Basketball : la Géorgie crée la surprise et élimine la France, la Pologne poursuit son parcours au EuroBasket
À Riga, en Lettonie, la Géorgie a franchi pour la première fois la barre des quarts de finale du championnat d’Europe de basketball en dominant la France dimanche avec un score de 80 à 70. Cette performance inattendue a posé un véritable coup de tonnerre pour les Bleus, finalistes malheureux face à l’Espagne en 2022, qui cette fois n’ont pas réussi à franchir le cap des 8es de finale.
La Géorgie se prépare désormais à affronter la Finlande, qui a éliminé la Serbie de Nikola Jokić la veille. L’ambiance était bouillonnante au Riga Arena lorsque les joueurs géorgiens, portés par un public en liesse battant le rythme des tambours, ont célébré cette victoire historique avec une énergie communicative.
Malgré une médaille d’argent olympique et toute sa volonté, la France a été handicapée par un très mauvais tir à trois points : seulement 6 réussites sur 36 tentatives, soit un faible taux de 17%. En revanche, la Géorgie a converti plus de la moitié de ses tirs longue distance et capitalisé sur les fautes adverses en réussissant 20 lancers francs sur 24.
Au fil du match, le collectif géorgien a imposé son rythme, prenant l’avantage dès la pause (un point d’écart) puis creusant l’écart dans le dernier quart-temps, notamment grâce à Tornike Shengelia, le joueur emblématique du FC Barcelone, dont l’alliance d’athlétisme et de puissance brute a déstabilisé la défense française, jeune et parfois fragile.
Face à cela, l’attaque française, bien que tenace, n’a pas su exploiter pleinement Guerschon Yabusele, auteur d’un match remarqué contre la Pologne en phase de groupes. Zaccharie Risacher, jeune espoir récemment drafté en NBA, a tenté de relancer son équipe, permettant aux Bleus d’égaliser à 68 partout à trois minutes du terme, mais la maladresse extérieure a finalement eu raison de leurs ambitions.
Shengelia a fini la rencontre avec 24 points et 8 rebonds, aidé par Kamar Baldwin, Américain naturalisé, également auteur de 24 points. Du côté français, Sylvain Francisco a été le meilleur marqueur avec 14 unités, tandis que Yabusele et Risacher ont été contenus, avec respectivement 12 et 7 points.
La Pologne continue l’aventure
Non loin de là, la Pologne a également validé son billet pour les quarts en battant une Bosnie-Herzégovine emmenée par le brillant Jusuf Nurkić (20 points, 7 rebonds). Avec 28 points marqués, Jordan Loyd a été l’artilleur principal, soutenu par Mateusz Ponitka, auteur d’un double-double (19 points et 11 rebonds). Leur prochain adversaire sera la Turquie.
Les autres rencontres des 8es de finale voient l’Italie face à la Slovénie, tandis que la Grèce, grande révélatrice de ce tournoi après avoir éliminé l’Espagne, joue contre Israël.
Les quarts de finale se tiendront mardi et mercredi, avant la grande finale prévue dimanche prochain.
Les Points Importants
- La Géorgie signe un exploit historique en atteignant pour la première fois les quarts de finale du championnat d’Europe.
- La France, en dépit d’un groupe hautement compétitif, est sortie prématurément, notamment pénalisée par un faible pourcentage au tir à trois points et une défense géorgienne efficace.
- Le basket européen confirme son élargissement : des nations traditionnelles comme la France ou la Serbie sont bousculées par des équipes émergentes comme la Géorgie ou la Finlande.
- La Pologne poursuit également son beau parcours, confirmant son statut de valeur montante dans le basket européen.
- Les joueurs qui se sont illustrés ce week-end – Shengelia, Baldwin, Loyd ou Nurkić – montrent la diversité des talents qui dynamisent le continent.
- La jeunesse française, incarnée par Risacher, malgré la défaite, laisse entrevoir des perspectives encourageantes pour l’avenir du basket tricolore.
- Le tournoi reste complètement ouvert, offrant un spectacle riche en surprises et en rebondissements jusqu’à la finale.
Sur le plan international, cet EuroBasket illustre bien la manière dont le basket européen se réinvente, avec des nations qui se lancent à corps perdu dans la compétition et bousculent les puissances établies. Il ne s’agit plus seulement des traditionnels favoris – France, Espagne, Serbie – mais bien d’un vrai melting-pot où la régularité et la préparation font parfois miraculeusement la différence.
Personnellement, j’ai presque envie de dire que ces surprises nous rappellent que le « basket, c’est comme la vie » : parfois, il suffit d’un petit coup de pied de l’inattendu pour faire tanguer les grandes puissances… Et si la Géorgie a sorti la France, cela pourrait bien inspirer tous ceux qui pensent encore que seul le glaive frappe, alors que l’adresse et l’audace comptent parfois plus que la force brute. À suivre avec une belle dose de curiosité et d’humour, car, au fond, n’est-ce pas cela qui rend le sport si captivant ?




