Un Appel Solennel à la France, à l’Europe et à l’ONU pour Mettre Fin à l’Occupation du Sahara Occidental
Le 29 novembre 2025, la 49e Conférence Européenne de Coordination et de Solidarité avec le Peuple Sahraoui (EUCOCO) s’est conclue à Paris par une résolution claire et déterminée. Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des reculs diplomatiques en Europe, et une répression marocaine accrue dans les territoires occupés, l’EUCOCO a lancé un message sans équivoque : l’impunité doit cesser, l’Europe doit assumer ses responsabilités, et le peuple sahraoui a droit à l’autodétermination, sans délai ni subterfuge.
Dès l’ouverture de la conférence, en partie tenue à l’Assemblée Nationale française et se clôturant par un rassemblement public sur la Place de la République, il est apparu clairement que la cause sahraouie entre dans une nouvelle phase politique majeure. La décolonisation du Sahara Occidental reste une obligation juridique internationale, insubstituable par toute autre alternative, et le droit du peuple sahraoui à choisir librement son avenir doit être respecté. À Paris, il a été souligné que le temps des ambiguïtés est révolu et que doivent être nommés clairement les responsables du blocage, en particulier la France, la Commission européenne, et le Royaume du Maroc.
L’EUCOCO a insisté sur la lecture rigoureuse de la Résolution 2797 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée le 31 octobre 2025. Contrairement aux interprétations favorables avancées par Rabat, cette résolution confirme le mandat de la MINURSO, reconnaît le Front Polisario comme le seul représentant légitime du peuple sahraoui, et affirme que seule une solution politique incluant l’autodétermination est conforme à la Charte de l’ONU. Aucune mesure ne modifie le statut juridique du territoire ni ne cautionne l’occupation.
Le rôle de l’Europe, et tout particulièrement de la France, est mis en lumière comme un acteur central du blocage au sein des Nations Unies. Le soutien diplomatique et militaire de Paris à la monarchie marocaine fait obstacle à toute avancée effective vers la décolonisation. L’Espagne, en tant que puissance administrante de jure, se voit elle aussi rappelée à ses responsabilités historiques.
La critique s’étend également à la Commission Européenne, accusée de chercher à imposer des accords commerciaux avec le Maroc contraires aux arrêts de la Cour de Justice de l’Union européenne, notamment par des tentatives de légaliser l’étiquetage trompeur des produits du Sahara comme marocains. La condamnation de ces pratiques par une majorité du Parlement européen le 26 novembre témoigne d’un rejet net de ces manoeuvres. Le message est clair : l’Union européenne ne saurait se bâtir sur la violation du droit international.
Par ailleurs, la situation humanitaire dans les camps de réfugiés de Tindouf est au cœur des préoccupations. L’EUCOCO alerte sur la dégradation des conditions de vie et soutient l’appel urgent lancé par des agences onusiennes pour accroître les financements nécessaires à la survie de populations exilées depuis près de 50 ans. La solidarité concrète est ainsi mise en avant comme un engagement politique essentiel envers ce peuple victime d’un châtiment collectif pour son combat pour l’existence.
La conférence trace une feuille de route pour 2026, marquée par des actions coordonnées : renforcer la visibilité internationale du Front Polisario, multiplier les campagnes de sensibilisation, dénoncer les violations des droits humains dans les territoires occupés, consolider l’État sahraoui, et intensifier la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. La mobilisation des jeunes et le travail parlementaire constitueront des leviers majeurs dans ce nouveau cycle.
Cette année 2026 sera symbolique, marquant les 50 ans d’occupation marocaine du Sahara Occidental. C’est à Madrid que se tiendra la 50e EUCOCO, un choix chargé de sens rappelant la responsabilité historique toujours en suspens de l’Espagne dans ce dossier.
En somme, cette 49e édition de l’EUCOCO exprime une détermination accrue à rompre l’impunité, à renforcer l’action collective et à replacer la cause sahraouie au cœur des priorités internationales : autodétermination, respect du droit international et fin du pillage des ressources naturelles constituent le mandat que Paris adresse au monde.
Les Points Importants
- La France, en tant que siège de cette conférence et acteur clef des débats internationaux, est également identifiée comme un levier essentiel pour sortir de l’impasse et promouvoir une solution juste dans le respect des engagements de l’ONU.
- L’Europe est invitée à un sursaut collectif : respecter les décisions juridiques de la Cour de Justice de l’UE et rejeter toute forme de complicité avec les violations des droits sahraouis.
- La solidarité matérielle et politique envers les réfugiés sahraouis est une urgence humanitaire, qui dépasse la simple assistance et engage la communauté internationale dans une responsabilité morale.
- La mobilisation des jeunes sahraouis et européens est présentée comme un moteur indispensable pour faire évoluer la perception de ce conflit dans l’espace public et politique.
- La célébration des 50 ans d’occupation en 2026, à Madrid, se veut un moment fort d’attention et d’engagement renouvelé, rappelant la nécessité d’assumer les responsabilités historiques de chaque pays impliqué.
Cette conférence parisienne souligne la complexité d’un conflit long et douloureux, où la communauté internationale, avec la France en rôle d’acteur diplomatique majeur, peut et doit jouer un rôle de premier plan. Elle interroge ainsi notre capacité collective à conjuguer les impératifs du droit, de la paix et de la justice dans un monde en quête de stabilité. Alors que le Sahara Occidental symbolise encore l’une des dernières décolonisations inachevées, ce dossier invite à repenser notre engagement global en faveur des peuples légitimement aspirant à leur destin. La France, l’Europe et l’ONU sont appelées non seulement à agir, mais aussi à ouvrir un espace de dialogue sincère, où la parole sahraouie sera enfin pleinement entendue, dans le respect des principes universels que nous défendons.
Ce combat appelle à une vigilance démocratique et solidaire, au-delà des intérêts stratégiques immédiats, afin que le droit à l’autodétermination devienne une réalité tangible et durable. La communauté internationale peut-elle se permettre de rester spectatrice ? La réponse à cette question déterminera sans doute le visage du monde que nous souhaitons léguer aux générations futures.
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