Marie-Claude De Souza meuble l’espace public de poésie

Texte et photo : Pierre Turbis

Marie-Claude De Souza œuvre en poésie d’intervention. C’est-à-dire qu’elle réalise des installations et offre des performances publiques à partir de la rencontre des passants.

La jeune femme résume ainsi sa démarche : « Dans chaque quartiers visités, je m’attarde à ce que j’appelle les lieux-dits, ces noms utilisés par les occupants des endroits auxquels on a donné des noms qui relèvent très souvent de l’anecdote ou de la petite histoire. À titre d’exemple, de nombreux montréalais ont donné un nom à l’espace de rencontre situé à la station Berri-UQAM. Qui n’a pas entendu parler de la puck, ou la cenne ? Je pourrais y installer des enseignes poétiques éphémères afin d’officialiser tous ces noms qui existent dans l’imaginaire populaire, mais que l’on ne retrouve dans aucun guide toponymique ou carte officielle. Par la poétisation de l’espace, les passants contribuent à recréer la personnalité de tous ces lieux qui meublent le quotidien. »

Marie-Claude De Souza a reçu une bourse dans le cadre du Programme pour les arts et les lettres de la Montérégie – agglomération de Longueuil –, ce qui lui permettra de partir à la recherche de tous ces lieux-dits, ces lieux nommés par l’imaginaire populaire.

Mme De Souza s’étonne et s’émerveille de ce mode d’appropriation des lieux par le public. « C’est ainsi que l’on développe un sentiment d’appartenance que l’on illustre par le nom que l’on donne aux endroits que l’on visite régulièrement. C’est un voyage au cœur du voisinage, un regard à travers les regards qui nomment les choses. J’irai bientôt à la rencontre des petites histoires bâties au fil du temps dans Longueuil. Au plaisir de peut-être vous y retrouver… »

Une réponse

  1. Paul meunier at |

    Bravo pour ce reportage de la poète De Souza!
    Artiste à suivre

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