Ministère de l’Alya : 21 900 nouveaux immigrants en 2025, avec une forte croissance depuis la France et le Royaume-Uni

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Le Ministère de l’Alya d’Israël a annoncé que près de 21 900 olim, c’est-à-dire des immigrants juifs, sont arrivés dans le pays en 2025, provenant de 105 nations différentes. Parmi eux, environ un tiers avait entre 18 et 35 ans, soulignant une jeunesse dynamique prête à contribuer à la société israélienne. Cette progression notable est portée par une hausse significative des départs depuis la France et le Royaume-Uni, qui illustrent l’attractivité renouvelée du projet sioniste auprès des communautés juives européennes.

Si la Russie demeure le premier pays d’origine des olim, son nombre a connu un important recul, avec 8 300 immigrés, soit une baisse de 57 % par rapport à l’année précédente. En revanche, les États-Unis ont vu leur contribution augmenter de 5 % avec 3 500 arrivées. Plus remarquable encore, la France enregistre une croissance estimée à 45 %, avec environ 3 300 nouveaux arrivants, tandis que le Royaume-Uni connaît une augmentation continue pour la deuxième année consécutive, atteignant 840 olim, soit 19 % de plus.

Cette montée de l’aliya se déroule dans un contexte mondial marqué par la guerre à Gaza et la montée inquiétante de l’antisémitisme, phénomène que les autorités israéliennes associent à cette dynamique migratoire. En parallèle, la Jérusalem Agency a ouvert près de 30 000 dossiers d’aliya à travers le monde, avec des hausses impressionnantes au Royaume-Uni (+70 %) et en Australie (+67 %). Le Centre global d’Alya a traité plus de 126 000 appels dans plusieurs langues, dont le français, renforçant l’accessibilité à l’information pour les candidats potentiels.

Le général (réserviste) Doron Almog, président de l’Agence juive, a rappelé que « l’aliya en 2025 témoigne de la résilience spirituelle du peuple juif et de la vigueur du sionisme, même face à des défis sécuritaires et nationaux ». Il a ajouté que « dans l’ombre des conflits, des milliers de jeunes et de familles choisissent de construire un avenir commun en Israël, moteur essentiel du développement démographique, social, économique et moral du pays ».

Expo Atid 2022
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Sur le terrain, plus de 20 000 personnes ont assisté à des salons d’aliya organisés dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, en Argentine, au Mexique, en Afrique du Sud, en Ukraine, en Géorgie et en Australie, où les villes de Sydney et Melbourne ont accueilli ces événements pour la première fois, en présence du ministre de l’Alya et de l’Intégration, Ofir Sofer. Ces manifestations furent le fruit d’une collaboration entre le ministère, l’Agence juive, Ofek Israélien, l’Organisation sioniste mondiale, les administrations locales, banques, universités, offices de l’emploi, et autres acteurs institutionnels comme Nefesh B’Nefesh en Amérique du Nord.

Par ailleurs, quelque 1 200 membres de la communauté Bnei Menashe, d’origine indienne, devraient rejoindre Israël en 2026, en vertu d’une décision gouvernementale conjointe assurant leur accueil et intégration. Face à la montée de l’antisémitisme hors d’Israël, les autorités discutent d’élargir les mesures d’accompagnement pour accélérer l’absorption des nouveaux arrivants, notamment dans des pays occidentaux où le phénomène inquiète de plus en plus.

Le ministère souligne que « la tendance observée depuis l’an passé, avec une augmentation de l’Alya issue des pays occidentaux, notamment la France et le Royaume-Uni, s’explique largement par la montée inquiétante de l’antisémitisme », confirmant que « grâce au soutien du Premier ministre, une stratégie gouvernementale intégrée est en cours pour encourager ces départs et consolider le tissu démographique israélien ». Cette politique s’accompagne d’initiatives renforcées sur l’emploi, le logement, l’enseignement supérieur et l’intégration sociale, formant un ensemble cohérent qui, selon les autorités, renforcera Israël à plusieurs niveaux.

Les Points Importants

  • La France et le Royaume-Uni enregistrent une croissance remarquable des départs vers Israël, illustrant une dynamique positive au sein des communautés juives francophones et anglophones.
  • La baisse significative de l’immigration en provenance de Russie s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe, alors que les États-Unis maintiennent une progression modérée.
  • L’augmentation spectaculaire des demandes d’aliya dans les pays anglophones et francophones témoigne d’une résilience de l’identité juive face aux défis contemporains, notamment la montée de l’antisémitisme.
  • Les salons d’aliya internationaux et les programmes d’accompagnement institutionnels renforcent l’information, la préparation et l’intégration des olim, avec une attention toute particulière portée aux jeunes générations.
  • L’arrivée imminente de la communauté Bnei Menashe d’Inde illustre la volonté d’Israël d’accueillir les différentes diasporas juives du monde entier, dans un esprit d’ouverture et de diversité.
  • Les mesures gouvernementales pour faciliter l’intégration sociale, économique et éducative montrent une stratégie globale visant à consolider la société israélienne dans sa pluralité.

Sur le plan international, cette tendance migratoire traduit un double mouvement : une volonté de sécurité et d’appartenance renforcée à un État perçu comme un refuge, mais aussi une affirmation forte des liens transnationaux entre Israël et les diasporas, particulièrement celles issues des pays francophones comme la France. Dans un monde marqué par des turbulences politiques et sociales, la capacité d’Israël à attirer, intégrer et valoriser ses nouveaux citoyens depuis des pays très divers renforce non seulement sa démographie mais aussi son influence géopolitique.

Cette évolution pose néanmoins des questions essentielles pour l’avenir : comment conjuguer croissance démographique et cohésion sociale dans un contexte de tensions régionales ? Quelle place accorder aux identités multiples dans la construction d’un modèle israélien inclusif ? Et enfin, comment la communauté internationale et la France, en particulier, peuvent-elles soutenir des politiques migratoires et d’intégration adaptées, conciliant respect des droits et sécurité collective ? Ces défis appellent une réflexion partagée entre États, communautés et institutions, pour concevoir des réponses à la fois pragmatiques et humaines à un phénomène qui réinvente les contours des diasporas et de leurs liens avec Israël.


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