22 Décembre 2004
Tant au niveau municipal que régional, ces soubresauts ont entraîné un net recul de la démocratie de participation aussi bien dans des organismes à vocation économique comme la Conférence régionale des élus et le Centre local de développement que dans ceux du réseau de la santé et des services sociaux.
En revanche, ici comme ailleurs au Québec la mobilisation des effectifs sociaux, syndicaux et communautaires a atteint des sommets inégalés, tandis qu’au niveau municipal les forces défusionnistes ont réussi à créer un mouvement de fond contre l’administration du maire Jacques Olivier.
Celui-ci a non seulement perdu son pari de maintenir l’intégrité du territoire longueuillois, mais les résultats du référendum du 20 juin ont aggravé la lutte sourde qui couvait déjà entre Longueuil et le gouvernement libéral.
L’année 2004 aura aussi été marquée par la montée au front d’une vaste coalition écologique autour de la défense des milieux humides situés dans des zones résidentielles, entraînant même le gel de plusieurs projets de construction et une impasse des discussions entre les autorités concernées.
Le transfert de la propriété de l’aéroport de Saint-Hubert à un organisme local a relancé l’espoir d’un développement économique ordonné de l’ancienne base militaire.
Aucun projet d’envergure ne s’annonce encore à l’horizon dans la zone aéroportuaire, à part le projet déjà controversé d’un hôtel de ville de 30 millions$ (le double de celui de Brossard) dans des locaux qui devaient à l’origine servir à des entreprises de haute technologie.
C’est du côté de la zone immédiate de la station de métro que devaient venir les meilleures nouvelles économiques. Mais le projet de l’Université de Sherbrooke de construire un nouveau campus de 60 millions$, qui devait être annoncé en décembre, a été reporté de quelques mois.
Sur la scène fédérale, le Bloc québécois aura réussi un quasi balayage des circonscriptions de la Rive-Sud, y compris l’étonnante victoire de l’auteur et comédien Maka Kotto dans Saint-Lambert. Seul le ministre libéral Jacques Saada aura résisté à la vague de fond générée par le scandale des commandites.
La plupart des députés du Bloc québécois de la Rive-Sud ont obtenu de leur chef Gilles Duceppe la responsabilité de dossiers importants, tels le transport pour Caroline St-Hilaire, le patrimoine pour Maka Kotto et les relations de travail pour Carole Lavallée.
La possibilité d’un scrutin fédéral dès l’automne 2005, en concurrence avec les élections municipales, risque de perturber l’agenda politique local.
Un autre dossier politique chaud retient l’attention dans la région, c’est la course larvée au leadership du Parti québécois où la députée de Taillon Pauline Marois et le chef de l’Opposition et député de Verchères Bernard Landry sont sous les feux de la rampe en prévision du congrès de juin prochain.
Des problèmes de leadership se posent aussi pour certains ministres du gouvernement Charest. Des changements majeurs pourraient survenir dans les ministères de l’Éducation, de la Sécurité publique, des Affaires municipales, des Finances et du Développement économique et régional.
L’année 2005 sera fertile en rebondissements aux trois niveaux de la gouverne politique.














