La France salue la réponse de Hamas au plan de Trump comme une avancée vers la paix à Gaza
Le gouvernement français a qualifié la réponse du groupe Hamas face au plan de paix proposé par l’ancien président américain Donald Trump comme « une étape importante » ouvrant la voie à la fin du conflit à Gaza, ainsi qu’à la libération immédiate des otages retenus par le groupe.
Dans un communiqué publié samedi par le Ministère des Affaires étrangères à Paris, la France a appelé toutes les parties concernées « à mettre en œuvre sans délai les mesures prévues par ce plan », dont les principes s’inscrivent dans la continuité de la déclaration adoptée en septembre dernier à l’ONU à New York.
Paris a salué les efforts des médiateurs égyptiens, qataris et turcs, ainsi que « l’engagement du président Trump en faveur de la paix ». Le gouvernement français se dit prêt à poursuivre sa collaboration avec les États-Unis, Israël, l’Autorité palestinienne et partenaires régionaux et internationaux afin de surmonter cette crise à Gaza et de relancer une dynamique de paix durable au Moyen-Orient, sur la base de cette feuille de route et de la déclaration onusienne.
Ce plan de 20 points, présenté lundi à Washington, propose la cessation immédiate des hostilités, la libération des otages détenus par Hamas, ainsi que la mise en place d’un gouvernement de transition dans la bande de Gaza, sous la supervision de Donald Trump et de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Le document prévoit également la démilitarisation de la bande de Gaza et ouvre la porte à une future négociation pour la création d’un État palestinien, proposition que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, tout en acceptant le plan, a explicitement rejetée.
Vendredi, Hamas a annoncé son acceptation de libérer tous les otages israéliens selon les modalités définies par Trump et s’est déclaré prêt à entamer immédiatement, par l’intermédiaire des médiateurs, les négociations pour finaliser l’accord de paix.
Du côté européen, les présidents de la Commission et du Conseil, Ursula von der Leyen et António Costa, ont salué cette disposition, insistant sur la nécessité d’agir sans délai pour concrétiser cet espoir de paix.
Ursula von der Leyen a souligné que « la volonté affichée par Hamas de libérer les otages et d’ouvrir des négociations sur la base de la récente proposition américaine est un signal encourageant ». Elle a ajouté qu’il faut saisir cette opportunité, rappelant qu’un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages « sont désormais à portée de main ».
De son côté, António Costa a rappelé que cette avancée « constitue une étape significative », mais qu’elle doit rapidement être suivie d’un cessez-le-feu, de la libération complète des otages et d’un accès sans entrave à l’aide humanitaire pour les populations de Gaza.
Dans un message viral sur ses réseaux sociaux, António Costa a également appelé « toutes les parties à agir avec urgence et responsabilité » pour concrétiser ce fragile mais précieux progrès vers la paix.
Rappelons que vendredi, Donald Trump avait donné un ultimatum à Hamas, leur accordant jusqu’à dimanche 18h00 heure de Washington pour accepter son plan sous peine de déclencher « un enfer jamais vu auparavant » contre le groupe islamiste. Cette posture ferme du président américain a sans doute contribué à précipiter cet accord de principe.
Avec les informations de l’agence EFE
Les Points Importants
- La position française souligne une approche pragmatique et équilibrée, fidèle à son rôle historique de pilier diplomatique sur la scène internationale.
- Le plan de Trump, bien que critiqué et controversé, sert de base pour relancer les négociations dans une région où le statu quo ne tient plus.
- La médiation multinationale, notamment égyptienne, qatarie et turque, confirme l’importance d’une diplomatie inclusive et régionale dans la résolution des conflits.
- Le soutien européen, combiné à l’engagement français, témoigne d’une volonté collective de ne pas laisser ce dossier stratégique se détériorer davantage.
- La question de la démilitarisation de Gaza et de l’éventuelle création d’un État palestinien reste un sujet délicat, où divergences et compromis doivent encore être négociés.
À l’échelle internationale, ce revirement illustre la complexité d’un conflit ancré dans des décennies de tensions, où chaque pas vers la paix demande une précision chirurgicale et une patience infinie. La France, fidèle à sa tradition diplomatique, continue d’incarner cette subtile alchimie entre fermeté et dialogue. Et avouons-le, dans ce scénario, les Parisiennes et les Parisiens peuvent avoir un brin d’orgueil : quand la diplomatie mondiale s’agite, il y a souvent une petite touche française pour y réinsuffler de l’espoir.
Reste à savoir si cette dynamique tiendra face aux imprévus et aux pressions multiples. Et comme dirait un diplomate parisien un brin facétieux, « La paix, c’est un peu comme la recette du soufflé, ça demande du savoir-faire, du timing… et surtout beaucoup de délicatesse. » À suivre donc, avec une tasse de café à la main, et pourquoi pas, un croissant.
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