Bendita Film Sales signe en Amérique du Nord avec le pack Ventana Sur

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Bendita Film Sales conclut des accords importants aux États-Unis et au Canada autour d’un trio de films présentés à Ventana Sur

Paul Hudson, d’Outsider Pictures aux États-Unis, et Antoine Zeind, d’A-Z Films au Canada, ont récemment acquis les droits de trois longs-métrages proposés par la société espagnole Bendita Film Sales : The Condor Daughter, The Portuguese House et Vanilla. Ces films, qui avaient été révélés lors de l’édition 2024 du marché Ventana Sur à Montevideo, ont également fait leur première mondiale dans plusieurs festivals d’envergure cette année.

Vanilla a été présenté dans la section Primer Corte, The Condor Daughter dans Copia Final, tandis que The Portuguese House a bénéficié d’une séance de marché. Luis Renart, représentant Bendita, estime que ces ventes bouclent un cycle amorcé il y a un an lors du même rendez-vous latino-américain : « Lorsque nous avions présenté ces films, deux d’entre eux avaient reçu des prix majeurs, ce qui souligne leur qualité et leur rayonnement. »

Réalisé par Álvaro Olmos Torrico, The Condor Daughter a remporté le Cine+ Award à Ventana Sur dans la catégorie Copia Final. Ce drame poignant explore la relation mère-fille au cœur de l’exode rural dans les Andes. Produit par la maison bolivienne Empatía Cine en collaboration avec l’argentine Maravilla Cine, ce film avait également fait sensation au Festival international du film de Toronto (TIFF) dans la sélection Centrepiece, puis à Biarritz et au festival de cinéma de Cali, où il a raflé les prix du meilleur film et du meilleur film international.

Vanilla, quant à lui, est le fruit du travail de Mayra Hermosillo, actrice devenue réalisatrice qui a fait ses débuts au prestigieux festival de Venise dans la section Giornate degli Autori. L’œuvre, située dans le Mexique de la fin des années 1980, raconte les destins entrelacés de plusieurs générations de femmes confrontées aux affres de la vie et aux liens du cœur. Elle a été saluée pour son scénario et a reçu le prix Best Screenplay for Authors Under 40, tout en obtenant le soutien de figure incontournable du cinéma comme Guillermo Del Toro.

The Portuguese House, deuxième long-métrage d’Avelina Prat après Vasil, reconstitue une réflexion intime sur des thèmes universels tels que l’identité, la désorientation et la réinvention personnelle. Porté par les talents de Maria de Medeiros et Manolo Solo, ce film, coproduit par des maisons espagnoles en collaboration avec la société brésilienne O Som e a Fúria, a été présenté au Festival de Malaga.

Paul Hudson d’Outsider Pictures s’est dit particulièrement impressionné par ces films : « J’ai découvert ‘Vanilla’ et ‘The Condor Daughter’ lors du Primer Corte à Ventana Sur l’an passé, et suivre leur progression jusqu’à Venise et Toronto a été passionnant. ‘The Portuguese House’ est sans doute la surprise silencieuse de l’année. »


Les Points Importants

  • Échanges culturels fructueux : Ces ventes démontrent une fois de plus l’importance des marchés comme Ventana Sur pour connecter des œuvres francophones et hispanophones avec des distributeurs nord-américains, favorisant ainsi une plus grande diversité dans la programmation des films.

  • Une valorisation des talents francophones et internationaux : La coproduction entre pays latino-américains, européens et nord-américains illustre la dynamique actuelle du cinéma international, où la France et ses partenaires jouent un rôle crucial en matière de créativité et de soutien industriel.

  • Thèmes universels abordés : Les trois films explorent des questions humaines profondes — la famille, l’identité, le changement social — qui transcendent les frontières culturelles et géographiques, résonnant auprès d’un public mondial.

  • Un rayonnement soutenu par les festivals : Le parcours en festivals prestigieux (TIFF, Venise, Malaga, Biarritz) garantit une visibilité accrue aux films issus souvent de pays moins représentés dans le circuit international.

  • Un regard vers l’avenir de la coproduction : Ces succès conjoints témoignent aussi des nouveaux modèles économiques du cinéma, fondés sur les partenariats internationaux et la mutualisation des ressources.


En considérant cette convergence d’œuvres porteuses d’authenticité, je me demande souvent ce que signifie réellement le terme « frontière » dans l’art. Le cinéma, en particulier, brise ces limites géographiques, linguistiques et culturelles pour tisser un dialogue global empreint de sens et d’émotions partagées. À travers ces histoires venues d’Amérique latine, de l’Europe et d’ailleurs, nous percevons l’universalité des expériences humaines, bien au-delà de nos territoires. Ce mouvement collectif devient alors une invitation à réfléchir non seulement aux différences, mais surtout à ce qui nous unit dans notre humanité commune, enrichissant ainsi notre regard sur le monde.


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