Le Conseil central de la Montérégie-CSN dénonce la réforme Barrette

Texte et photo : Pierre Turbis

Longueuil, le 14 février 2018 — Trois ans après l’adoption sous bâillon du projet de loi 10, le Conseil central de la Montérégie CSN dénonce ce qu’il appelle les impacts néfastes de la réforme Barrette sur le personnel du CISSS de la Montérégie-Centre. Selon le syndicat, cette réforme qui désorganiserait le réseau de la santé et des services sociaux s’en prend directement aux conditions de travail du personnel.

C’est le 6 février 2015 que le gouvernement Couillard adoptait sous le bâillon le projet de loi 10 qui entraînait la création de mégastructures. C’est à ce moment que le CISSS de la Montérégie-Centre a été créé, devenant un des trois CISSS montérégiens. Trois ans plus tard, la réorganisation est loin d’être complétée et le bilan de cette réforme est sombre. Dans la région, cette réforme a plusieurs effets négatifs. Les ressources du réseau, aussi bien les gestionnaires que les travailleuses et travailleurs, sont monopolisées pour gérer la réforme au lieu de se consacrer aux soins et services à la population.

« Dès son adoption, la réforme Barrette avait pour objectif de bâillonner le réseau. Elle concentrait comme jamais les pouvoirs entre les mains d’un ministre qui n’écoute personne. Elle voulait faire taire celles et ceux qui ont à cœur d’offrir des services de qualité à la population. Heureusement, les voix continuent de s’élever dans la région contre cette réforme et c’est bien ce que nous entendons continuer de faire dans les prochains mois », explique Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN.

Une réforme qui brime les droits du personnel

En plus de la fusion d’établissements, le projet de loi 10 force maintenant la renégociation de la convention collective locale du personnel du réseau de la région. Pour le Syndicat de travailleuses et travailleurs du CISSS de la Montérégie-Centre-CSN, cette négociation doit permettre d’agir sur des enjeux comme la surcharge de travail, l’épuisement et la pénurie de personnel. C’est pourquoi le syndicat veut obtenir plus de stabilité, une plus grande conciliation travail-famille-études et moins de précarité au travail.

« Après des années de compressions et les effets de la réforme Barrette, il est grand temps de mettre des efforts pour améliorer les conditions de travail du personnel. La réforme Barrette a assez brimé les droits du personnel ! Le CISSS de la Montérégie-Centre doit se mettre à l’écoute des préoccupations du personnel. Il faut offrir plus de stabilité et de meilleures conditions de travail pour améliorer les soins à la population de la région, retenir son personnel et attirer la relève », a lancé Jean Mercier, président du syndicat.

Laisser un commentaire

You must be logged in to post a comment.