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07 Mars 2012
Une institution québécoise plus vieille que la Confédération canadienne risque de disparaître de la carte politique et administrative du Québec si la Coalition Avenir du Québec gagne une majorité de sièges lors des prochaines élections générales.
Le projet d’abolition des commissions scolaires faisait partie du « trousseau de la mariée » lors de la fusion de l’Action démocratique avec le nouveau parti de M. François Legault.
Selon beaucoup d’observateurs, il s’agirait d’une promesse « idéologique » de l’ADQ, tout comme celle de l’abolition des Agences régionales et de santé et des services sociaux.
Or ces deux structures publiques, dont l’une comporte un volet électoral plus ou moins boudé par la population, constituent les seuls outils de décentralisation pour rapprocher du citoyen les lieux de décisions qui autrement seraient vite avalés par la toute puissante fonction publique qui règne à Québec.
Certains se posent des questions sur la pertinence pour la CAQ, un parti de centre droit, de proposer une mesure qui centraliserait encore plus l’administration de la santé et de l’éducation, dont les budgets arrivent largement en tête, loin devant des autres secteurs de l’État québécois.
Une nouvelle structure : Le Centre de services pour les écoles
En matière d’éducation, la proposition caquiste vise à créer une nouvelle structure bureaucratique qui fusionnerait les fonctions des anciennes commissions scolaires avec celles des directions régionales pour former un Centre de services pour les écoles.
Ainsi, pour la Montérégie, dont la direction régionale de l’éducation (MELS) occupe un étage de l’édifice Place Montval à Longueuil, serait renflouée par une partie seulement des employés des neuf grandes commissions scolaires de la Montérégie.
Nous avons posé une question par courriel à M. Jean-François Roberge, résidant de Saint-Hubert et candidat récemment nommé pour représenter la CAQ dans la circonscription de Vachon. Le candidat de 37 ans, qui enseigne dans une école primaire de la Commission scolaire des Patriotes depuis 1997 fait partie de l'équipe qui a rédigé ces positions depuis le printemps dernier.
Q : Ce centre serait-il régional Montérégie, ou par territoire de CRÉ ou par territoire des ex-commissions scolaire ou autre découpage local?
R : Nous avons défini les principes et les grands axes directeurs de nos politiques. Nous sommes actuellement à définir les détails et les processus d'amélioration de notre système éducatif. L'essentiel et qu'à terme, il y ait moins d'argent dans les structures administratives et davantage de services pour les élèves.
Déclaration écrite
Par ailleurs, M. Roberge nous a transmis une déclaration qui se lit comme suit :
«Aujourd’hui, chaque école est sous la gouverne d'un directeur qui relève d’une commission scolaire, laquelle est dirigée par des commissaires élus par une infime minorité de la population. Les écoles sont aussi soumises aux décisions d’un bureau de direction régionale et du Ministère de l’éducation, des loisirs et des sports, lequel est dirigé par un Ministre. Quel fouillis!
«Il faut absolument rendre le réseau public plus efficace en allégeant les structures administratives.
«L’abolition des commissions scolaires (incluant les élections scolaires et les postes de commissaires) et des directions régionales, et le redéploiement d’une partie de leur personnel en centre des services pour les écoles visent à rendre le réseau plus efficace, pour le plus grand bénéfice des élèves.
«Les propositions de la CAQ permettront de diminuer les coûts de la bureaucratie scolaire et de transférer les ressources ainsi dégagées aux écoles afin d’en accroître l’autonomie et donner plus de services aux élèves. »
Il faudra attendre le congrès de fondation et d’orientation qui aura lieu les 20 et 21 avril à Victoriaville pour en savoir plus sur la proposition de la CAQ, qui s’occuperait de la gestion des ressources humaines, des ressources éducatives, du transport scolaire, des bâtiments, des technologies de l’information.
Selon la Commission scolaire Marie-Victorin, toutes ces tâches permettent aux écoles de se concentrer sur leur mission première, soit leurs élèves et le bon fonctionnement de leur établissement.















