Programme de coopération scientifique entre le Mexique et la France : visite du comité ECOS Nord à l’UNAM-Oaxaca
Rédaction Point Sud – Nov 10, 2025

Dans le cadre d’une tournée professionnelle au Mexique, une délégation du programme ECOS Nord s’est rendue à l’Unité d’Extension Universitaire de l’UNAM à Oaxaca. Cette visite a permis d’engager une session de travail constructive avec les universitaires, chercheurs et responsables de l’institution oaxacane.
Coordonnée depuis la France, la rencontre a été menée par Georges Lomné, président du comité ECOS Nord, et Rodrigo Díaz, directeur de la délégation locale. L’objectif principal était de présenter les possibilités offertes par ce dispositif soutenant des projets d’excellence en collaboration scientifique internationale.
La délégation comprenait notamment Matthieu Baudry, administrateur technique du programme, Jean-Michel Guillot, coordinateur des Sciences Physiques et Chimiques, Mathieu Gissot, référent Santé, Médecine et Sciences de la Vie, Georges Lomné, président, et Antoine Manzanera, responsable des Sciences Mathématiques, Informatique et Automatique. Ils étaient accompagnés de Mélie Cornet, attachée de coopération scientifique à l’Ambassade de France au Mexique.
Au cours des échanges, Georges Lomné a retracé l’histoire et le développement du programme ECOS Nord, tandis que Matthieu Baudry a détaillé ses modalités actuelles : la mise en place des projets, leur sélection, ainsi que les opportunités offertes aux chercheurs et doctorants. Ces précisions ont souligné le rôle moteur du programme dans la dynamisation des collaborations bilatérales.
Initié le 24 août 1994 à la suite d’un accord signé entre la Secretaría de Educación Pública, le Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología, l’Asociación Nacional de Universidades e Instituciones de Educación Superior du Mexique et le Ministère des Affaires Étrangères français, ECOS Nord est devenu un pilier de la coopération scientifique entre la France et l’Amérique latine.
Ce programme favorise le développement conjoint de la recherche, la formation avancée et l’internationalisation des universités en finançant des projets conjoints, en facilitant la mobilité des chercheurs et doctorants et en créant des réseaux scientifiques durables, notamment dans des secteurs stratégiques pour les deux pays.
Rodrigo Díaz a insisté sur l’importance d’impliquer largement les académiciens et étudiants des différentes écoles nationales d’études supérieures (ENES) de l’UNAM, afin de promouvoir une décentralisation effective des opportunités académiques. Il a également souligné l’appui que peut offrir UNAM-France pour renforcer les liens avec les partenaires français et la région d’influence de la délégation.
Carlos Andrés Sánchez, directeur de l’ENES-Oaxaca, a accueilli cette visite avec gratitude, manifestant son engagement à diffuser les appels à projets et à encourager la participation locale des chercheurs aux échanges internationaux.
Parmi les participants figuraient des représentants d’instituts variés tels que l’Institut de Mathématiques, l’Institut des Recherches Philologiques, le Programme Universitaire des Études sur la Diversité Culturelle et l’Interculturalité, l’Institut de Recherches Historiques, l’Institut de Géographie, la coordination académique de l’Unité d’Extension ainsi que l’Institut des Recherches Esthétiques, atteste de la richesse disciplinaire de cette collaboration.

Les Points Importants
- Le programme ECOS Nord symbolise depuis 1994 une solide coopération scientifique franco-mexicaine, avec un accent sur les échanges bilatéraux durables.
- La visite à l’UNAM-Oaxaca illustre la volonté d’étendre ces opportunités au-delà de la capitale, favorisant une diffusion plus équitable des savoirs et de la recherche sur le territoire mexicain.
- Le programme appuie une grande variété de disciplines, de la physique aux sciences humaines, en passant par la santé, soulignant l’interdisciplinarité au cœur des grands défis internationaux.
- Il joue un rôle clé dans la mobilité des chercheurs et des étudiants, composante essentielle à l’internationalisation des universités et au renouvellement des expertises scientifiques.
- La prise en compte des contextes régionaux, comme celui de Oaxaca, montre l’importance d’adapter les partenariats scientifiques à des réalités culturelles et sociales riches mais souvent sous-représentées.
- La coopération franco-mexicaine s’inscrit dans un mouvement plus large de partage des savoirs entre la France et l’Amérique latine, vecteur d’innovation et d’ouverture mutuelle.
Du regard de la France, ce type d’échanges scientifiques avec les pays francophones ou à vocation internationale relève d’une stratégie affirmée visant à renforcer le leadership de la recherche et la diplomatie scientifique. L’ancrage local, comme à Oaxaca, donne tout son sens à cette ambition. En tant que journaliste, je me demande dans quelle mesure ce modèle collaboratif pourrait servir d’exemple à d’autres régions du monde, notamment en Afrique francophone, où l’enjeu de la décentralisation des opportunités universitaires est tout aussi crucial. Finalement, cette dynamique invite à réfléchir sur la manière dont la science, portée par des valeurs de partage et de diversité, peut véritablement devenir un moteur d’équité et de développement global. Que faudrait-il changer pour que cette vision se traduise par des actions encore plus inclusives et durables? Voilà une discussion que nos lecteurs mériteraient d’approfondir collectivement.
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