Le Maroc, 3e partenaire commercial de Canada en Afrique avec un partenariat de plus de 11,8 milliards de dirhams

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Le Maroc, troisième partenaire commercial de Canada en Afrique avec une coopération dépassant les 11,8 milliards de dirhams

Les relations économiques entre Rabat et Ottawa ont évolué bien au-delà des simples échanges commerciaux et des investissements traditionnels. Elles s’inscrivent désormais dans une dynamique stratégique ambitieuse et de long terme, fondée sur des partenariats diversifiés et structurants.

Selon des données récentes du ministère canadien des Affaires étrangères, la coopération économique entre le Maroc et le Canada s’est profondément renforcée et diversifiée, touchant des enjeux majeurs tels que la transition énergétique, le développement durable et la valorisation des chaînes de valeur transcontinentales.

En 2024, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a atteint environ 1,81 milliards de dollars canadiens, soit environ 11,8 milliards de dirhams. Ce chiffre place le Maroc comme le troisième partenaire commercial du Canada sur le continent africain et sa seconde destination pour les exportations canadiennes en Afrique.

Ce progrès traduit, de l’avis des autorités canadiennes, une confiance accrue dans le marché marocain qui peut absorber des produits et services à forte valeur ajoutée.

Parallèlement, les investissements directs canadiens au Maroc ont connu une progression remarquable, avec une hausse d’environ 270 % entre 2022 et 2023, atteignant presque 283 millions de dollars canadiens. Ces investissements ciblent prioritairement des secteurs identifiés comme stratégiques par Ottawa et Rabat : les mines, l’énergie, l’éducation, ainsi que les activités industrielles, aéronautiques, automobiles, agroalimentaires et les technologies de l’information et de la communication.

Pour le Canada, le Maroc est une porte d’accès économique et logistique privilégiée vers l’Afrique et l’Europe, grâce à sa situation géographique, son réseau d’accords commerciaux avec l’Union européenne et les États-Unis, ainsi que son intégration à la Zone de libre-échange continentale africaine.

Cette position stratégique s’appuie sur des projets structurants majeurs lancés par le Royaume, notamment ceux liés à l’organisation de la Coupe du Monde 2030 et au plan « Aéroports 2030 », qui ouvrent des opportunités concrètes pour les entreprises canadiennes, notamment dans les domaines de l’ingénierie, la construction, les technologies de transport et les infrastructures intelligentes.

En matière de lutte contre le changement climatique, Ottawa réaffirme son engagement aux côtés du Maroc et soutient financièrement la transition écologique, avec une contribution de 450 millions de dollars canadiens au Fonds vert pour le climat, tout en renforçant ce partenariat via des institutions financières internationales telles que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque africaine de développement.

Enfin, ce partenariat s’enrichit par un développement soutenu dans les énergies renouvelables et les technologies propres, spécialement dans les domaines de l’hydrogène vert, du solaire et de l’éolien, où s’entrelacent les ambitions marocaines et l’expertise canadienne.

L’éducation tient également une place centrale dans cette coopération : plus de 6100 étudiants marocains poursuivent leurs études au Canada en 2024. Le partenariat s’étend à la coopération académique, avec des programmes de formation technique et professionnelle qui favorisent le transfert de savoir-faire et la construction d’un capital humain qualifié.

Le volet des métaux stratégiques, tels que le phosphate et le cobalt, est aussi une priorité du Canada, compte tenu de leur importance dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et la transition énergétique. S’ajoutent à cela des perspectives dans la transformation numérique, la cybersécurité, l’aéronautique, l’automobile et les infrastructures d’envergure.

Dans l’ensemble, Ottawa souligne que ses programmes de coopération au développement avec le Maroc, menés en partenariat avec les institutions publiques et la société civile, s’inscrivent dans une vision intégrée visant à favoriser une croissance inclusive, promouvoir l’égalité des sexes et renforcer la résilience face aux impacts du changement climatique.

Avec l’intersection des priorités économiques et environnementales, les relations entre le Maroc et le Canada sont appelées à s’étendre davantage, sur la base d’une alliance portée par l’innovation, la durabilité et la construction d’un avenir économique partagé.

Les Points Importants

  • En 2024, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et le Canada avoisine 1,81 milliard de dollars canadiens, plaçant le Maroc en troisième position parmi les partenaires commerciaux africains du Canada.
  • Les investissements canadiens au Maroc ont augmenté de 270 % entre 2022 et 2023, totalisant près de 283 millions de dollars canadiens, avec un focus sur les secteurs minier, énergétique, éducatif et industriel.
  • Le Maroc profite d’une situation géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe, renforcée par ses accords commerciaux avec l’Union européenne, les États-Unis et son rôle dans la Zone de libre-échange continentale africaine.
  • Des projets structurants liés à la Coupe du Monde 2030 et au programme « Aéroports 2030 » offrent de multiples opportunités pour les entreprises canadiennes dans les infrastructures, l’ingénierie et les technologies intelligentes.
  • Le partenariat intègre un volet important sur le climat, avec une contribution canadienne significative au Fonds vert pour le climat et une coopération élargie via des institutions financières internationales.
  • L’éducation est un pilier de la coopération bilatérale, avec plus de 6100 étudiants marocains au Canada, soutenant le développement du capital humain par la formation et la recherche.
  • Les échanges portent aussi sur les métaux stratégiques essentiels à la transition énergétique, ainsi que sur la transformation numérique, la cybersécurité, les industries aéronautiques et automobiles.
  • Le programme global de coopération vise à promouvoir un développement inclusif, l’égalité des sexes et une meilleure adaptation aux changements climatiques.

Au-delà des chiffres et des stratégies, cette alliance maroco-canadienne illustre une tendance contemporaine : celle de liens internationaux qui se tissent autour de défis cruciaux, entre innovation technologique et responsabilité environnementale. En observant cette évolution, je me rends compte que les partenariats durables ne se limitent pas à la performance économique ; ils deviennent le miroir d’une volonté commune de bâtir un avenir commun, équilibré entre progrès matériel et humanité. N’est-ce pas là une invitation à repenser nos manières d’échanger, d’investir et de collaborer sur l’échiquier mondial, avec comme socle la confiance mutuelle et le respect profond des enjeux globaux ? Cette perspective ouvre un vaste champ de réflexion sur le rôle des nations francophones et sur ce que signifie véritablement être un acteur responsable et engagé sur la scène internationale.


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