La France attribue un contrat de 50 M€ pour un satellite militaire de surveillance spatiale

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La Direction générale de l’armement (DGA) a conclu un accord-cadre de 50 millions d’euros avec Infinite Orbits, une start-up française du New Space, afin de renforcer les capacités de surveillance spatiale militaire et la préparation opérationnelle de la France.

Officiellement annoncé le 13 août, ce partenariat, signé en moins de trois mois, offre au Commandement de l’Espace (CDE) un service d’inspection et de suivi des satellites en orbite géostationnaire. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Action et Résilience dans l’Espace » (ARES), dont l’objectif est de protéger les satellites militaires face aux menaces croissantes qui pèsent sur l’espace.

Le contrat englobe le lancement d’un satellite de surveillance dédié, issu de la gamme Orbit Guard développée par Infinite Orbits avec l’appui du Centre National d’Études Spatiales (CNES) dans le cadre du plan d’investissement France 2030. Le déploiement de ce satellite est prévu pour 2027.

Selon la DGA, ce projet va renforcer la surveillance spatiale tout en préparant les opérations militaires dans l’espace. Il contribuera au développement du premier système militaire EGIDE du CDE, attendu pour 2030 dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-2030.

La DGA souligne également que l’innovation issue du New Space civil-militaire permet une montée en capacités plus rapide, essentielle face à la nature de plus en plus contestée de l’espace orbital.

Les Points Importants

  • La France affirme son ambition stratégique en investissant dans des technologies spatiales de pointe, à travers un partenariat rapide et efficace avec une start-up nationale.
  • Le programme ARES marque une étape majeure dans la sécurisation des actifs militaires français dans l’espace, un domaine désormais crucial et concurrentiel.
  • Le satellite Orbit Guard, fruit d’une collaboration innovante entre le secteur public (CNES) et le New Space privé, incarne la volonté de la France de concilier excellence technologique et agilité industrielle.
  • Les échéances ambitieuses — déploiement en 2027 et système EGIDE à l’horizon 2030 — témoignent d’une vision claire et d’une détermination à anticiper les défis spatiaux de demain.
  • Sur la scène internationale, cette initiative française s’inscrit dans un contexte où la collaboration civile-militaire devient un levier indispensable face à la montée des risques dans l’espace, notamment les risques de conflits et de cyberattaques.

À l’échelle mondiale, le contrôle et la surveillance de l’espace deviennent un enjeu de souveraineté majeur, et la France montre qu’elle ne compte pas être reléguée au second plan. Entre innovation, diplomatie et défense, le domaine spatial est une arène où se joue bien plus qu’une course aux étoiles. Et, croyez-moi, il vaut mieux avoir ses satellites sous haute surveillance que de se réveiller un matin en constatant qu’ils ont décidé de faire une pause prolongée. Après tout, qui veut voir ses investissements spatiaux « buzzer » dans le vide intersidéral sans un œil vigilant ?


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