Montreal en tête des plus fortes hausses de loyers au Canada

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Montréal enregistre la plus forte hausse des loyers parmi les grandes villes canadiennes

En octobre dernier, le loyer moyen pour un logement de deux chambres à Montréal a atteint 1 346 dollars, soit une augmentation de 7,2 % par rapport à octobre 2023. Cette progression est nettement supérieure à celle observée à Vancouver et Toronto, deux métropoles où les loyers restent toutefois plus élevés qu’à Montréal. En effet, sur la même période, les loyers pour un deux-pièces ont augmenté de 2,2 % à Vancouver et de 3,4 % à Toronto.

Au niveau national, la hausse moyenne des loyers pour ce type de logement s’élève à 5,1 % sur un an. La plus forte augmentation a été constatée dans la ville de Saguenay, au Québec, avec un bond de 10,8 %. En revanche, Calgary, la plus grande ville de la province de l’Alberta, a connu une évolution « statistiquement insignifiante ».

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), une grande part de cette hausse spectaculaire est liée au changement de locataires : les loyers tendent à grimper davantage entre deux baux successifs qu’entre renouvellements avec le même locataire. En 2023 et 2024, le prix médian des logements ayant changé de occupants a connu une forte croissance, avant de se stabiliser à l’échelle du pays l’année dernière.

Pourtant, dans la grande région de Montréal, les loyers continuent leur progression. Ce décalage entre la hausse des loyers et celle des revenus s’élargit, compliquant l’accès au logement, notamment pour les ménages les plus modestes. La SCHL souligne ainsi que « la hausse des loyers dépasse celle des revenus, rendant le logement plus difficile à assumer, en particulier pour les familles à faibles ressources ».

Malgré ces difficultés, le parc de logements disponibles à la location a continué de croître, avec une augmentation de 2,7 % en un an, après une croissance record en 2024. Le taux de vacance s’est même resserré en comparaison avec la décennie précédente.

La demande pour des logements abordables reste très forte à Montréal, où ces propriétés affichent également la plus forte augmentation des loyers. La SCHL envisage toutefois une amélioration de la capacité à payer pour les locataires, attribuable à la hausse des revenus ainsi qu’à une meilleure disponibilité des logements, dans l’année à venir.


Les Points Importants

  • Montréal domine nettement les grandes villes canadiennes pour l’augmentation des loyers sur un an, avec une croissance de 7,2 %.
  • Vancouver et Toronto enregistrent des hausses plus modérées, bien que leurs loyers moyens restent plus élevés.
  • À l’échelle nationale, la progression moyenne des loyers pour un deux-pièces est de 5,1 %.
  • Le Québec, par la ville de Saguenay, connaît la plus forte explosion des loyers, suivie de près par Montréal.
  • Le changement de locataires est un facteur clé influençant la hausse des loyers.
  • Le taux de vacance augmente légèrement, signe d’une offre qui se développe peu à peu.
  • Les logements abordables à Montréal sont les plus demandés et subissent également une hausse des prix.
  • La tendance nationale indique une possible amélioration de l’accessibilité au logement grâce à la progression des revenus et de l’offre locative.

Du point de vue d’un observateur international, cette situation montre combien les enjeux du logement sont complexes et interconnectés. Le défi de concilier croissance économique, accessibilité au logement et qualité de vie urbaine concerne non seulement le Canada, mais aussi de nombreuses autres régions francophones et métropoles à travers le monde. La France, avec son expérience riche en politiques publiques et en innovations urbaines, peut offrir des pistes pour équilibrer ces tensions.

En tant que journaliste, je ne peux m’empêcher de penser que cette évolution pose une question fondamentale : comment assurer le droit au logement dans un monde où les dynamiques économiques et sociales sont en perpétuelle transformation ? Le logement, au-delà de sa fonction matérielle, est une pierre angulaire de la stabilité sociale et du bien-être individuel. Ainsi, observer Montréal, ville francophone emblématique, nous invite à réfléchir sur la responsabilité collective et les choix politiques pour bâtir des sociétés plus justes et résilientes. Posons-nous donc la question, ensemble : jusqu’où sommes-nous prêts à réinventer nos espaces de vie pour répondre aux besoins contemporains tout en préservant nos valeurs humaines ?


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