Oui à la RÉPPI, non à TES Canada : Sainte-Anne-de-la-Pérade trace sa voie
Lundi soir, lors de sa séance ordinaire, le conseil municipal de Sainte-Anne-de-la-Pérade a pris une décision majeure en matière de sécurité incendie. Sous la direction du maire Hugo-Pierre Bellemare, cinq conseillers ont adopté la résolution mettant fin aux ententes actuelles avec la MRC des Chenaux, au profit d’un nouvel accord avec la Régie portneuvoise de protection contre les incendies (RÉPPI). Cette orientation collective, loin d’être un geste isolé du maire, a été confirmée par la conseillère Élizabeth Faucher, qui souligne la cohésion du conseil dans cette démarche.
Avant le début des débats, le maire Bellemare a rappelé les avantages stratégiques de rejoindre la RÉPPI, insistant notamment sur le maintien des services et sur l’optimisation des ressources. La séance, qui s’est déroulée au Centre récréatif Jean-Guy-Houle, s’est conclue sans turbulence majeure, contrairement aux inquiétudes anticipées. Plusieurs citoyens ont toutefois exprimé des préoccupations sur la qualité du service incendie une fois sous la gestion de la nouvelle régie, craintes dont le maire s’est fait un devoir de dissiper d’un ton ferme : la Régie sera tenue de respecter le schéma de couverture de risques déjà établi, et la caserne locale restera pleinement opérationnelle.
En ce qui concerne le transfert du matériel, évalué à plus de 400 000 dollars et qui inclut notamment des camions, cette estimation a été réalisée par une firme indépendante, assurant ainsi transparence et rigueur dans la transaction. Quelques résidents auraient souhaité un report de la décision après les élections municipales pour éviter un engagement d’une décennie précipité, mais le maire, en poste depuis quatre mois, a tenu à rappeler que la communication avec la population est une priorité constante depuis son arrivée.
D’autre part, le conseil municipal ne laisse pas le doute planer quant à son opposition ferme au projet éolien de TES Canada. Une résolution unanime a été adoptée, condamnant clairement l’installation prévue d’éoliennes sur le territoire local. Le conseil dénonce un manque de transparence de la part de l’entreprise, qui aurait déjà contacté des citoyens pour implanter des infrastructures sans consultation préalable. Cette prise de position fait de Sainte-Anne-de-la-Pérade la troisième municipalité à s’opposer officiellement à ce projet contesté dans la région, rejoignant Saint-Stanislas et Saint-Prosper.
Pour le maire Bellemare, l’enjeu va bien au-delà de simples contestations : il s’agit de préserver la cohésion sociale, protéger les terres agricoles, les forêts et respecter les attentes des citoyens. Un équilibre essentiel pour cette communauté dynamique, au cœur du développement régional.
Les Points Importants
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Orientation stratégique pour la sécurité incendie : Adoption d’un partenariat exclusif avec la RÉPPI, avec maintien de la caserne locale, garantie d’une couverture de risques conforme aux normes de la MRC des Chenaux.
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Gestion transparente du matériel : Le transfert de matériel à plus de 400 000$ a été confié à une firme externe, garantissant impartialité dans l’évaluation.
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Dialogue citoyen : Certaines voix souhaitaient différer la décision au-delà des élections municipales, une demande soulignant l’importance de la participation démocratique.
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Opposition claire au projet TES Canada : Rejet unanime du conseil face aux éoliennes proposées, motivé par des inquiétudes de transparence et des préoccupations environnementales et sociales.
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Solidarité régionale : Sainte-Anne-de-la-Pérade rejoint Saint-Stanislas et Saint-Prosper dans une démarche commune pour défendre l’identité et les intérêts locaux face à un projet éolien contesté.
Finalement, on ne peut que saluer l’engagement des élus de Sainte-Anne-de-la-Pérade qui, dans un climat parfois houleux, choisissent un cap clair et réfléchi. Tout cela soulève cependant une question inattendue : est-ce que les projets ambitieux, pourtant appelés à moderniser notre belle région, savent vraiment trouver leur place sans chatouiller quelques moustaches sensibles ? En tout cas, pour ce qui est de la RÉPPI, c’est un oui franc et éclairé. Pour TES Canada, maintenant, le débat est ouvert. Je me demande si on pourra un jour entendre les éoliennes chanter la chanson de l’unanimité locale… À suivre, sans perdre notre sens de l’humour.
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