Mayotte : 12 cas locaux de paludisme détectés – Vaccinez-vous avant de partir

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Mayotte : 12 cas locaux de paludisme détectés en 2025 — Prévention vaccinale avant déplacement

Le ministère français de la Santé a récemment annoncé une alerte sanitaire concernant le département de Mayotte, où douze cas locaux de paludisme ont été recensés en 2025. Ces nouvelles infections sont les premières depuis juillet 2020, attirant ainsi l’attention sur une maladie infectieuse qui avait semblé sous contrôle dans la collectivité française.

Par ailleurs, 54 cas importés de paludisme ont été enregistrés sur l’île principale de Mayotte. Au total, 66 cas de paludisme ont été notifiés depuis le début de l’année, soulignant la persistance de cette maladie dans la région. Il convient de noter que la plupart des cas importés proviennent de pays voisins du continent africain.

Si des vaccins contre le paludisme existent bien en Afrique, ils ne sont, à ce jour, pas disponibles à Mayotte. Cette situation pointée par les autorités sanitaires française incite à la vigilance, surtout pour les voyageurs en provenance ou à destination des zones concernées.

Parallèlement, l’année 2025 est marquée par une intense circulation du virus Chikungunya à Mayotte. Des cas tant locaux que liés aux déplacements ont été confirmés sur l’ensemble du département. Contrairement au paludisme, le vaccin contre le Chikungunya est autorisé et accessible cette année, une avancée notable pour la prévention sanitaire dans l’océan Indien.

Les territoires voisins comme l’île Maurice, La Réunion ainsi que le Sri Lanka ont également vu leurs populations ciblées pour cette vaccination, prouvant une réelle mobilisation régionale autour de ces maladies tropicales.

Enfin, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis a publié en août 2025 un avis de santé international de niveau 2, recommandant la vaccination contre le Chikungunya aux voyageurs éligibles se rendant dans les zones d’épidémie.


Les Points Importants

  • Rebond du paludisme local à Mayotte : 12 nouveaux cas en 2025 après plusieurs années d’absence, rappelant que cette maladie reste un enjeu majeur en Outre-mer français.
  • Cas importés significatifs : 54 cas importés confirment la porosité du territoire avec les pays africains voisins et la nécessité d’un suivi rigoureux aux frontières sanitaires.
  • Vaccination absente pour le paludisme à Mayotte : malgré l’existence d’un vaccin en Afrique, la collectivité reste en attente d’une politique vaccinale élargie.
  • Chikungunya, une autre menace : la circulation active du virus dans l’océan Indien et la disponibilité du vaccin montrent une différence notable dans la gestion et la prévention des deux maladies.
  • Coordination régionale autour des vaccins : l’engagement commun entre Mayotte, La Réunion, Maurice et Sri Lanka témoigne d’une stratégie coordonnée pour réduire l’impact sanitaire.
  • Conseils aux voyageurs : avec l’alerte CDC, le message est clair pour ceux qui se déplacent vers ces territoires : anticiper la vaccination Chikungunya.

Sur une scène internationale, ce retour du paludisme et la résurgence du Chikungunya à Mayotte illustrent la complexité à conjuguer prévention, réglementation locale et mobilité humaine dans un monde globalisé. Les efforts français en santé publique Outre-mer restent exemplaires, même si certaines mesures semblent encore en décalage, notamment en matière de vaccination antipaludique.

Alors, face à ces chiffres, on peut se demander : vraiment pas de palu à Mayotte depuis 2020, ou juste une pause dans le dépistage ? Et pourquoi les vaccins contre le paludisme, pourtant si stratégiques, ne sont-ils pas encore accessibles localement ? Peut-être une bonne idée pour lancer un débat à l’heure où chaque voyageur est un maillon dans la chaîne de la santé globale. En attendant, à ceux qui partent en voyage : n’oubliez pas votre moustiquaire… et votre sens de l’humour face aux aléas tropicaux !


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