Maurice Giroux
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14 Janvier 2013
En 1992 la Reine Élizabeth II avait lancé l’expression « Annus horribilis » (1) pour décrire les malheurs qui s’étaient abattus sur la famille royale en cette année du 40eanniversaire de son accession au trône.
Sans crainte de se tromper, on pourrait utiliser la même formule pour qualifier l’année 2012 pour le monde municipal au Québec.
L’avalanche de mauvaises nouvelles provenant de la commission Charbonneau, de l’UPAC et des médias touchant la gouvernance municipale a dépassé en importance le printemps étudiant et l’avènement d’un gouvernement à Québec.
Par ailleurs, il n’est pas dit que 2013, année électorale pour le palier municipal, marquera un répit dans la découverte de nouveaux cas marquants de collusion et de corruption.
La Rive-Sud de Montréal n’est pas à l’abri d’éventuelles enquêtes plus poussées sur le financement des partis politiques via l’attribution de contrats ou par d’autres stratagèmes.
À Longueuil même, des allégations ont commencé à circuler, sans toutefois avoir l’ampleur de Montréal ou de Laval. Selon une source, nous serions que des « pee-wee » ou des « twits » de ce côté sud du fleuve.
En attendant de nouveaux développements s’il y a lieu, et en prévision du scrutin de novembre prochain, il y aurait matière à amélioration dans la gouverne de nos partis politiques municipaux.
Les outils disponibles
Le public et les médias ont déjà certains outils pour jauger les pratiques et méthodes de financement.
Ainsi, nous avons accès à la déclaration annuelle des intérêts des élus municipaux. Nous avons aussi droit à obtenir copie des états financiers annuels des partis politiques qui sont déposés à chaque printemps chez le trésorier de la Ville.
Ces états financiers contiennent en annexe les noms et les montants des contributeurs, année après année.
Mais il y a encore place à l’amélioration en matière de transparence. Par exemple, il est surprenant que depuis trois ans aucun des deux partis en présence, l’Action Longueuil et le Parti municipal Longueuil, n’aient averti ni invité les médias à assister à leur réunion annuelle.
Cet événement, qui est d’ordre public, permet en effet de prendre le pouls d’un parti politique en termes de participation, de dynamisme et de composition, tel l’âge et le sexe.
Voilà une bonne résolution à prendre en 2013 par nos partis politiques, actuels ou futurs.
(1) : A noter qu’il faut prononcer Annus avec l’accent latin sur le ann-us, et non avec l’accent français a-nus, comme persiste à le faire le journaliste et animateur Paul Larocque de TVA ! L’actualité sent déjà assez mauvais pour en rajouter !