« Grâce à l’équipe de la Source Bleue, je partirai en paix » – Mme Duclos

Texte et photo : Pierre Turbis

Il est de ces rencontres qui nous réconcilient avec la vie. Le 18 février dernier, je me suis rendu à la maison de soins palliatifs La Source Bleue, située à Boucherville, pour saisir l’ambiance qui règne dans ce centre de santé.

Après avoir été frappé par le dévouement et l’humanité qui anime le personnel et l’équipe de direction, j’ai fait une rencontre plus que mémorable, celle de Mme Duclos, une résidente qui m’a parlé de la mort, de sa mort, avec une désarmante sérénité.

Avec toute la simplicité du monde, elle a raconté son histoire, depuis les premières douleurs liées à son cancer en 2013. Elle me dira être très heureuse de pouvoir témoigner de tout le bien qu’elle pense de ces gens qui prennent si bien soin d’elle. « Ils sont vraiment incroyables. Ils adorent leur travail et ça paraît. Vous ne me croirez pas, mais en toute honnêteté, je n’ai jamais été bien comme ça. Je suis convaincue que la Source Bleue est la porte juste avant le paradis. »

Comme une illustration de ses propos, pendant notre conversation, une infirmière passe la voir pour s’assurer que tout va bien. Mme Duclos et elle échangent le plus beau des sourires. « Je vous l’ai dit. Ils sont tellement gentils… », me lance-t-elle avec chaleur.

À la Source Bleue, on ne pleure pas la mort, on célèbre la vie de celles et ceux dont le passage sur notre planète bleue s’achèvera bientôt. D’ailleurs, au moment où vous lirez ces lignes, Mme Duclos sera peut-être décédée. En repensant à elle, l’idée même de la mort devient moins effroyable. À la fin de notre rencontre, elle a fait ce souhait : « Je souhaite à tous les gens atteints de cancer de vivre leurs derniers moments ici, dans une ambiance si chaleureuse et humaine… »

Une réponse

  1. Nicole Tremblay at |

    Bravo Pierre d’avoir rendu avec autant d’humanité et de justesse les propos de cette femme d’exception en fin de parcours. Le temps qu’on accorde à ces personnes est riche d’enseignement.
    Nous serons tous confrontés un jour ou l’autre à cette réalité, aussi bien s’y faire, et bien le faire.

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