Le règlement bannissant les chiens dits dangereux sur le territoire de Longueuil sera revu

Texte : Pierre Turbis

Loin de diminuer, le débat sur l’interdiction des chiens dangereux s’est poursuivi à l’assemblée municipale du 20 septembre à Longueuil.

Une dizaine de citoyens ont profité de la période de questions pour interrogerer les élus sur le règlement interdisant l’adoption de pitbulls et autres chiens résultant d’un croisement avec un pitbull, devant être appliqué à compter du 1er octobre prochain.

Une citoyenne a questionné le conseil sur les effets d’un règlement discriminatoire à l’endroit d’une race particulière de chiens. « C’est aussi discriminatoire que de légiférer contre la liberté d’un groupe humain. Est-ce le genre de société dans laquelle nous voulons vivre? »

Parmi les citoyens qui sont passés au micro, l’avocate Anne-France Goldwater a mentionné qu’un sous-groupe de chiens n’est pas une race, pas plus qu’un sous-groupe humain ne forme une race. « Il n’y a qu’une race, c’est celle des humains. Il n’y a qu’une race, c’est celle des chiens. Le bannissement de races particulières ne fonctionne pas. Vous allez donner un faux sentiment de sécurité. Je ne suis pas pro-pitbull, je suis contre les discriminations. »

Une autre citoyenne est venue parler de son fils atteint d’un trouble envahissant du comportement (TED) et pour qui l’affection du chien de la maison, un pitbull, est un des seuls liens qu’il tolère. « La solution passe par l’éducation et la prévention. Mon fils a besoin de son chien. » Dans un touchant plaidoyer, elle a imploré les élus de ne pas ainsi discriminer les chiens.

Élargissant la réflexion, une citoyenne a demandé pourquoi on semble tolérer les armes à feu plus facilement que les toutous?
À l’instar de nombreuses villes québécoises, Longueuil avait resserré son règlement après le décès d’une montréalaise attaquée par un pitbull en juin dernier. Au terme de la discussion, l’administration municipale a laissé entendre que le règlement sera modifié. « Nous vous avons écouté et je peux vous assurer qu’aucun chien sur le territoire de la ville de Longueuil ne sera confisqué ou euthanasié parce qu’il ne respectait pas les termes du règlement qui devait enter en vigueur le 1er octobre. Nous reverrons ce règlement», a soutenu la conseillère Monique Bastien.

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