa retraite, tandis que d’autres joueurs comme Usman Garuba et Lorenzo Brown ont fait des choix personnels qui les éloignent de la sélection. Les blessures ont aussi frappé, notamment Alberto Díaz et Alberto Abalde durant la préparation. Restent donc des joueurs tels que les frères Hernangómez, Darío Brizuela, Xabi López-Arostegui, Joel Parra et Jaime Pradilla, tous survivants du sacre de 2022, renforcés par la présence de Santi Aldama, le seul joueur espagnol évoluant actuellement en NBA, appelé à endosser le rôle de leader.

Le groupe espagnol devra d’abord franchir une phase de poules où quatre équipes sur six se qualifieront pour les huitièmes de finale. La Grèce, portée par l’incontournable Giannis Antetokounmpo, l’Italie toujours compétitive, mais aussi la Géorgie, redoutable sur ses terres, seront les premiers obstacles. La Bosnie-Herzégovine, amputée de Dzanan Musa, et l’hôte Chypre compléteront ce groupe.
Serbie, favorite déclarée
Le titre européen ne manque pas de prétendants, mais c’est assurément la Serbie qui figure en tête des favoris à Riga. Sous la direction de Svetislav Pešić, finaliste mondial et médaillé de bronze olympique, la sélection serbe aligne un effectif étoilé mené par le phénoménal Nikola Jokić, en quête d’un premier sacre sous l’appellation actuelle.
Pour briser une longue attente qui remonte à 2001, à l’époque de la Yougoslavie, la Serbie devra gérer la pression et neutraliser ses rivales principales, parmi lesquelles l’Allemagne, tenant du titre mondial et dirigée par l’Espagnol Alex Mumbrú, récemment hospitalisé pour une infection, ainsi qu’une équipe de France toujours redoutable, même privée de ses stars Victor Wembanyama, Rudy Gobert et Evan Fournier.
Dans le second cercle des équipes compétitives, on retrouve aussi la Grèce, la Turquie d’Ergin Ataman avec l’appui d’Alpère Şengün et Shane Larkin, une Slovénie amoindrie malgré la présence de Luka Dončić, la Lituanie, et la prometteuse Lettonie. Ce championnat verra s’affronter 24 sélections de haut niveau, avec notamment l’absence notable de la Croatie de Mario Hezonja, sanctionnée comme la Russie.
Les Points Importants
- L’Eurobasket 2025 se tient dans quatre pays différents, soulignant une volonté européenne d’élargir la présence du basket à travers les territoires.
- L’Espagne, malgré son palmarès récent, aborde ce tournoi en reconstruction, marquée par une génération qui s’efface doucement et l’émergence de nouveaux talents dont Santi Aldama.
- Sergio Scariolo, figure emblématique de la sélection espagnole, quittera ses fonctions pour revenir dans le club mythique du Real Madrid, posant un point final à une ère sportive.
- La Serbie, forte de son effectif étoilé, et l’Allemagne, avec un entraîneur espagnol à sa tête, donnent une dimension européenne riche en histoires croisées.
- La France, malgré l’absence de ses grandes stars, reste un adversaire redoutable, illustrant la profondeur de son vivier de talents.
- Le tournoi marque également une nouvelle étape vers les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, où toutes ces sélections sauront se mesurer à nouveau.
Sur le plan international, cet Eurobasket reflète aussi la montée en puissance de pays comme la Lettonie ou la Géorgie, permettant à la discipline de se démocratiser et de pousser à un renouvellement constant des dynamiques sportives. L’Espagne, avec ses traditions et son ADN du sport collectif, sait qu’elle devra puiser au plus profond d’elle-même pour rester incontournable. Mais entre nous, un championnat sans surprises ne serait-il pas finalement un peu ennuyeux ? Après tout, un peu de suspense et d’humilité ne fait jamais de mal – ni au basket, ni à ceux d’entre nous qui aiment brasser les résultats autour d’un café. Alors, chers amateurs de ballon orange, que le meilleur gagne, ou au moins, que le spectacle soit au rendez-vous !
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