L’illusion de changer le monde par la politique

Texte et photo :Pierre Turbis

Après avoir été maire de Saint-Lambert de 1981 à 1986, Louis Michel a connu une carrière florissante dans le milieu des affaires. Puis, au cours des dernières années, il a pu se consacrer à sa passion pour l’écriture. Il y a quelques semaines, il publiait un roman intitulé Illusion de pouvoir, dans lequel son personnage principal, Maxime Beaubien découvrira que le pourvoir d’un maire est plus relatif.


« Tout comme Maxime Beaubien, je crois que le rapport de force entre Montréal et les régions est inégal. Le vrai pouvoir est entre les mains des régions, qui représentent les véritables enjeux des élections provinciales. Pour détenir le pouvoir, il faut séduire les régions même si Montréal constitue la majorité de la population. »

Il explique à quel point il est important de développer un réseau à la grandeur de la province pour pouvoir rêver au pouvoir. « La politique exige un engagement total de sa personne. Il faudrait obliger les politiciens à une cohérence entre les paroles et les actions. Peu de gens acceptent de s’astreindre à une telle discipline. Maxime se désole de constater les ravages causés par son engagement politique au sein de son couple et sa famille. »

L’ex-maire souligne aussi l’omniprésence des médias, qui scrutent chacune des paroles et chacun des gestes des politiciens, à l’affût de toutes les erreurs possibles et qui risquent de nuire à leur réputation.

Comme Louis Michel Gratton l’a fait alors qu’il était maire de Saint-Lambert, Maxime Beaubien, s’est rendu compte que les belles paroles des uns et des autres se concrétisent rarement. « Mais la politique est une folle passion qui nous habite constamment. Malgré tous les sacrifices exigés de nous, la joute politique est enivrante. C’est une carrière cruelle mais fabuleuse. »

Ce roman se lit avec un grand plaisir. Voici donc les coulisses de la vie politique dévoilés…

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